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Lumineuse, sublime, ville créative et hors du temps… Tanger, le sens du gout, du spectacle et des parfums -Par Mame Aly KONTE (à Tanger)-

Samedi 11 novembre, il est 21 heures. La sélection nationale marocaine de football, les Lions de l’Atlas vient de battre la Côte d’Ivoire, et se qualifie pour la cinquième fois, à la phase finale de la Coupe du Monde qui aura lieu en juin 2018 en Russie. Au loin, des belles façades des maisons, des hôtels et restaurants, dans un Tanger qui flirte en ce mois de novembre, avec la fraîcheur des débuts de l’hiver, l’on voit les lumières de voitures jaillir avec les klaxons annonçant la joie d’un peuple qui aime le football. Le Maroc. Dans la nuit tranquille de cette cité hors du temps, il n’y a pas de débordement, mais, juste, une joie contenue, pour un peuple presque habitué à ses joutes depuis l’édition de 1970 à laquelle elle avait pris part pour la première fois. Tanger, la belle, est lumineuse. Et, les rondpoints abordés par des voitures à l’allure réduite (la police bien vigilante, n’est pas loin), offre un spectacle de bonheur conforté par le sourire d’une jeunesse fière d’être au bon endroit, au bon moment. Sur la place du port, l’esplanade à côté de l’océan, garçons et filles passent pour aller fêter l’évènement et le début du week-end au bord de la plage. Le spectacle est simplement beau. Mais, si elle l’est autant, c’est parce que la ville et ses grands espaces permettent de rendre la fête plus attrayante. De par ses couleurs, et le rythme de son évolution, Tanger n’est pas une ville africaine comme les autres. Intelligente, propre, fraiche, organisée et fluide, vous êtes bien dans une cité lumière. Un véritable espace propice à toutes les rencontres…

Une ville, du goût, des parfums et du feeling : Tanger. Bleue, la mer qui est partout dans la cité, ajoute au décor. Des collines, comme des vieux quartiers, elle semble fusionner avec la vie. Une promenade dans la cité d’aujourd’hui montre tout le chemin parcouru par cette cité d’hier qui a traversé les siècles en se modernisant à son rythme grâce à cette position géographique dessinée autour d’un océan. Dès l’entrée en venant de Casablanca ou de Rabat, l’on voit une toute autre ville s’allonger sur une dizaine voire une vingtaine de kilomètres, avec le charme des façades blanches,  bleu ciel comme le stade omnisport de la ville. Mais encore tous ces beaux immeubles à la taille et à l’affinement qui en disent long sur le désir de rendre plus humaine la vie. On est comme transporté quand on s’approche de la mer, dans une ambiance qui fait tourner la tête aux visiteurs les plus exigeants.

Bercée par la Méditerranée au nord et l’océan Atlantique à l’Ouest, Tanger est une ville qui se mérite comme qui dirait. Ce mercredi 8 novembre, quand nous la traversons en voiture, direction le nouvel hôtel Hilton sur les bords de la Mer Méditerranée, un vent frais balaie la ville de ses parfums nés de la brise  marine. On est dans un champ automnal qui annonce l’arrivée des vents d’hiver. La femme égyptienne qui est dans la voiture à nos cotés, nous lance, « Mais on dirait qu’on est à Nice dans le sud de la France ». Ravie, elle découvre et savoure l’instant comme un enfant. Oui, mais nous sommes bien dans la ville la plus au nord du Maroc qui marque selon les urbanistes, les historiens et les géographes de cette partie du continent, le lien entre l’Europe et le continent africain.

Station balnéaire importante, Tanger dispose d’infrastructures hôtelières et touristiques variées, d’une vaste plage sur plus de 7 km, et d’une médina (ville ancienne) où se développe un commerce artisanal (maroquinerie, articles en bois et en argent, vêtements traditionnels et chaussures…). Avec son million d’habitants, la ville est également en passe de devenir une plaque tournante du trafic maritime commercial avec l’ouverture du port Tanger Med qui a pour vocation de faciliter le commerce maritime. Ainsi, depuis mai 2010, l’essentiel du trafic est orienté vers le nouveau port de Tanger Méditerranée (Tanger Med) situé à une quarantaine de kilomètres à l’est de la ville. Mais l’histoire de la ville ne commence pas par ces actes encouragés par les élus de la ville appuyés par le Roi Mohamed VI.

