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LES PAYS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L’OMS SE CONCERTENT SUR LA GESTION DES ÉPIDÉMIES

La région Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a entamé, lundi, à Dakar, un atelier régional de trois jours « la communication des risques lors des flambées épidémiques et la situation d’urgence en santé publique », dans le but de « renforcer les capacités nationales » des Etats membres dans ce domaine.

La région Afrique de l’OMS cherche, avec cette initiative, à « développer des principes pour un cadre régional relatif à la communication sur les risques, en cas d’épidémie ou dans des situations d’urgence de santé publique », a expliqué le docteur Déo Nshimirimana, représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Sénégal.

« La communication sur les risques en situation d’urgence est une priorité de santé publique mondiale, régionale et nationale », a-t-il souligné.

« C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’initier une telle rencontre, pour partager les meilleures pratiques dans le domaine de la communication et engager les décideurs clés au niveau national dans ce domaine », a expliqué le représentant de l’OMS au Sénégal.

Il fait allusion à l’actualité africaine en matière d’épidémiologie, l’épidémie de fièvre Ebola surtout, qui a touché la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée notamment.

« La récente épidémie de [fièvre Ebola] nous a clairement démontré la nécessité de détecter de manière précoce les épidémies, mais aussi de prendre en compte la communication, qui reste le moteur pour mettre en œuvre des stratégies importantes comme le plaidoyer et la mobilisation sociale », a ajouté Déo Nshimirimana.

« La communication sur les risques » est une composante clé de la préparation et de la réponse aux épidémies, a-t-il dit, citant le Règlement sanitaire international (RSI 2005).

La gestion des risques sanitaires associés aux urgences et aux catastrophes est « une préoccupation majeure », en Afrique surtout, où les capacités nationales de mise en œuvre du RSI 2005 « sont encore faibles », a signalé le docteur Alioune Badara Ly, le représentant à l’atelier de la ministre sénégalaise de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.

« L’un des éléments essentiels de ces capacités, c’est la communication sur le risque », a souligné M. Ly, rappelant aux participants venus de 27 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre que la communication a été déterminante dans la « gestion efficace du cas importé d’Ebola » au Sénégal, en août 2014.

L’annonce précoce de l’épidémie, la communication régulière sur les mesures préventives et l’adoption de comportements favorables ont facilité l’instauration d’un « climat de confiance », a-t-il rappelé.

Plusieurs intervenants ont estimé que les enseignements de « cette riche expérience » sénégalaise, concernant la fièvre Ebola, devraient permettre de renforcer les capacités nationales dans les domaines de la surveillance épidémiologique, de la coordination des acteurs, de la logistique et de la communication.

L’atelier de Dakar devrait permettre aux représentants des pays de la région Afrique de l’OMS de se mettre d’accord sur « les priorités », en ce qui concerne le renforcement des capacités nationales et « l’élaboration de principes d’un cadre d’action régional sur la communication en situation d’urgence ».

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