SPORT

Les Nawétanes, sources d’insécurité pour les Sicap Liberté  

  • Date: 15 novembre 2016

La Nationale Pop draine des centaines, parfois des milliers de jeunes, toutes catégories sociales et tendances confondues. Un derby ou un match à enjeu est un moment de nerfs tendus. Parfois même un match sans enjeu met des jeunes supporters dans un élan d’hystérie collective. La fin d’un match est ainsi pour les habitants des Sicap Liberté, particulièrement ceux de Liberté 1, Liberté 2, Liberté 3 et Liberté  4,  un calvaire : vols, agressions, attaques violentes à mains armées sont le lot qu’ils vivent. Cette insécurité dont les victimes sont souvent des jeunes et des femmes, est telle que le stade Demba Diop est devenu pour les habitants des quartiers environnants un lieu monstrueux

Le Ministre des Sports et le Ministre de l’Intérieur ne réalisent certainement pas l’effet désastreux des Nawétanes sur les populations de la Commune des Sicap Liberté et des communes environnantes. La violence y est un fait banal. A la fin de chaque match, pour les habitants, c’est le sauve-qui-peut. D’autres se voient obligés de procéder, la veille, à toutes les activités ordinaires d’une vie courante pour se claquemurer après durant toute une journée dans leurs maisons, éteignant parfois la lumière, pour jouer aux absents d’une maison sécurisée afin d’échapper à des attaques ou agressions de jeunes nervis supposés être des supporters d’équipes.

Les véhicules de police, généralement un seul, ne cherchent qu’à jouer sur une psychologie indomptable de jeunes prêts à attaquer même les agents présents sur les lieux. Le danger et l’insécurité sont finalement consubstantiels avec les matchs de Nawétane qui se tiennent au stade Demba Diop.

Pour certains, les supporters sont infiltrés par des agresseurs. Pour d’autres, certains jeunes désœuvrés des Sicap Liberté sont peut-être parmi les auteurs. Pour d’autres encore, ce sont simplement les Nawétanes qui sont sources d’insécurité.

Dans la nuit du 13 Novembre 2016, à la fin d’un match, des meutes de jeunes se sont éparpillés dans les rues et ruelles des Sicap Liberté, armés de barres de fer, de cailloux et d’armes blanches pour s’en prendre à des innocents passagers. Un témoin raconte : «  j’étais sur le balcon et j’ai vu quatre jeunes entourer une jeune femme pour la dépouiller de tout ce qu’elle possédait. Argent, portable et bijoux. Puis, ils ont pris la poudre d’escampette. Je n’ai pas osé crier car j’étais seul dans la maison et ils pouvaient s’y introduire. » C’étaient des supporters d’équipes.

Plus grave, à la Sicap Liberté 4, à quelques lieues du Commissariat de Dieuppeul et de la Caserne des Sapeurs Pompiers, sur la rue menant au Collège Sacré-Cœur, une meute de jeunes a envahi des véhicules de marque garés devant un immeuble situé à l’angle pour les saccager avec une violence inouïe. C’était à la fin d’un match.

Le gardien a été bastonné, blessé à sang et ses biens emportés. Les cris démentiels de la masse de jeunes aux nerfs tendus ont dissuadé toute personne à agir. Les dégats matériels ont heurté et choqué les habitants, surtout avec l’image désastreuse de véhicules saccagés (voir image).

Cette situation interpelle l’Autorité d’Etat. Les Nawétanes génèrent une violence qui peut demain arriver à un niveau inopiné. Pourtant, selon beaucoup d’habitants, le Maire a été toujours interpellé. En vain. Le problème est régulièrement posé. Sans jamais de suite. Ce qui s’est passé dans la nuit du 13 Novembre 2016 est l’expression totale du danger et de l’insécurité que causent les Nawétanes dans les quartiers qui entourent le stade Demba Diop et surtout les Sicap Liberté. Des vies sont menacées. Personne ne sait où garer son véhicule à cause des actes de vol, de saccage et de vandalisme et tout le monde est en effroi et en inquiétude quand il y a un match. L’Etat est interpellé.

 

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