Depuis le XIX siècle, divers commerçants européens et représentations consulaires de pays étrangers s’y sont installés, mettant en place différentes constructions sur sa trame urbaine. C’était le cas, entre autres, du Consulat de l’Espagne, mis en place à la fin du XVIII siècle, par Francisco Pérez Arroyo. Divers édifices religieux ont été également construits dans la médina, entre lesquels il faudrait souligner l’église de la Purfsima Conception, bâtie entre 1880 et 1881, dont le plan a été établi par l’architecte espagnol Anfbal Alvarez et la direction assurée par Antonio Alcayne.

Forte de toutes ces petites merveilles conservées au fil des siècles, la ville d’aujourd’hui offre un savant résumé de ce qu’elle a été dans le passé et ce qu’elle devenir aujourd’hui et demain. De la période où Ibn Batouta, son fils le plus célèbre pour l’histoire à aujourd’hui, c’est plusieurs mondes qui superposent dans la ville de cette cité, où tout Marocain se glorifie en évoquant le discours pour l’indépendance du Maroc, prononcé par le Roi Mohamed V en 1947. En effet, le 10 avril 1947, le sultan Mohammed V, accompagné du prince héritier Moulay Hassan (futur roi Hassan II), prononce à Tanger le premier discours qui fait référence à un Maroc unifié et indépendant rattaché à la nation arabe.

En 1956, avec l’indépendance du Maroc, la conférence de Fédala (8 au 29 octobre) rendra définitivement la ville de Tanger à la nouvelle république indépendante du Maroc. On en parle dans les universités du royaume, on s’en glorifie, à juste titre.

Un évènement pour rendre à la ville ses couleurs :

les Medays

Tanger, c’est une ville d’universités et de cultures, mais aussi celle qui accueille depuis tous les ans, au mois de novembre, les Journées méditerranéennes d’échanges et de partages, connues sous l’appellation : les Medays. L’occasion de rassembler une partie de ce que le Maroc, l’Afrique et le monde comptent comme sommités, spécialistes, chercheurs, étudiants. Mais aussi, et encore, un évènement qui permet aux uns et aux autres, de découvrir ce que la cité offre en termes de qualité de qualité de vie, mais aussi de gastronomie et de nourritures des terroirs dans ce Maroc enivrant, gigantesque parfois mais, simplement merveilleux.

Entrer dans la ville, est devenue chose très aisée, malgré les 400 kilomètres qui la séparent de Casablanca, où se trouve le grand aéroport, Mohamed V et que les voitures parcourent en moins de quatre heures. Une belle autoroute à quatre grandes voies, une nouvelle Ligne à grande vitesse en voie d’achèvement entre Casablanca et Tanger. Le chemin de fer relie ainsi la ville à Rabat, Casablanca et Marrakech au sud ainsi qu’à Meknès, Fès et Oujda à l’est. L’autoroute, opérationnelle depuis 2005, relie Tanger à Rabat et aux autres grandes villes marocaines.

L’aéroport de Tanger-Ibn Battouta, situé à Boukhalef, à 15 kilomètres au sud-ouest du centre de la ville, a vu sa capacité portée à 1,5 million de passagers par an. Des lignes de ferrys régulières relient Tanger à Algésiras, Tarifa, Barcelone en Espagne, Sète, Port-Vendres en France, et Gênes en Italie. Une nouvelle ville, de nouvelles infrastructures comme le deuxième port Tanger Méditerranée et ses zones industrielles, un Stade tout neuf encore érigé au nom de l’incontournable symbole qu’a été le grand explorateur Ibn Batouta de 45 000 places, un centre d’affaires, des installations touristiques, centre ville aménagé avec ses aires de repos et de promenades, ainsi que la construction de nouvelles lignes autoroutières et ferroviaires… Et voila pour le décor. La preuve qu’on peut faire des villes intelligentes sur le continent.

