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LES TERRORISTES N’HABITENT PAS SUR MARS !

  • Date: 17 novembre 2015

Paris, ville lumière, a basculé dans la terreur. La ville aux belles avenues. Paris et ses beaux magasins de luxe. Ses hôtels somptueux. On y visite la Tour Eiffel. On fait ses courses dans les grands magasins. Paris, c’est une ville où tout est beau. Mais Paris porte aujourd’hui les stigmates d’une ville trop jalousée. Trop belle pour certains. Visiter Paris, la découvrir, quelle bonne présentation, pour un investisseur, un étudiant, un homme d’affaires. Depuis ce vendredi 13, c’est la peur ; la peur sur toutes les lèvres. Le Président français parle de « guerre » et décrète même l’État d’urgence. A quelques jours de la Cob 21.

Paris ne s’est pas réveillé comme les autres jours. Les Parisiens ont découvert un autre visage de leur ville. Des Français ont « tué des Français » comme le dira François Hollande. Comme pour dire que ce fléau des temps modernes appelé terrorisme a changé de camp. Les « kamikazes étaient Français ». Ils chantaient la Marseillaise, cette belle chanson. Ces kamikazes connaissaient cette devise « liberté, égalité, fraternité ». Une guerre où on a installé la panique. Une guerre non conventionnelle. Une guerre qui se gagne par les réseaux sociaux et les médias. Viols, décapitations, ceintures explosives. On en tremble. Pire que devant une scène de Dracula. Dans le camp des terroristes, ce sont souvent des hommes avec barbes, des textes en Arabe devant des caméras. À l’autre bout, des officiels en costume décortiquant ces messages. Bizarre non ?

Aujourd’hui, on cherche à se faire peur. Dans chaque camp, on s’accuse mutuellement. Dans un monde où il n’y a pas de nantis ou de pauvres, on a créé nos propres barrières. Il n’y a aucun pays riche ou pauvre. Les Grandes nations ont trouvé les moyens de s’accaparer toutes les richesses du monde, créant des guerres qu’on peut régler, dans ce nouveau siècle, par le dialogue. La négociation est le meilleur remède.

Pourquoi, aujourd’hui, on ne parle plus de guerre dans certaines parties du monde ? Depuis la seconde guerre mondiale, beaucoup de puissances ont compris le lourd tribut. Mais cela n’a pas empêché les usines d’armes à fermer. On vend toujours à des prix fous, des bombardiers, des patrouilleurs ; le rêve des pays pauvres. Des pays pauvres qui ont des problèmes d’accès à l’eau, à une meilleure santé, à une précarité, etc. Pourtant, ils veulent ces joujoux qu’ils vont stocker jusqu’à l’usure des pièces. On va former des troupes. Et l’on sait bien que l’on n’ira pas en guerre.

Pourquoi, aujourd’hui, l’on ne convoque pas une grande réunion, comme celle du G20 avec ces pays « ennemis ». Ces pays qui ont du pétrole, de l’or, des ressources précieuses. On ne les achète pas, parce que l’Europe s’appauvrit.  Lors de son face-à-face avec  les députés, il y a quelques jours, Valls parlait du fort taux de chômage dans son pays. On ne négocie pas. On ne marchande pas. On ne tend pas la main, mais on prend de force, par tous les moyens, qu’importe le prix à payer. S’il faut diaboliser, tuer, extrader un chef d’État qui n’est pas conciliant.  Des pays avec qui on négocie, le soir. Existe-t-il sur cette terre, un État que les Occidentaux ne peuvent neutraliser ? Avec tous leurs moyens ? On écoute les conversations d’autrui. On entre par effraction dans des pays, pour y piller, torpiller, ôter cette envie de vivre.  Les rebelles, les terrorises ne sont pas des extra-terrestres. Ils ne sont pas sur d’autres planètes. Nous n’avons qu’à les écouter et découvrir leurs visages. Une table des négociations, pour sauver la Terre.

Mais c’est la liberté si chère aux Français que l’on ne peut neutraliser. Cette liberté de penser, d’aller et venir, de pratiquer ses activités…

Ndèye DIAW

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