Confidences

Ma vie… Badara Lô, ex-agent de la defunte Sotrac : «Je vis dans la solitude, mes épouses m’ont quitté…»

  • Date: 20 juillet 2015

Badara Lô était un agent de la défunte Société de transport du Cap-Vert. Mais sa vie a basculé un jour du mois d’octobre de l’année 1992. Il est victime d’un accident causé par une injection, dans les locaux de l’infirmerie de ladite société. Depuis lors, il vit dans des problèmes. Et comme pour ne pas arranger les choses, l’assassinat de son fils a accentué son désespoir. L’obligeant même à quitter la capitale pour aller se réfugier à Sokone.

 L’homme a été victime d’un accident, alors qu’il était en fonction à la défunte Sotrac. Affaibli par un paludisme sévère, il reçoit, lors de son hospitalisation, le 5 octobre 1992,  dans les locaux de l’infirmerie de la Sotrac, une injection fatale qui le paralyse temporairement. Et depuis son accident, aucune disposition n’a été prise dans le sens d’un règlement, même partiel, de cette affaire. Badara Lô vit depuis, une situation très difficile. Plus d’une dizaine d’années après ce fâcheux incident, Badara Lô continue de réclamer justice. «Je souffrais d’un paludisme sévère et on m’a fait une injection alors que je devais subir une opération à la hanche. Malheureusement, cela a mal tourné et je m’en suis tiré avec une paralysie temporaire des membres inférieurs. Depuis, je ne vis que de promesses. La Sotrac m’a envoyé directement à l’Hôpital Principal, auprès d’un orthopédiste, pour subir une opération», explique Badara Lô. Mais, malgré ces deux interventions chirurgicales, ses douleurs persistent. «J’ai subi deux opérations au même endroit. Cette fois-ci, les médecins ont implanté dans ma jambe une pièce au lieu du disque lombaire qu’il avait retiré sur la colonne vertébrale. C’est après la deuxième intervention chirurgicale à Fann que j’ai pu remarcher. Malgré tout, je continue de souffrir physiquement et moralement», confie-t-il. Cependant, il a utilisé tous les moyens de recours pour rentrer dans ses droits. Il a écrit presque à toutes les autorités du pays, mais jusqu’à présent, sa requête est restée sans suite. «Tout ce que je souhaite, c’est que cette situation là soit définitivement réglée. J’avais saisi la justice mais depuis, le dossier n’avance pas», déclare-t-il.

Depuis ce drame, l’homme souffre et continue à souffrir. Puisqu’en 2006, sa vie sera traversée par une autre tragédie. La nuit du 20 au 21 mars de cette même année, son fils Babacar Lô, âgé de neuf ans, est assassiné. «Les services de l’Etat ont été informés du terrible drame qui s’est abattu sur ma famille. Mon fils fut sauvagement assassiné et son meurtrier court toujours. J’ai effectué plusieurs démarches et envoyé des correspondances aux différents acteurs concernés. Mais depuis, rien ! Un non-respect total des engagements signés par le liquidateur est observé. Cette lettre m’a été remise par mon conseiller, pour me faire accepter la demande de radiation signée par le liquidateur. Et il y est stipulé que l’actif n’est pas encore réglé par le gouvernement», se désole M. Lô, qui semble être au bord du suicide. Il a lancé un appel pour que les autorités lui viennent en aide, mais certaines d’entre elles n’ont pas réagi à sa requête. Son foyer a éclaté, ses deux femmes parties, il a pris la décision de quitter la capitale sénégalaise pour aller vivre à Sokone, où il est actuellement hébergé par son frère. «Je demande une aide sociale pour reprendre ma vie normale. Je ne veux plus me baser sur des promesses qui restent sans suite. Le liquidateur a fait un abus de confiance, faux et usage de faux. Je demande une intervention urgente de mon dossier qui m’inquiète beaucoup. Je suis père de huit enfants et je vis dans la solitude. Je perçois une modique pension de l’Ipres», exhorte-t-il. Du coup, il demande le respect des engagements que le liquidateur avait pris auprès de ses avocats.

L’Obs

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