Une cité internationale comme sortie du Moyen-âge

Aujourd’hui encore, il n’est qu’à se perdre au gré des ruelles et placettes de cette antique cité portuaire pour comprendre pourquoi Tanger n’a cessé d’envoûter  voyageurs, artistes et écrivains. Morceaux choisis :

Delacroix, 1832  « Je suis en ce moment comme un homme qui rêve et qui voit des choses qu’il craint de voir lui échapper. » « Rome n’est plus dans Rome. »

Henri Matisse, 1913. Matisse n’est pas venu au Maroc pour se livrer à des exercices orientalistes, pas plus qu’il n’entend suivre les traces de Delacroix. Sa réflexion porte sur la manière  de « construire un art décoratif qui […] produise au sein même de la peinture de chevalet un bouleversement des données du regard qui se porte sur elle ». Ce bouleversement, Matisse va le provoquer lors d’un second séjour à Tanger, entre octobre 1912 et février 1913. Cette fois, il va éprouver pour la première fois ce qu’il  appelle «l’indicible douceur du quand ça vient tout seul ».

Paul Morand, 1938 : « Je n’aime pas beaucoup Tanger. C’est une personne officielle, une fiction diplomatique. Elle ne pousse pas de racines profondes dans la terre d’Afrique. Ville  internationale, ses égouts sont espagnols, son électricité anglaise, ses tramways français, et dans ce guêpier inventé par les  chancelleries (afin d’empêcher que l’entrée de la méditerranée occidentale n’appartienne à un seul), il y a peu de vrais Marocains. Mais Tanger est beau à la minute où, de l’Atlantique, on l’embrasse avec Gibraltar d’un seul coup d’œil. »

William Burroughs, fin des années 1950 : « C’est à Tanger que j’ai rêvé d’une folie aussi crédible. Oui, un écrivain aux prises avec ses propres démons, comme moi quand je marchais tard dans la nuit, ivre  et perdu dans les ruelles du Socco. Oui, ce festin était le mien aussi.»

Paul Bowles, 1972  “Aujourd’hui encore (ndw 1972), (…) l’image de Tanger reste à peu près inchangée. Les gens y viennent toujours en rêvant de se plonger dans l’atmosphère faite d’excès et de prodigalité qui régnait ici dans les années quarante; parfois, ils prétendent même que le rêve est devenu réalité ».

Mohamed Choukri, 2003 : « Quand je suis arrivé, il y avait deux Tanger : le Tanger colonialiste et le Tanger arabe, fait de misère et d’ignorance. A l’époque, pour manger, je faisais les  poubelles. Celles des Européens de préférence, car elles étaient plus riches. »

UNE REGION ECONOMIQUE AU CŒUR D’UNE STRATEGIE : Une architecture et un urbanisme taillés sur mesure

Le nouveau Tanger fait rêver. Ville du Maroc et chef-lieu de province, Tanger, (en arabe : Tanja) est située à l’ouest du détroit de Gibraltar, au fond d’une petite baie protégée de l’océan Atlantique par les hauteurs du cap Spartel et abritée à l’ouest par le cap Malabata. Sa position exceptionnelle lui a valu une histoire mouvementée. Ancien comptoir punique (Tingi), puis colonie romaine (Tingis), la ville a été maintes fois conquise, disputée entre les maîtres de l’Espagne et les maîtres du Maroc.

Occupée par les Portugais au XVe siècle, elle échoit aux Anglais au XVIIe siècle. Devenue capitale diplomatique du Maroc à la fin du XIXe siècle, elle en a été séparée lors du démembrement du pays en 1912, pour former, avec ses environs, la zone internationale de Tanger jusqu’en 1956 : pendant cette période, elle fut un refuge pour toutes sortes de capitaux, de trafics et de commerces. Son développement, assez heurté, date surtout de la Seconde Guerre mondiale (165 000 hab. en 1952, 700 000 hab. en 2008).

