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Louga : Le « Ubi tey Jang tey » plombé par la dure conjoncture économique

Le concept « Ubi tey Jang tey » n’a pas trouvé écho du côté populations. L’absence des élèves dans les établissements et des conditions de travail non encore réunies, ont plombé le démarrage des cours le jour même de la rentrée dans la capitale du Ndiambour.

L’école sénégalaise a officiellement ouvert ses portes le jeudi 4 octobre. A cette date, il était prévu qu’enseignants et élèves se retrouvent en classe pour pouvoir démarrer les cours. Mais au final, dans la capitale du Ndiambour, il apparaît que le concept « Ubi tey Jang Tey (démarrer les cours dès le premier jour de la rentrée des classes) demeure, dans bien des établissements scolaires de la capitale du Ndiambour, un vœu pieux.

A moins de suivre à la lettre les instructions du Ministère de l’Education nationale consistant à démarrer les cours le premier jour, même lorsqu’il y a au moins deux élèves en classe.

L’effectivité de ce concept n’était perceptible que dans peu de structures visitées dans la commune de Louga par les autorités administratives et éducatives.

A l’origine de ce désert scolaire, la conjoncture économique très difficile que traversent les parents d’élèves. De la cases tout-petits au lycée, en passant par l’élémentaire et le Moyen, les parents doivent débourser entre 10 et 25 mille francs Cfa pour l’inscription.

Sans compter l’achat de fournitures scolaires dont les prix prennent sans cesse l’ascenseur d’année en année. Un fardeau sur les épaules surchargées des parents d’élèves, avec la prise en charge quasi identique des vacanciers qui doivent rentrer.

«Lorsqu’on parle de rentrée des classes au Sénégal, on prête peu d’attention aux parents d’élèves. Pourtant l’éducation des enfants dépend d’eux. Mes enfants n’iront à l’école que lorsque j’aurai les moyens de les inscrire, de leur acheter les fournitures scolaires qu’il faut, et des habits», confie ce quinquagénaire.

L’année 2018-2019 commence timidement, remarque-t-on à Louga.

 

Sidy THIAM

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