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LIVRE – «NOUS SOMMES COUPABLES» : Woré Ndiaye Kandji «accuse» surtout les femmes

Née d’un père sénégalais et d’une mère congolaise à Brazzaville, l’écrivain Sénégalaise Woré Ndiaye Kandji a sorti le livre «Nous sommes coupables» aux éditions Phoenix. Un ouvrage disponible à la librairie Athéna et dans lequel l’auteur pointe un doigt accusateur sur le comportement des femmes africaines par rapport au développement du continent. En effet, bien qu’elle soit entièrement dévouée au combat pour l’amélioration de la condition de la femme à travers le monde, cette membre du bureau de constitution de «Indaba Africa Center» de New-York et fondatrice de «The Interrelated World», une organisation spécialisée dans l’éducation et la propagande de la viabilité environnementale, n’en charge pas moins les femmes.

«Nous sommes coupables de la destruction de nos pays respectifs. Par ‘nous ‘, je veux dire les femmes», persiste Woré qui affirme néanmoins que les hommes aussi ont leur part de responsabilité dans cette situation. «Je veux juste que les femmes voient les problèmes de l’Afrique et des pays en voie de développement sous un autre angle. Un angle où nous ne nous installons pas souvent pour mieux nous observer afin de résoudre notre éternelle équation une fois pour toute», affirme-t-elle.

L’histoire du livre tourne autour de l’oubli d’un classeur de «Gane gui» dans la chambre de la mère de son amie à qui elle est venue rendre visite. Le ton est donné et nous exhorte à méditer sur le rôle de la femme africaine élitiste dans l’état actuel du continent.

Voici les écrits de «Gane gui» : «Moi je veux que mes consœurs soient beaucoup plus impliquées dans la reconstruction de nos pays respectifs. Au lieu d’aller en France ou en Espagne, qu’elles fassent un jumelage avec des femmes de la sous-région, un échange de culture entre le Ghana et le Sénégal, le Mozambique, le Niger, l’Angola. À leur retour, qu’elles se retrouvent pour raconter la différence dans les pays, la façon de voir, qu’est-ce qu’elles ont appris, comment est-ce qu’elles comptent changer certains fonctionnements pour adopter ceux des femmes du pays visité».

Façonné sous le sceau de la confidence, cet ouvrage assez particulier dans le sens où il fusionne le roman et l’essai est une invitation à l’échange en pleine ère de globalisation et à l’aube de la Renaissance Africaine. Woré Ndiaye Kandji de faire savoir : «J’ai voulu démontrer à travers Nabou Camara, cette dame Saint-Lousienne qui est un des personnages de l’ouvrage, une atmosphère qui nous est familière : que la femme africaine passe son temps à se mesurer à ses consœurs, que les femmes passent leur vie à se déchirer, à se faire une guerre perpétuelle. Donc, en vivant de cette façon, sans nous en rendre compte, nous apprenons à nos enfants une formule pas du tout respectable qui, mine de rien, n’est qu’un échantillon de ce qui se passe dans le reste du pays et dans le reste du continent. Évidemment il vient un moment où l’individu a besoin dans le cadre de concertations de s’auto corriger. Pour qu’il y ait correction, il faut conscientisation».

Selon l’écrivain, «la formule d’une bonne gérance d’un continent comme l’Afrique dépend d’un théorème qui se veut égalisant entre l’éducation académique à celle sociale de la masse. Cette éducation sociale se veut égale ou supérieure à l’éducation académique du groupe». Passionnée de littérature africaine, Woré Ndiaye Kandji, mariée et mère de deux enfants, a eu à publier plusieurs articles dans le magazine féminin «Amina» et est éditrice de la rubrique des femmes africaines exceptionnelles pour le «Global Information Network».

Oumou Sidya DRAME

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