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Les syndicats courent derrière 600 millions promis par Wade

L’année dernière, le président de la République Me Abdoulaye Wade avait promis d’offrir une somme de 600 millions de francs Cfa aux syndicats pour les soutenir. Mais, jusqu’à présent, la promesse présidentielle n’est pas encore honorée. Et, les organisations syndicales attendent, désespérément. Les centrales syndicales attendent désespérément les 600 millions de francs Cfa que leur avait promis le Président Wade. Cette somme tarde à entrer dans les caisses des organisations syndicales, qui espéraient en finir avec les problèmes financiers auxquels elles sont confrontées. Cette somme aurait permis aux syndicats de faire face à certaines difficultés liées, notamment à la location de leur siège, au paiement des factures d’eau et d’électricité.

Source : Le Quotidien
Car, certaines organisations ont des moyens limités. Le décaissement de ces importants fonds leur aurait permis d’améliorer la situation du personnel subalterne composé des chauffeurs, de gardiens dont les salaires dépendent de la contribution des syndicats de base à raison de 40 % des cotisations fixées à 500 francs Cfa versés à la trésorerie de la centrale syndicale. «Ce sont ces souscriptions volontaires qui servent à faire fonctionner le syndicat», a précisé Aldiouma Sagna, vice-président du Comité national du dialogue social (Cnds). Pour M. Sagna qui est aussi un membre du Syndicat national de l’enseignement élémentaire/Forces du changement (Sneel/Fc), «d’ici le 1e mai, le président va réagir en conséquence pour mettre à la disposition des syndicalistes les 600 millions de francs Cfa». Pour contourner ces difficultés, des organisations syndicales ont institué une caisse de solidarité pour pouvoir venir en aide à certains employés comme ceux qui sont victimes d’un licenciement.

«Lorsque mon ancien patron m’a viré pour des raisons syndicales, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), nous a soutenus, cinq collègues et moi, pendant six mois en nous octroyant 50 000 francs Cfa, tous les mois», témoigne Mambaye Ndiaye, chauffeur à l’Unsas selon qui, «le personnel subalterne n’a aucun problème».

Au-delà du personnel subalterne, il y a une convention (un accord) qui permet, au moins, à toute organisation syndicale d’avoir un nombre limité de permanents. Et, ce sont ces permanents qui siègent au niveau des bureaux, des secrétariats, des conseils nationaux et des congrès. «Ces permanents sont des agents de l’Etat qui émargent au niveau de la Direction des ressources humaines de leur ministère de tutelle. Ils sont mis exclusivement à la disposition des organisations syndicales pour qu’ils puissent effectuer les tâches administratives des syndicats», informe Aldiouma Sagna. Et, ce dernier d’ajouter : «Ces agents ne sont aucunement affectés par rapport à leurs avancements. Ils sont pris en charge par l’Etat.»

Ce qui n’est pas le cas au niveau du secteur privé. Le syndicalisme n’empêche pas les délégués du personnel de remplir un certain nombre d’heures de travail.


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