Depuis le XIX siècle, divers commerçants européens et représentations consulaires de pays étrangers s’y sont installés, mettant en place différentes constructions sur sa trame urbaine. C’était le cas, entre autres, du Consulat de l’Espagne, mis en place à la fin du XVIII siècle, par Francisco Pérez Arroyo. Divers édifices religieux ont été également construits dans la médina, entre lesquels il faudrait souligner l’église de la Purfsima Conception, bâtie entre 1880 et 1881, dont le plan a été établi par l’architecte espagnol Anfbal Alvarez et la direction assurée par Antonio Alcayne.

A la fin du XIX ème siècle, et surtout depuis 1880, la Médina de Tanger présentait déjà d’importantes interventions architecturales de style européen, tant dans la transformation de certaines de ses rues que dans la construction de bâtiments modernes, ce qui a, dans une certaine manière, fait perdre à la ville une partie de son caractère traditionnel.

La rue Siaghins et le Zoco Chico, espèce d’artère principale qui liait la ville au port, ont été l’une des zones où cette pénétration européenne s’était fait fortement sentir. Cette croissance anormale au sein de la médina musulmane et les travaux urbains qui ont découlé des transformations urbaines, ont motivé la création du premier organisme à caractère international qui devait s’occuper des questions urbaines de Tanger : la dénommée « Commission d’Hygiène et de Propreté » créée par le docteur espagnol Cenarro en 1883-84, qui assumait différentes compétences relatives à la salubrité de la ville, la construction d’un lieu de promenade, les chaussées de rues, les égouts, l’approvisionnement en eau et éclairage électrique.

Tourisme, business, affaires et un décor chatoyant…

Dans l’histoire urbaine du nouveau Tanger, il faut souligner que c’est avec l’arrivée de Mohammed VI que la ville prend son envol. En l’espace de dix ans, des investissements colossaux ont été faits dans la ville et autour, avec l’accord du Roi et sa vision. La réalisation la plus spectaculaire, du jeune roi, est la construction d’un port en eaux profondes – « Tanger Med », l’un des plus grands d’Afrique – adossé à une vaste zone franche industrielle où se trouve notamment l’usine Renault. Ouvert en 2007, le complexe portuaire va encore s’étendre à l’horizon 2019, avec un « Tanger Med II ».

Il faut partir de son dynamisme comme capitale diplomatique hors commun de l’Empire marocain. En matière de développement, les années 2007 et 2008 furent particulières pour la ville du détroit à cause de l’achèvement des grands projets en construction, en l’occurrence le deuxième port Tanger Méditerranée et ses zones industrielles, des installations touristiques, l’aménagement du centre ville ainsi que la construction de nouvelles lignes autoroutières et ferroviaires. Une Ligne Lgv Tanger-Casablanca est en construction pour écourter la durée du trajet avec Casablanca la capitale économique actuelle.

Aujourd’hui, deuxième ville industrielle du pays avec l’implantation d’un centre de production automobile, Tanger est aussi devenue un port de commerce et de voyageurs en relation avec les ports espagnols de Málaga et d’Algésiras. Il a été agrandi par un nouveau port de conteneurs (Tanger-Med) et la création d’une zone franche. Tanger est aussi un centre touristique important. A la périphérie est de la ville se tient l’atelier de maintenance, inauguré par Mohammed VI et François Hollande en septembre 2015, de la future ligne à grande vitesse Tanger-Rabat-Casablanca qui devrait entrer en service en 2018.

Le prochain projet d’envergure est l’ouverture imminente d’un port de plaisance, une marina flambant neuve qui accueillera les yachts des visiteurs fortunés et les croisiéristes. Mais aussi, à plus long terme, la construction de la « Cité Mohammed VI Tanger Tech», une sorte de ville industrielle qui devrait abriter quelque 200 entreprises chinoises.

Un carrefour culturel et artistique 

Une ville qui s’invente autour de ses places, ses évènements et sa gastronomie. Tanger, pôle économique, a été réinventé. Tanger, la ville-artiste, commence à l’être aussi. Au centre-ville, sur la place du 9-Avril, le cinéma Rif aux allures art déco ouvre ses portes. Il est 21 heures, les tables en terrasse commencent à se remplir. « C’est le poumon culturel de la ville, un lieu convivial et de mixité », explique Malika Chaghal, directrice du lieu. Une ville qui vit de ses influences et de son art. Organisée par l’association Marocaine Ibn Battouta, un festival se tient tous les ans au mois de novembre pour renforcer selon ses inspirateurs, le rayonnement culturel et intellectuel de Tanger à travers la promotion du grand voyageur qu’a été son parrain. On ne l’oublie nulle part dans la ville.

