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L’ETAT N’A PAS UN DROIT ABSOLU DE RECRUTER DES ENSEIGNANTS QUI ONT FAIT LA FORMATION PAYANTE (MINISTRE)

Le gouvernement n’est pas dans l’obligation de recruter des professeurs qui ont subi une formation payante à la Faculté des sciences et technologies de l’education et de la formation (FASTEF) a indiqué, mardi à Dakar, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.

 « Je vous ai expliqué qu’il y a pas un droit absolu pour ceux qui font la formation payante à être recruter automatiquement au niveau de l’enseignement », a-t-il dit aux professeurs sortants de la promotion 2013 de la FASTEF, en grève de la faim.
« Chaque fois qu’on a besoin d’un enseignement dans les disciplines qui sont les vôtres, vous serez recruté en priorité en fonction des postes budgétaires qu’on aura alloué au ministère. Et seuls, les qualifiés seront pris dans l’enseignement », a ajouté Serigne Mbaye Thiam.
Il a rappelé qu’en 2015, « 317 professeurs issus de la formation payante de la FASTEF ont été recrutés sur un effectif de 717 ».
« Je vous ai dit que je ne peux pas promettre qu’en 2016 on va épuiser le stock (…). Mais l’un des piliers du programme que nous avons, c’est l’amélioration de qualité de l’enseignement apprentissage », a souligné M. Thiam.
Le ministre a également relevé qu’il y a un problème de recensement des enseignants dans toutes les académies. « Si ce recensement est terminé et qu’il nous soit remonté des besoins dans les disciplines qui sont les votre. On fera appel à des postes budgétaires et vous serez recruté ».
Selon Serigne Mbaye Thiam, « le retard du recrutement des professeurs s’explique aussi par le fait que la plupart d’entre eux sont dans les disciplines telles que l’Histoire et la géographie ».
« Il y a deux ans de cela, on a demandé à la FASTEF une centaine de professeurs en Lettres-Histo-Géo. L’année dernière, on a pris 20 professeurs. Et, pour cette année, on ne va pas prendre de LHG », a-t-il expliqué.
« Si nous réduisons progressivement la commande dans les disciplines que sont les votres, c’est parce que nous voulons, à terme, vous recrutez tous », a-t-il poursuivi invitant les grévistes à un dialogue en lieu et place de la grève de la faim.
Le coordonnateurs des professeurs de la promotion 2013, Alphouseyni Keita a indiqué pour sa part que ‘’plusieurs démarches ont été entamées auprès des autorités pour ne pas arriver là mais parfois les portes sont fermées.’’
 ‘’ Actuellement sur le terrain, y a une demande forte. Tout récemment, on a entendu des élèves réclamer des professeurs alors qu’on ne dit pas que le besoin est là’’, a-t-il dit soulignant que la grève de la faim va se poursuivre.
‘’Nous sommes prêts à dialoguer, mais un dialogue sincère. A chaque fois, ce sont des promesses qui ne sont pas toujours respectées. Nous sommes déterminés à servir le Sénégal. Il n’est pas question d’arrêter la grève. On est prêt à mourir dans nos droits’’, soutient-il.

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