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Lettre ouverte à Tanor Dieng Quelle est l’obédience politique du candidat du Parti socialiste ? ( Par Landing BIAYE)

C’est toujours dans l’angoisse que l’on se prononce sur une position, surtout une position politique où les opinions sont divergentes, contradictoires et éloignées. On est dans cet état parce qu’on n’est jamais sûr d’être compris à travers nos dires et que nous avons tant souhaité que ces dires, soient des dires qui réveillent en nous l’opiniâtreté, l’acuité sensorielle autour de l’unité et la cohésion dans le Parti Socialiste. Il y a quinze ans, notre navire «socialiste», était dans la forte tempête de l’avènement de l’alternance politique et avait connu une descente aux enfers. Et pendant que nos éléments parmi les plus signifiants fuyaient, comme des rats dans un sauve-qui-peut, certains avaient su rester et tenir, avec beaucoup de sang froid, de calme, de dignité, de courage, de détermination et de persévérance, la barque de notre «navire» socialiste, le maintenant à flot, entouré de quelques fidèles irréductibles pendant douze ans.

Douze ans, nous avions vaillamment bravé toutes sortes de critiques sur la gestion tant décriée du pays par notre Parti et d’accusations, d’invectives, d’actes de règlements de compte à notre encontre et avions su maintenir le cap et rester visible malgré que l’essentiel de notre «équipage», qui symbolisait à outrance tout ce pour quoi une grande partie du pays ne voulait plus du Parti Socialiste, au pouvoir, passait par-dessus bord.

Douze ans, nous sommes restés de marbre et inflexible, devant les désertions et les coups de boutoir que recevaient notre «navire» sur ses flancs et dans ses travées. Durant les premières années de l’alternance, il n’était pas de bon ton d’appartenir au Parti socialiste dont on regardait les membres les plus en vue comme des pestiférés qui entamaient leur traversée du désert.

Aujourd’hui, le Parti Socialiste est un Parti neuf, attractif qui s’est purgé les entrailles et les flancs, de toute la «pourriture». Il s’agit-là d’un parti où ne sont restés et auquel n’ont adhéré que ceux qui croient encore en quelque chose, en un idéal. D’ailleurs, je me disais sous le régime de Abdoulaye Wade que s’il y’aurait à la place du Parti Socialiste, un autre parti qui ferait face à l’usure infligée par ce régime, dirigé par un stratège, un gladiateur diplômé douze ans durant?
Le Parti Socialiste a toujours joué un rôle prépondérant dans la classe politique avec des Hommes d’Etat, des Hommes ayant le sens de la responsabilité. Il fait parti des rares partis qui font des renouvellements réguliers, sincères, transparents et démocratiques de ses instances en Afrique.

Mon Secrétaire Général Ousmane Tanor DIENG, vous disiez en faisant allusion à l’étiolement de certains partis politiques que je cite  »Ce qui se passe dans les autres partis ne peut pas nous arriver ». Je suis totalement d’accord avec vous mais si et seulement si en tant que patron du parti, vous recadrez certains responsables de ce parti qui ont faits des sorties infortunées, des piètres déclarations, des attaques par presse interposée chagrinées. Ces comportements ne font que discréditer le parti devant l’opinion publique sénégalaise et cela ne nous honore pas en tant que militant. Mais, aujourd’hui nous sommes la goguenardise, la gouaille de la classe politique et cela à cause du nom respect des règles les plus élémentaires, rudimentaires qu’un militant socialiste ne peut se permettre d’ignorer, qui ne saurait être sacrifié au nom d’une prétendue démocratie interne. L’heure n’est pas à la lézarde, à la clique, à la coterie, au groupuscule, au déchirement mais plutôt au rassemblement, à la cohésion, à l’unité et à la concertation.

Mon Secrétaire Général, il n’y a pas de parti plus démocratique que le Parti Socialiste. Cependant l’esprit de clans, avec son corollaire les conflits et autres machinations de couloir vont nous conduire au démantèlement de notre parti.
Je demande aux organes de direction du parti de sévir ipso facto pour calmer les ardeurs de certains activistes qui sont sans formation militante avérée qui hantent les radios et les télévisions pour régler leurs conflits crypto-personnels au nom de notre parti. On doit sanctionner ces quidams afin de barrer la laie aux torpilleurs.

Mon Secrétaire Général, pour rassembler les militants autour de l’essentiel, il faudrait qu’on évacue le débat sur le prototype du candidat du Parti Socialiste, s’il sera réellement socialiste ou pas je pense que c’est là le nœud-gordien du débat. C’est ce débat qui fait sortir certains militants de leur cocon de ponte. A mon avis ceci doit être débattu au secrétariat exécutif, au bureau politique et à notre « Assemblée Nationale » qui est le comité central. On n’est pas obligé d’aller au primaire car on ignore la date des élections présidentielles. Mais, éclairer la lanterne aux militants socialistes sur l’obédience politique du futur candidat du parti. Je suis convaincu que cela délacerait le débat tant esclandre et algarade et fera revenir certains militants en de meilleurs sentiments afin qu’ils puissent entrer dans les rangs. Si nous ne faisons rien et laissons ces travestissements s’opiniâtrer, toutes les luttes farouches que nous avons menées il y a quinze ans, seront anéanties, annihilées par ces querelle de bornes fontaine.

Mon Secrétaire Général, les grands hommes ou les grands partis, on les reconnait que lorsqu’ils prennent des décisions acariâtres et dans ce sillage je n’en douterai jamais, venant de vous ou de mon Parti et je sais que vous prendrez la décision d’un consensus large et profond. Nous ne devons pas accepter que nos détracteurs nous fassent des galéjades.

Le grand homme politique, ce n’est pas le temps qu’il a fait au pouvoir mais les legs qu’il a laissé à la génération future.

Landing BIAYE
Secrétaire Général du Mouvement des Elèves
et Etudiants Socialistes de l’UCAD

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