Au même moment ou se tiennent les MEdays, dans la ville, cette autre rencontre est organisée autour de conférences-débats, de rencontres avec des géographes, des voyageurs, des ambassadeurs de la paix, des expositions culturelles, des spectacles, du street (l’art de rue), accompagnés d’un carnaval et des lectures de voyages. Sur les mêmes dates, au cours de ce mois de novembre est organisé le Marathon de Tanger.

Entre les célébrations d’Halloween au Rembrandt, lieu coté de la ville, mais également, les nombreuses séances de vernissage, la ville bouge. Des restaurants comme « Le Vasco » présente leur nouvelle carte en prélude de la saison touristique qui ne s’arrête jamais d’ailleurs. Tanger est une station balnéaire, mais encore une ville d’affaires. Le Caid’s Piano Bar, d’El Minzah Hôtel, vous annonce que « Nous sommes bien à Tanger ». L’heure est à la détente dans les Spa et les Hammam. Faut y aller. « Il y a des moments où les prix sont exceptionnels », vous dit-on.

Suivent aussi les ateliers du livre avec cette petite phrase qui dit tout «  Un livre çà sert à quoi ? » la gastronomie ne se laisse pas dicter la conduite à tenir dans cette bataille de promotion du label Maroc. Visitez au même moment, avec l’association Tabadoul, le souk entre terroir et artisanat en visitant des fois le soir venu, le dimanche après midi, les produits de proximité qui vous permettent de découvrir les parfums et les goûts de la cuisine  marocaine.

Visitez à côté, un autre lieu du business et des rencontres. Bienvenue au Technopark. Un bel édifice, espace de travail de qualité en même temps, qui permet toutes les formes de développement d’entreprises. De par son espace, le Technopark laisse rêver tous les chefs d’entreprises en herbe qui souhaitent trouver des locaux dans un environnement moderne et novateur. Trouver aussi sa place au sein d’un réseau formé de différentes sociétés à Tanger et bientôt dans tout le  Maroc.

Tanger, ville lumière, c’est aussi aujourd’hui, la découverte du York Castle. Un monument dit intemporel pour ses inspirateurs, est un des témoins de l’histoire de la ville. Visible à des kilomètres au large de la ville, il s’agit d’un véritable pan de muraille qui surplombe une falaise abrupte et affronte quotidiennement les vents du détroit. S’il a pu résister des siècles durant aux attaques des envahisseurs, l’édifice ne pouvait naturellement pas faire face indéfiniment, aux intempéries et à l’érosion du sol sur lequel, il repose. Ce qui explique que pierre après pierre, c’est toute la structure qui menaçait de s’effondrer sur la route de Merkkala, en contrebas laissant un trou béant dans la muraille.

Dans la continuité des travaux de restauration de la Muraille de Tanger, les autorités publiques ont sauvé le York Castle de l’effondrement. Toujours en cours de rénovation, elle a été entièrement restaurée et devrait être prochainement accessible aux visiteurs. Toujours dans l’univers des secrets de cette cité historique sortie du Moyen âge et plongée en plein dans son siècle, il a été noté, que « Les architectes portugais du York Castle, avaient paré à toutes les éventualités défensives. Ils ont ainsi construit un passage secret souterrain qui reliait le château du port à la prote de la Kasbah. Ce tunnel serait encore accessible via une trappe située dans une alcave ayant survécue… »

Si vous ajoutez à tout cela, des hôtels nouvelle formule comme Hilton, Mövenpick, les grands restaurants férus de cuisine marocaine, comme El Kerson, ainsi que d’autres espaces comme les maisons et tables d’hôtes, Le  Palais du Calife, vous avez tout pour faire un beau séjour dans cette ville qui donne bien envie, une fois qu’on y est, de revenir.

Mame Aly KONTE (à Tanger)

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