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Lutte contre l’excision- Coumba Gawlo Seck, Adiouza, Fatou Guéwel … déroulent leur plan d’actions

 Depuis plus de deux décennies, plusieurs formes de lutte sont engagées pour l’abandon de l’excision, en vain. Le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) enrôle des artistes de la sous-région pour combattre ce fléau définitivement. En conférence de presse, hier, Coumba Gawlo Seck et Cie ont révélé leur plan d’action pour l’atteinte de leurs objectifs.

Selon une enquête, plus 25% des  femmes ont été excisées. Un chiffre qui hante le sommeil des défenseurs. Ainsi, Coumba Gawlo Seck et Cie s’engagent à réduire drastiquement le taux à travers une large sensibilisation. « C’est un projet qui consiste à sensibiliser sur les conséquences des mutilations génitales à travers une chanson. Nous comptons organiser une tournée dans les villes et villages pour sensibiliser les parents qui sont les premiers concernés ensuite les populations d’une manière générale sur un fait de société parce que c’est une culture », soutient la diva. Toutefois, Coumba Gawlo Seck précise  que lui est ses camarades n’ont aucune intention de jouer au gendarme. « Nous n’avons aucune intention de les forcer ni de torpiller ou encore les vexer en disant que votre tradition est mauvaise », ajoute-t-elle. Pour rappel, ce projet est financé par le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA).

Pour atteindre leurs cibles, Coumba Gawlo Seck souligne que d’autres artistes de la sous-région seront impliqués. « Je ne suis pas le seul dans ce projet, il y a certains artistes que j’ai  associé comme Adiouza, Fatou Guéwel, Khadaffi de la Guinée et Djaliba Kouyaté de la Gambie. Donc, ce n’est pas une affaire nationale mais sous-régionale. Parce que nous nous battons pour la résolution de ce problème continental », souligne l’interprétatrice de « Pata Pata ».  Le choix de la Gambie et la Guinée n’est pas fortuit car selon la Chargée de communication du Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA), Adja Ndèye Niang, « il y a certaines ethnies de ces pays qui croient et qui continuent de pratiquer l’excision ».

Ibrahima Khalil DIEME

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