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Lutte contre la drogue et le crime- Des chefs de Cellules aéroportuaires anti-trafics africaines à Dakar

L’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son  projet de contrôle des frontières AIRCOP, dans le cadre du Programme de la route de la Cocaïne, a organisé une réunion annuelle des chefs de ses Cellules aéroportuaires anti-trafics (CAATs) actives dans les aéroports africains.  

Des chefs des CAATs du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo, ainsi qu’un représentant du Mozambique où une CAAT est en cours d’établissement, sont  à Dakar  depuis hier pour leur réunion annuelle. Des représentants de l’Organisation mondiale des Douanes, INTERPOL, les Douanes françaises, de l’UK Border Force, des compagnies aériennes et de l’Agence nationale de l’Aviation civile du Niger, prendront  part  à cette  rencontre  qui  prendra  fin  le 20 avril.  D’après un communiqué, o peut aussi citer Pierre Lapaque, Représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Joaquion Gonzalez-Ducay, Ambassadeur de l’UE, George Hodson, Ambassadeur de Grande Bretagne et Christophe Bigot, Ambassadeur de France représenté par Michel Gindroz, conseiller douanier régional à Dakar.  Cette  réunion de 4 jours permettra aux différents Etats de présenter leurs résultats, d’échanger leurs expériences et les tendances en matière de criminalité aéroportuaire, de développer des synergies, mais aussi d’élaborer des stratégies pour le renforcement des capacités opérationnelles des cellules.

Ainsi, rappelle-t-on, AIRCOP est un projet multi-agences mis en œuvre par l’ONUDC, en partenariat avec INTERPOL et l’Organisation mondiale des Douanes (OMD). Il a pour objectif de renforcer les capacités des agences d’application de la loi travaillant au sein des aéroports en matière d’interception et de détection de drogues et autres produits illicites, ainsi que des passagers à risque élevé, parmi lesquels les combattants terroristes étrangers, dans les pays d’origine, de transit et de destination. Depuis plusieurs années, apprend-on, l’Afrique est devenue une zone d’origine, de transit et/ou de destination pour le trafic de cocaïne, de méthamphétamines ou d’héroïne, mais aussi le trafic d’êtres humains, d’espèces protégées ou d’armes. C’est également une zone de plus en plus vulnérable face au terrorisme. Face à ces différentes menaces, précise la source, le projet AIRCOP a pour ambition de renforcer les capacités de lutte, de détection et d’investigation dans les aéroports internationaux et à développer l’échange d’informations opérationnelles au niveau national, régional et international. S’agissant du Programme de la Route de la Cocaïne, il vise à répondre aux défis posés par une approche fragmentée de l’application de la loi le long de la route du trafic de la cocaïne en promouvant la coopération régionale et transrégionale entre l’Amérique latine et l’Afrique.

Zachari BADJI

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