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« L’Etat doit s’engager à offrir une éducation publique de qualité à tous les parents » Moussa Mbaye, Pca Cosydep

L’As- Promouvoir et développer la discussion sur la gouvernance des systèmes éducatifs dans les pays francophones, en particulier dans le contexte de l’émergence d’acteurs privés et de la marchandisation croissante de l’éducation, tels sont les objectifs de la rencontre francophone sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation qui s’est ouverte hier à Dakar.

La dernière décennie a été marquée par une croissance sans précédent des acteurs privés dans l’éducation, notamment dans les pays à faibles revenus, qui est sur le point de transformer en profondeur des systèmes éducatifs déjà fragiles. C’est dans ce sens que la coalition des organisateurs en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a organisé hier une rencontre francophone sur la marchandisation et la privatisation de l’éducation. La rencontre va durer 4jours.

Pour le Pca de la Cosydep Moussa Mbaye, il a été observé que dans beaucoup de pays l’enseignement privé tend à prendre le pas sur le public. «Cela crée des inégalités dans la chance d’accès à une éducation de qualité qui vient consolider toutes les inégalités que nous notons dans ce monde et qui sont cause de désordre et de violence. En même temps, cela a un impact sur la qualité de l’éducation, parce que si le secteur n’est pas régulé, n’importe qui vient faire une offre éducative mais en faite nous nous rendons compte que les gens avec des coûts très élevés vendent du vent à des parents», regrette t-il.

A l’en croire, la régulation du secteur éducatif ne doit pas être une entrave au droit à l’éducation. «Tous les acteurs doivent pouvoir contribuer à l’éducation. Ce qui a été observé est que de plus en plus cela prend le pas sur la mise en oeuvre du droit à l’éducation et il y a une obligation scolaire. Au Sénégal, l’Etat doit s’engager à offrir une éducation publique de qualité à tous les parents et donc s’il y a des parents qui font un choix sur l’éducation publique cela doit être une option complémentaire », soutient-il. Selon lui, au delà de la privatisation, l’éducation est considérée comme une marchandise. «Des acteurs s’intéressent à cela juste pour le profit qu’ils peuvent en tirer. Or, c’est une tendance qui monte avec l’utilisation des nouvelles technologies de la communication par un certain nombre de facteurs qui sont très lourds au niveau mondial et qui investissent le secteur de l’éducation pour la considérer juste comme une marchandise», affirme-t-il.

Par ailleurs, il est revenu sur le rôle de la société civile qui est d’alerter. «L’éducation de qualité est un droit et aucune solution de mise en oeuvre ne doit être une entrave à cela», dit-il. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale Ousmane Sow estime que «l’enseignement privé est une préoccupation pour l’éducation et il doit être fortement encadré. Nous avons observé la tendance en ce qui concerne la privatisation et la marchandisation de l’éducation. Il est important qu’il soit encadré pour préserver la qualité de l’enseignement».

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