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LIGUE PRO STARTIMES : LE MAL EST PLUS PROFOND

On assiste depuis quelques semaines à des échanges aigre-doux entre la société EXCAF TELECOM et la Ligue Professionnelle de Football.
La raison ? STARTIMES et ses 11 millions de dollars sur 10 ans qui lui permettraient de diffuser le championnat L1 et L2 du Sénégal.
Cette confrontation a même poussé la Ligue Pro à menacer d’une journée sans football le 16 février prochain si l’ETAT du Sénégal ne leur donnait pas raison en régularisant ce partenariat au détriment de toute base légale et en faisant fi de la réglementation et des lois qui régissent l’audiovisuel au Sénégal.
Cette passe d’arme a l’avantage de poser concrètement le problème du financement de notre football. Comment la non application du contrat signé entre STARTIMES et la Ligue Pro peut-elle compromettre l’avenir de notre football comme veulent nous les faire croire leurs dirigeants.
La dernière sortie de l’association AMAF qui représente les managers de clubs de football montre que le mal est plus profond et que EXCAF est le bouc émissaire idéal pour cacher leur incompétence et échecs. Car des questions persistent et interpellent tous les amateurs de football.
Où est l’argent de la coupe du monde ? Et quid du partenariat entre PUMA et la FSF ? Pourquoi le Sénégal première nation africaine au classement FIFA n’arrive pas à financer son football local ? Comment sont répartis les fonds générés par la fédération et la ligue Pro ? Pourquoi faire autant de bruits pour 11 millions de dollars soit 600 millions par an quand on sait qu’il y a 28 clubs de football concernés (on ne cite même pas les divisions inférieures ni le corps arbitral et autres instances) et que la répartition ne fera même pas 15 millions par an et que ces mêmes clubs ont un budget annuel de plus de 75 millions par an pour leur fonctionnement.
Plusieurs présidents clubs de football sous le couvert de l’anonymat souhaitent le départ de Saer Seck qui tient les bourses de la Ligue Professionnelle de Football et qui a aussi la casquette de président du club Diambars. Ils déclarent tous n’avoir même pas vu le contrat STARTIMES et n’en connaissent pas les contours ni modalités.  Pour ne rien arranger, les activités de leur président bien connu dans le milieu de la pêche leur font penser à des intérêts trop convergents qui justifient cet acharnement à porter le combat autrement que par les voies légales.
Car il faut bien reconnaître que c’est à STARTIMES de prouver ses droits à l’exercice de ses activités et non à la ligue professionnelle de lui service de fer de lance ou de paravent.
STARTIMES avait déjà proposé par le passé à l’état du Sénégal, 60 milliards CFA pour distribuer son signal au Sénégal et en contrepartie financer la mise en place par eux-mêmes de l’infrastructure TNT.  Ce que L’autorité d’alors (le Président Wade) avait refusé.
Ce qu’ils n’ont pas obtenu avec 60 milliards, qu’ils n’ont pas obtenu en soumissionnant à l’appel d’offre de la TNT, ils veulent l’avoir aujourd’hui avec 6 milliards en mettant le football sénégalais sous leur exclusivité de diffusion.
Si seuls les abonnés STARTIMES peuvent voir les matches des équipes de foot du Sénégal, le foot va périr dans ce pays. Ce qui est aujourd’hui inacceptable et la responsabilité de Saer Seck et de Augustin Président de la FSF est hautement engagée.
Ce que veut faire STARTIMES dans ce pays, elle ne l’a obtenu nulle part dans le monde.
Le danger bien compris est que derrière, il y a l’Etat Chinois qui veut à tout prix faciliter voire imposer l’installation de STARTIMES en Afrique. Qu’est devenu cet accord pour “équiper” 300 villages ?
La Chine est déjà sur la fibre optique du Sénégal, installée et piégée par Huawei. Avec STARTIMES en plus, la Chine veut nous cerner en gérant l’économie numérique Sénégalaise, comme du reste toute l’économie Africaine. L’objectif de tous les actes de coopération en Afrique est là et uniquement là.
La Chine travaille “au corps” l’Afrique pour des intérêts économiques à long terme. Le foot Sénégalais ne doit pas être complice des fossoyeurs de l’avenir des générations futures Sénégalaises.
Le contrat STARTIMES signé en Guinée a été annulé comme celui signé au Gabon.
Aujourd’hui, Il faut rester vigilant pour l’avenir de nos enfants, au-delà des intérêts bien compris de EXCAF et de l’obligation pour l’Etat du Sénégal de respecter ses engagements.
Rien ne justifie cette campagne de mauvaise presse à l’égard de la société EXCAF car c’est bien le CNRA et l’ARTP qui ont déclaré les activités de STARTIMES illégales au Sénégal. La ligue Pro et au-delà la fédération Sénégalaise de Football doivent se montrer aujourd’hui à la hauteur des attentes aussi bien des clubs que des nombreux sportifs.
                                          Adama Ndiaye

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