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Lutte contre la pauvreté en Afrique- l’Aldepac propose une croissance d’au moins 7%

La croissance économique moyenne en Afrique est d’environ  5%. Mais pour faire sortir les africains de la pauvreté, il faut au moins 7%. C’est ce qu’a indiqué Guy Verhofstadt, président de l’alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe, qui s’exprimait hier, vendredi 16 octobre à Dakar. Selon lui, l’Afrique pourrait atteindre cette croissance si elle reçoit un prix équitable pour ses matières premières.

«La croissance économique moyenne est d’environ 5 % en Afrique. Mais pour sortir des millions d’africains de la  spirale de la pauvreté, il faut au moins 7 % de croissance ». Ces propos sont de Verhofstadt, président de l’alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe. Il s’exprimait hier, vendredi 16 octobre, en marge de la 10e conférence de l’Aldepac.

Selon  lui, l’Afrique pourrait atteindre cette croissance de 7% si elle reçoit un prix équitable pour ses matières premières. Ou mieux encore, suggère-t-il,  si les matières premières brutes ne peuvent plus être expédiées à l’est ou à l’Ouest.

« Selon le programme des Nations Unies pour le développement, l’Afrique perd chaque année plus de 60 milliards de dollars en raison des flux  financiers illicites. C’est plus le double par rapport au 24 milliards d’aide publique que reçoit le continent. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes, c’est la raison pour laquelle les libéraux ont décidé de prendre l’initiative  dans la lutte pour une redistribution équitable », indique-t-il.

Poursuivant son argumentaire, il soutient : « pour atteindre 7% de croissance en Afrique, il est nécessaire d’aller au-delà du problème  des matières premières. L’Afrique a besoin de nouveaux multiplicateurs de croissance. Si elle les trouve, elle pourrait dominer l’économie mondiale en 2050, aux cotés de deux autres géants, la Chine et l’Inde, pour former  ce que les futurologues appellent la «Chiniafrique».

Par ailleurs, il relève que les ressources naturelles sont un atout pour le  continent, même si elles restent fragiles et à condition qu’une bonne gouvernance en garantisse une exploitation honnête et juste. Pour les  libéraux, il indique que  cet élément est vital dans une économie globale.

« Il faut absolument éviter, l’endettement, le pillage, une insuffisante rémunération des ressources exploitées ainsi que pallier au manque d’entreprises de transformations sur place », recommande M Verhofstadt.

Ainsi, appelle-t-il, entre autres, à renforcer l’arsenal juridique  pour assurer  une meilleure traçabilité des minerais issus de l’exploitation  illégale par un instrument de contrôle.  Pour lui, cette transparence aurait un effet dissuasif  sur la corruption et les flux illicites de capitaux, qui dans de nombreux pays, se traduisent en pertes substantielles de ressources, en aggravation  des conflits et définitivement dans la persistance d’une profonde pauvreté.

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