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Lundi noir sur les marchés après la chute de la Bourse de Shanghai

Par RFI–  La déroute des bourses asiatiques s’est aussi propagée à Wall Street qui s’est effondrée dès l’ouverture ce 24 août 2015.REUTERS/Brendan McDermid

Le très fort plongeon enregistré à la clôture de séance à la Bourse de Shanghai (-8,5 %) s’est propagé aux bourses asiatiques puis européennes. En cause : la volatilité des marchés asiatiques sur fond de morosité économique en Chine, où les autorités tentent sans succès de stabiliser un marché qui s’effondre, au grand dam des petits porteurs.

En terminant la séance de ce lundi à -8,5 %, la Bourse de Shanghai enregistre sa plus forte baisse en huit ans. La Bourse de Shenzhen, la deuxième en Chine, a quant à elle chuté de 7,61 %. La Bourse de Hong Kong a accusé une baisse de -5 % à la clôture. La place financière chinoise avait déjà perdu plus de 11 % de sa valeur la semaine dernière, en dépit des multiples efforts de Pékin pour tenter de rassurer les investisseurs.

Les autres places asiatiques ont été immédiatement touchées, la Bourse de Tokyo terminant la séance en baisse de 4,61 %. Le mouvement de repli s’est également propagé aux autres places financières mondiales. Au premier rang desquelles les bourses européennes. Dès l’ouverture, ces dernières accusaient d’importantes baisses.

L’Europe et le monde paniquent avec la Chine

A la mi-journée, les indicateurs étaient au rouge dans toutes les bourses européennes. Paris, Bruxelles et Francfort accusent des baisses de plus de 5%, Londres était à -6%, Madrid à -4,71% et Milan à -4,70%. A Athènes, la Bourse perdait plus de 11% à l’approche de la clôture. Au Brésil, à Sao Paulo, la Bourse chutait de 4,5%.

 A Paris, à 15h37, l’indice CAC 40 chutait de 7,84% à 4.267,94 points, contre un repli de 2,9% à la mi-journée. A la fermeture, Paris terminait en très forte baisse de 5,35% à 4 383,46 points, Londres finissait en baisse à 4,67%, et Francfort aussi en baisse à 4,70%. A Amsterdam, la Bourse clôturait en baisse de plus de 5%.

Cette nouvelle déroute financière, conséquence directe de la dévaluation du yuan, il y a deux semaines, et d’un ralentissement de l’économie chinoise après 10 ans de croissance à marche forcée, fait frémir les investisseurs.

Les autorités chinoises échouent à calmer les marchés

Après l’injection de plus de 90 milliards d’euros sur les marchés financiers, par le biais durenflouement de deux banques, la semaine dernière, au cours du week-end, à nouveau, Pékin a tenté de rassurer les marchés, rapporte notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt.  Désormais, le fonds de pension national a la possibilité d’investir jusqu’à 30 % de ses actifs nets sur les marchés actions. Un levier non négligeable, ce fonds pesant près de 480 milliards d’euros.

Le calcul du gouvernement chinois est le suivant : si le fonds national de pension se met à acheter des actions massivement, les titres devraient repartir à la hausse. Mais, pas plus que les précédentes mesures prises par les autorités chinoises, cette dernière annonce en date ne semble pas rassurer les investisseurs, dont l’écrasante majorité est constituée de petits porteurs, en Chine.

Cercle vicieux

Et c’est un véritable cercle vicieux qui s’instaure. Depuis juin, les titres ont déjà perdu un tiers de leur valeur. Face à cette baisse constante, de plus en plus de petits porteurs tentent de se débarrasser de leurs actions, pour limiter leurs pertes. Et la baisse des valeurs s’accélère.

Les investisseurs vont désormais s’en remettre aux prochains rendez-vous économiques de la semaine, en espérant de meilleures nouvelles, du côté des Etats-Unis notamment, avec les chiffres de la croissance américaine attendus jeudi et les statistiques sur les dépenses et revenus des ménages.

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