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Lutte contre le paludisme Le modèle sénégalais copié dans des pays endémiques

Le Pr Daouda Ndiaye, Chef du Service de la Parasitologie (UCAD), a fait face à la presse, hier, pour évaluer l’impact de la recherche sur la génomique épidémiologique du paludisme réalisée au Sénégal par le département. Il a à cette occasion souligné que cette rencontre de travail de deux jours (19 et 20 Avril 2018) peut permettre à la Fondation Bill et Melinda Gates de prendre l’exemple du Sénégal pour aider d’autres pays endémiques.

« Ces activités auront aussi permis de mettre en œuvre un programme axé sur l’épidémiologie moléculaire et la génomique du paludisme. Cette épidémiologie moléculaire et la génomique du paludisme a été ainsi utilisé par les chercheurs sénégalais de l’UCAD depuis 2006, pour aider le Programme national de lutte contre le paludisme à non seulement mettre œuvre  les meilleures interventions possibles, mais de les évaluer à temps, particulièrement dans les zones où le paludisme continue à poser quelques soucis, notamment vers le Sud du pays. Ces travaux des scientifiques de l’UCAD, et d’autres équipes et partenaires du PNLP, ont beaucoup contribué à la bonne maitrise du paludisme au Sénégal, ce qui permet aujourd’hui au Sénégal de cibler l’élimination du paludisme en 2030 », a déclaré le Pr Daouda Ndiaye Chef du Service de la Parasitologie (UCAD). Selon lui, il a été ainsi question de discuter du succès d’un tel programme de recherche et des moyens requis financiers mis en œuvre, des activités de recherche, du partenariat, de la collaboration entre l’UCAD, le PNLP et ses partenaires, en vue non seulement de la mise à l’échelle éventuelle d’un tel programme basé sur l’épidémiologie moléculaire et la génomique du paludisme en vue de l’élimination du paludisme au Sénégal, mais également de voir comment la Fondation Bill et Melinda Gates peut prendre l’exemple du Sénégal pour aider d’autres pays endémiques. « En effet depuis près d’une vingtaine d’années, la Fondation Bill et Melinda Gates appuie le Sénégal à travers le département de Parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dirigé par moi-même dans le cadre de la formation et de la recherche de nouveaux outils et de nouvelles stratégies pour le contrôle et l’élimination du paludisme au Sénégal », a-t-il fait savoir. Et souligne que plusieurs chercheurs sénégalais, grâce à ce financement de la fondation Gates et le Sénégal, ont été formés au début des années 2000 aux États-Unis, précisément à l’Université Harvard de Boston et à l’Institut Génomique de BROAD, MIT. Pour le Pr, après ces formations, il y a eu des transferts technologiques des USA à l’UCAD, ce qui a permis au Sénégal de disposer de plateformes de recherche de dernière génération, et de pouvoir dérouler des activités de recherche de très haut niveau. « Cela a permis au Sénégal, particulièrement au Programme national de Lutte contre le paludisme (PNLP), de disposer d’outils scientifiques de pointe pour juger de la pertinence des interventions avant leur mise à l’échelle au niveau national, mais également de pouvoir évaluer à temps l’efficacité de telles stratégies de lutte pour une meilleure maitrise de la maladie au Sénégal. Cependant, M. Ndiaye de noter que ces activités de recherche déroulées sur l’ensemble du pays, grâce à un partenariat avec le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, a permis de mettre en place, entre autres, un plan de surveillance de l’efficacité des antipaludiques, particulièrement des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés  d’artémisinine (CTA), un programme scientifique de surveillance des marqueurs et gènes de résistance du paludisme, la recherche de nouvelles techniques de diagnostic du paludisme, la mise en place d’un système national de contrôle de qualité du diagnostic, la mise en place de techniques de génotypages, de séquençage, qui aura permis de faire une cartographie génétique des souches plasmodiales circulant au Sénégal, la diversité génétiques de ces souches, d’étudier les mouvements de populations parasitaires en vue sur surveiller l’importation du paludisme dans des zones de pré-élimination comme le Nord du pays.

Khady Thiam COLY

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