30 juillet, 2014
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LES MESAVENTURES D’EUMEU SENE- ATTA – LUC NICOLAÏ…GASTON MBENGUE :    Hier partenaires, adversaires d’un moment, aujourd’hui  compagnons d’infortune

LES MESAVENTURES D’EUMEU SENE- ATTA – LUC NICOLAÏ…GASTON MBENGUE : Hier partenaires, adversaires d’un moment, aujourd’hui compagnons d’infortune

A la fin de la saison 2011, le monde de la lutte a été traversé par l’affaire judicaire opposant le Lutteur Eumeu Sène au promoteur de Lutte Luc Nicolaï. Entre les deux, un certain Momar Ka dit Atta, secrétaire général de l’écurie Boul Falé. Avec, en embuscade, Gaston Mbengue qui avait pris le lutteur sous sa protection.

Avant l’éclatement de cette affaire, très vite appelée affaire Luc contre Eumeu, tout marchait à merveille pour les différents protagonistes. Si Luc Nicolaï réussissait à rafler les meilleurs combats de la saison, Eumeu Sène lui poursuivait sur sa lancée victorieuse, Momar Ka dit Atta vivait calmement incognito dans son coin. Tout allait bien pour ce trio qui avait pour dénominateur commun ce sport bien de chez nous. Une parfaite symbiose victime des intérêts divergents. Il s’en est suivi des accusations d’escroquerie qui avaient fini de mettre les sénégalais dans un imbroglio qui ne disait pas son nom. Luc Nicolaï reprochait à Eumeu Sène de n’avoir pas honoré un engagement qui les liait, après avoir encaissé, par l’intermédiaire de son agent de tout temps, Momar Ka dit Atta, 20 millions de francs CFA, en guise d’avance sur cachet, pour rencontrer le lutteur Modou Lo. Dans sa version des faits, le lutteur de Pikine nie catégoriquement avoir touché cet argent, demandant au passage à Luc de voir du côté d’Atta qui aurait servi de courroie de transmission pour les deux futurs adversaires à la barre, pour se faire rembourser. L’affaire avait été portée en justice et le promoteur avait pris le dessus. Le Lutteur a été condamné par le Tribunal départemental de Dakar à payer la somme de 22 millions de francs au promoteur de la Petite Côte Luc Nicolaï. Beaucoup d’eaux avaient coulé sous les ponts, depuis.

La situation que vivent présentement les différents acteurs de ce feuilleton sportif- judicaire donne à réfléchir sur l’opportunité de se tirer dessus, de trahir ou même d’escroquer, si on s’active dans un métier qui peut permettre de gagner dignement sa vie, lentement mais surement.

Le Plaignant dans cette affaire, Luc Nicolaï est aujourd’hui plus préoccupé par sa liberté et son image qui a été salie par une affaire de drogue. Il séjourne présentement à la prison de Reubeus. Des combats sont ficelés dans son dos. Il ne joue plus les premiers rôles dans l’arène. Sa structure est sur le point de disparaitre, même si Pape Faye de la cellule de communication fait semblant de tenir le taureau par les cornes. Une réalité qui ne réjouit point le monde de la lutte.

Eumeu Sène, ou plutôt la défense dans cette affaire, traverse une période de doute. Il s’est embourbé dans un contrat dont il n’a apparemment pas maitrisé les tenants et les aboutissants, avec son « avocat » dans cette affaire, Gaston Mbengue. La presque totalité des ténors de l’arène ont trouvé un combat, pendant qu’il ne maitrise pas de quoi sera fait son avenir, perdant, du coup, l’un de ses meilleurs ami Mohamed Ndao « Tyson ». Comble de malheur, il a été victime d’un accident de la circulation, lundi dernier. Même s’il y’a eu plus de peur que de mal, pour un sportif de haut niveau, de surcroit pratiquant la lutte, un sport avec ses réalités bien sénégalaises, il y a de quoi s’inquiéter.

Momar Ka dit Atta, l’«intermédiaire » dans cette affaire, vient de sortir de prison, après 3 mois de détention. Il était poursuivi pour escroquerie par un émigré sénégalais établi en Italie, portant sur la somme de 20 millions de francs. Il est condamné à payer 30 millions à la partie civile.

Gaston Mbengue, « avocat » d’Eumeu Sène, « invité » dans cette affaire, n’est plus, depuis lors, ce promoteur qui faisait courir tous les lutteurs. Il peine à monter des combats d’envergure, se cramponnant au contrat signé avec Eumeu Sène à qui il peine à trouver un adversaire. Il est en train de préparer sa retraite dans le football, il vient d’être nommé président de l’Asac Ndiambour de Louga. Ce qui n’enlève en rien son mérite dans l’avancée significative qu’a connu la lutte avec frappe.

En fin de compte, dans cette affaire qui pouvait être évitée, il est clair qu’il n’y a eu que des perdants. Heureusement que la lutte n’en a pas pâti.

Moussa KEITA

REWMI QUOTIDIEN