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Les quotidiens commentent la prestation de serment des membres du Conseil constitutionnel

  • Date: 11 juillet 2015

La prestation de serment de deux membres du Conseil constitutionnel est largement évoquée dans la livraison des quotidiens pour ce weekend.

Le magistrat à la retraite Pape Oumar Sakho et le professeur Ndiaw Diouf de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont prêté
serment vendredi. M. Sakho a été nommé président de cette institution en juin dernier, en remplacement de Cheikh Tidiane Diakhaté, qui est décédé fin 2014.

Ndiaw Diouf aussi vient d’être nommé membre du Conseil constitutionnel. Ces deux membres complètent l’effectif de l’institution, qui en comprend cinq.

« L’espoir est permis pour les 19 députés contestataires du vote de la loi portant modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, selon le nouveau président du Conseil constitutionnel (…) A l’en croire, cette institution a bel et bien le pouvoir de statuer sur le règlement intérieur du Parlement », écrit Direct Info.

Le journal fonde cette affirmation sur une déclaration faite par Pape Oumar Sakho qui, en s’installant à la présidence du Conseil constitutionnel, lors d’une cérémonie, a énuméré les prérogatives de l’institution, qui peut par exemple juger de « la constitutionnalité du règlement intérieur de l’Assemblée nationale », rapporte Direct Info.

Dix-neuf députés ont déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel, en lui demandant d’annuler le vote de la loi modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

La loi récemment votée par l’Assemblée nationale porte à 15 le nombre de députés requis pour créer un groupe parlementaire, contre 10 auparavant.

Direct Info prêtre à un conseiller juridique du président Macky Sall la déclaration selon laquelle « le Conseil constitutionnel est incompétent pour statuer sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ce à quoi n’adhère pas le nouveau président de cette institution, Pape Oumar Sakho, qui désavoue le constitutionnaliste et ministre du président Sall ».
Le billettiste du journal dit préférer « s’éclipser », puisqu’il s’agit là d’ »un combat de spécialistes du droit ».

« La nouvelle équipe devra (…) trancher ce recours introduit par l’opposition parlementaire, qui exige l’annulation du vote ayant modifié le règlement intérieur de l’Assemblée nationale », écrit Walfadjri. Il énumère les missions confiées au Conseil constitutionnel.

« Notre première mission sera de renforcer la confiance de notre peuple en notre institution », rapporte Walfadjri, qui cite Pape Oumar Sakho, lequel « veut redorer l’image d’une institution accusée à tort ou à raison d’être au service des régimes ».

M. Sakho et ses collègues auront aussi à se prononcer sur « la saisine du Conseil constitutionnel » concernant le mandat du président Macky Sall, selon Sud Quotidien. Ce journal affirme que le président Macky Sall aurait envisagé de les saisir, afin qu’ils statuent sur cette question.

M. Sall avait promis en 2012 d’exercer un mandat de cinq ans, mais il a été élu pour sept ans, en vertu de la Constitution.

D’autres sujets font les manchettes du restant des journaux. Enquête par exemple s’intéresse à la « panne sèche » à la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) où, « depuis des mois, l’absence de talons freine la confection des cartes nationales d’identité ».

L’Observateur annonce que « six magistrats de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dont la Sénégalaise Seynabou Ndiaye Diakhaté, ont été renvoyés de la juridiction jusqu’à nouvel ordre ».
Selon le journal, la décision a été prise par le président du Bénin, Thomas Yayi Boni, président en exercice de l’UEMOA.

Il est reproché aux magistrats d’avoir destitué leur collègue de nationalité bissau-guinéenne, qui assurait la présidence de la juridiction communautaire, et d’avoir boycotté des audiences de la Cour, affirme L’Observateur.

Le Quotidien et Le Soleil sont surtout intéressés par la cérémonie d’installation du comité chargé d’élaborer « un code de déontologie générale pour les agents publics », ceux de l’Etat.

L’élaboration de ce code sera « un pas vers la gouvernance vertueuse », affirme le Premier ministre Mahammed Dionne, cité par Le Soleil.

Ce code « viendra renforcer la panoplie d’organes, d’instruments et de mécanismes mis en place par le gouvernement pour améliorer la transparence et l’efficacité de la gestion des affaires publiques », ajoute, dans le même journal, le chef du gouvernement.

Le Quotidien pointe le doit sur « un doublon aux instruments de contrôle et de transparence ». Il rappelle que l’actuel a « réactivé » la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), créé l’Office de la lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), qui n’ont pas empêché certains agents de l’Etat de « s’adonner à des actes ostentatoires de gaspillage d’argent ».

Le Quotidien dit avoir fait ce rappel pour montrer qu’il ne manque pas d’ »instruments de contrôle en mesure de remettre les habitants de ce pays au travail ». Ces instruments pêchent même « par leur abondance », selon le même journal qui s’indigne déjà du futur « code de la honte ».

APS

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