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L’Ucad abrite le  Centre d’Excellence Africain AGIR

L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar a été désignée pour abriter le Centre d’Excellence Africain AGIR pour l’Environnement et la santé, financé par la Banque mondiale à la suite d’une procédure d’appel à candidatures. Ce centre a été officiellement lancé et porte sur les interactions Environnement – Santé – Sociétés.

 La région ouest-africaine est fortement exposée au changement climatique renforcé par l’action de l’homme avec la hausse des températures, la sécheresse récurrente, la désertification, la pénurie d’eau, la salinisation et la pollution des eaux, l’érosion côtière de l’air et une population régulièrement pauvre. Pour y faire face,  l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar a été désignée pour abriter le Centre d’Excellence Africain AGIR pour l’Environnement et la santé.  Selon le recteur, Ibrahima Thioup, le défi que ce projet souhaite relever s’intitule « Agir sur le système socio-environnemental pour améliorer la santé et le bien-être des populations ». « Par AGIR, il faut entendre un ensemble d’actions allant de la connaissance des systèmes dans lesquels le projet s’inscrit et de leur dynamique jusqu’à une large gamme de mesures pour les gérer et les accompagner dans leur évolution, ensemble de mesures que l’on peut résumer sous les termes de « comprendre – adapter – valoriser – protéger – restaurer », dit le recteur. A l’en croire, ce laboratoire de recherche est constitué d’équipes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs localisés dans quatre pays (Sénégal, Mali, Burkina Faso et France), dans 3 universités et un centre national de la recherche scientifique. « Nous comptons relever le défi d’assurer le bien-être de l’homme dans un environnement à l’équilibre préservé, gérer les ressources, les risques et les impacts de l’homme, Intégrer les enjeux de la transition socio-écologique aux nécessités du développement, et enfin restaurer les socio-écosystèmes et les rendre résilients. Ce défi de développement constitue un enjeu d’avenir majeur en Afrique de l’Ouest, fortement exposée aux aléas climatiques et naturels, et renforcés par l’action de l’homme», fait-il savoir.

Et de renchérir: « Dans ce contexte de changement et de transformation accélérés, la population expérimente de multiples formes de transitions : épidémiologique et sanitaire, démographique, nutritionnelle, économique, technologique, écologique et énergétique. On observe, en effet, que cette population double tous les 25 ans et migre massivement du milieu rural vers le milieu urbain, dans quelques grandes villes confrontée à divers aléas  dont la croissance urbaine anarchique, le manque crucial d’infrastructures et la concentration des impacts autant de menaces  pour la santé et le bien-être individuel et collectif ». A son avis, ce projet vise à offrir aux pays de la sous-région soudano-sahélienne les moyens d’accroître le niveau d’excellence de la formation des étudiants et jeunes professionnels sur les thèmes du défi, à dynamiser la recherche interdisciplinaire et à renforcer les moyens qui lui seront dédiés grâce aux programmes de recherche internationaux, à dynamiser l’innovation grâce aux multiples formes d’applications à offrir aux entreprises, institutions et secteurs des conseils et services permettant d’aider les pays de la sous-région et leur population à mieux vivre les multiples transitions en cours.

Ngoya NDIAYE

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