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Les partis d’Idy, Niasse et Tanor dans l’oeil du cyclone

Les partis qui ont décidé de boycotter les élections législatives vont connaître une longue traversée du désert. Et certains de leurs militants, notamment les professionnels de la politique, ne sont pas près de subir les affres d’une diète de cinq ans. Ces maillons faibles dont certains ne sont pas nés coiffés, résisteront difficilement à des propositions alléchantes de la part du parti au pouvoir.

Source : Walfadjri

Le départ d’Awa Guèye Kébé de Rewmi n’est pas un épiphénomène. Et bien plus qu’un coup de gueule, il traduit le malaise qui s’est saisi des partis boycotteurs depuis que ces derniers ont décidé de ne pas participer aux élections législatives du 3 juin prochain. En effet, en déclarant forfait à ces joutes électorales, ces formations politiques s’imposent, par là-même, une traversée du désert de cinq ans. Mais – et c’est là le problème – tout le monde, dans ces partis, n’est pas près de subir les affres d’une diète, notamment les professionnels de la politique qui n’ont pas d’autres activités en dehors de celle-ci. Et pour ceux qui en ont, les revenus qu’ils tirent d’un strapontin politique, hormis les leaders des partis et quelques rares privilégiés, est largement supérieur à ce qu’ils peuvent gagner dans leurs activités professionnelles.

Ces maillons faibles, dont la plupart ne sont pas nés coiffés, résisteront difficilement à des propositions alléchantes de la part du parti au pouvoir. C’est un supplice pour ceux-là, surtout pour les députés, de tourner le dos aux prébendes et autres privilèges que confère le poste de parlementaire pour aller souquer pendant cinq ans. C’est pourquoi, au Rewmi, les défections annoncées à la suite de celle d’Awa Guèye Kébé sont surtout attendues du côté des députés qui étaient à l’origine de la fronde au sein du groupe Libéral.

Avec le boycott, ces derniers ne retourneront pas à l’Assemblée nationale et ils sont conscients qu’ils ne pourront vivre, pendant cinq ans, aux basques d’Idrissa Seck.

Ousmane Tanor Dieng n’avait pas tort de sonner le tocsin, en accusant le Pds de mener une vaste opération de débauchage au niveau des partis qui ont décidé de boycotter les élections législatives du 3 juin prochain. Sauf que, dans cette contingence, il suffira, tout juste, au président Abdoulaye Wade de se baisser pour ramasser à la pelle des transhumants. Parce que la secousse tellurique qui traverse le Rewmi d’Idrissa Seck pourrait être annonciatrice d’une avalanche pour les partis boycotteurs. L’Afp de Moustapha Niasse a été, récemment, la proie à une fonde interne qui s’est soldée par l’exclusion du parti de l’initiatieur de la rébellion, un certain Abdou Khadre Ndiaye. Ce dernier avait eu l’outrecuidance de demander la démission de la direction de l’Afp après la déroute de Moustapha Niasse à l’élection présidentielle du 25 février dernier. Mais, la répression est-elle la méthode la plus efficace pour venir à bout des contestations internes ?

Le Ps, pour sa part, affiche une certaine cohésion qui n’est rien d’autre qu’un devoir de solidarité qui pousse les uns et les autres à se serrer les coudes. Mais est-ce le calme qui précède la tempête ? En tout cas, le Premier secrétaire du Ps n’est pas rassuré, qui tente de prendre les devants en disant, d’emblée non, à la place des militants de son parti, aux avances du Pds. Mais, cela suffrira-t-il pour arrêter la bourrasque qui frappe à sa porte ? Il faudra bien plus que des incantations pour les partis boyotteurs pour éviter l’œil du cyclone.


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