Education

Lmd, un système incompris rapport 2014 Anaq-Sup

  • Date: 23 juin 2015

Il ressort du rapport d’activités et des résultats de l’année 2014 de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-Sup) que les Etablissements privés d’enseignement supérieur rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre harmonisée du système LMD (Licence-Master-Doctorat). La cérémonie de présentation du rapport au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, s’est tenue hier, lundi 22 juin.

 L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (Anaq-Sup) a remis hier, lundi 22 juin, son premier rapport d’activités et des résultats de l’année 2014 au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Mesr), Mary Teuw Niane. Au-delà de la faiblesse des résultats d’accréditation pour la filière informatique et télécommunication avec des accréditations de certaines licences d’universités refusées, le rapport 2014 relève de sérieuses inquiétudes dans la mise en œuvre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat). Ce qui n’est pas sans conséquences parce qu’impactant la qualité des programmes proposés par les établissements. C’est le cas, relève le rapport, de la faiblesse des résultats d’accréditation pour la filière informatique et télécommunication (-50% dans le public en 2014 et 27% dans le privé pour 2015).

Selon le rapport, le Conseil scientifique (Cs) s’est réuni le 05 septembre 2014 pour rejeter l’accréditation des programmes de Licence d’informatique de l’université Assane Seck de Ziguinchor et la Licence informatique de l’université de Thiès. Ce qui doit, indique le document, conduire à une «réflexion approfondie pour en situer les causes  profondes et  entreprendre  les  corrections  qui  s’imposent. Surtout que nos procédures d’évaluation comme leur mise en œuvre par nos experts ne sauraient être mises en cause car la constitution d’une équipe d’évaluation est faite de concert avec les responsables de programmes et d’établissements qui ont même la prérogative de donner un avis de non objection ou d’objection par écrit».

«Il faut noter que la Licence d’informatique de l’Ugb (Université Gaston Berger de Saint-Louis-ndlr) n’a pas été évaluée car elle a été reprise sous un autre format et que l’actuelle formation n’a pas encore sorti de promotion (condition à satisfaire par un programme de formation pour pouvoir être évalué)», lit-on dans le rapport 2014.

Relevant la reconnaissance d’un diplôme par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (Cames) est conditionnée par son accréditation par l’Anaq-Sup, le secrétaire Exécutif, Pr Papa Guèye souligne la nécessité de «renforcer l’encadrement et le pilotage des Etablissements privés d’Enseignement Supérieur (Epes). Il s’agit, dit-il, des demandes et la délivrance des agréments provisoires et définitifs, la signature de leurs diplômes et le respect des principes de gouvernance d’une structure académique».

Absence d’agrément définitif 

Le rapport d’activités et des résultats de l’année 2014 fait savoir, après une analyse des premières données, que «les candidatures de 18 Epes ont été jugées recevables sur les 40, soit un taux de recevabilité de 45%. Parmi les 22 Epes non recevables, 18 l’ont été faute d’agrément définitif, soit un taux de 81%. En moyenne, les Epes restaient six (06) ans après l’autorisation d’ouverture sans disposer d’un agrément définitif». Ces résultats ont été obtenus lors de la procédure d’accréditation de programmes des Epes concernant les diplômes de licences d’Epes susceptibles de recevoir des bacheliers de 2013 orientés par le Mesr. «40 Epes avaient soumis au total 191 diplômes pour accréditation. Après une exploitation suivie de multiples interactions avec les Epes, le nombre de diplômes recevables est passé à 26 pour 18 Epes», poursuit le rapport. Avant de relever: «au terme de la phase d’auto-évaluation, le nombre de diplômes de licence à évaluer s’est stabilisé à 12 pour huit (08) Epes concernés».

En recevant  officiellement le rapport, Mary Teuw Niane s’est engagé à mettre en œuvre «toutes les décisions et les recommandations issues des différentes vagues d’évaluations et relevant de ses compétences». «Mes services techniques seront instruits pour trouver des solutions aux problèmes soulevés dans le rapport 2014, notamment la mise en œuvre harmonisée du LMD dans les IES, les infrastructures, la filière informatique, la signature des diplômes, etc.», a soutenu l’ancien recteur de l’université Gaston Berger de Saint Louis.

Avancées positives

Le rapport a fait état aussi des mutations positives dans les institutions publiques et privées du pays. Il s’agit, selon M. Niane, du développement de la culture de l’évaluation et de l’assurance qualité, la dynamique d’amélioration continue dans les institutions d’enseignement supérieur. Il s’y ajoute également la mise en œuvre des recommandations d’amélioration issues des évaluations externes par des pairs académiques et des professionnels du secteur privé et enfin la reddition des comptes des établissements publics et privés».

Sud Quotidien

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