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MACKY SALL À MI-MANDAT. OÙ EN EST-IL ?

  • Date: 4 mai 2016

Avec la récente promulgation de la nouvelle Constitution, le Président Macky Sall fait entrer le Sénégal dans une nouvelle ère qui devrait être marquée de son empreinte surtout cet acte historique coïncide avec le mois de la fête du Travail, période moment propice pour une lecture de sa politique économique et sociale. Il est à mi-mandat. Un décryptage de son action en cours et de celle à venir donne conséquemment une vision ample et vaste sur son œuvre en cours, une œuvre inspirée de son programme de campagne et exaltée largement par le Plan Sénégal Émergent (PSE). Où en est-il ?

En 2012, Macky Sall est arrivé au pouvoir en un moment où les Sénégalais étaient meurtris par la gouvernance personnelle de la République et la prédation des finances publiques par des transactions boursières qui vidaient crescendo les caisses de l’État. Devenu la seule alternative, les citoyens l’ont mis en scelle, épiant de lui une rupture et un nouvel élan. Son premier acte, après sa prestation de serment et la formation de son gouvernement, fut de procéder à un audit des finances publiques. Ce diagnostic opéré lui a davantage permis d’avoir une représentation globale de l’ampleur des dégâts. Son option non négociable de s’appliquer et d’imposer une gouvernance économe, limpide et transparente l’a amené à activer la CREI comme un avertissement à tous ceux qui sont aux affaires et dans le but surtout de rendre compte et de restituer les biens financiers de l’État utilisables dans des secteurs prioritaires au bénéfice de la Nation. Dans la perspective d’une gouvernance sobre qui marque une rupture radicale avec les pratiques antérieures, le Président Macky Sall s’est immédiatement engagé à mettre fin à la spirale dangereuse de la dette publique qui ankylose la gouvernance d’État, à une réduction des dépenses publiques, à un halte aux dérogations fiscales, et surtout à une suppression de structures publiques et un plafonnement du salaire de Directeurs généraux.

Mais dans le domaine économique, la chance de Macky Sall est surtout de disposer de technocrates chevronnés nourris d’expériences et d’aisance dans la gestion et l’intendance budgétaire qui ont, par ses instructions, une mise en bonne orbite des finances publiques, un étant salué et loué par les Bailleurs de Fonds et les Partenaires au développement. Cette situation a largement facilité une politique sociale appliquée dans la volonté d’alléger les peines et les lourdeurs des ménages sénégalais.

La politique sociale

Elle est un domaine délicat pour tout pouvoir politique. Macky Sall a vite compris l’enjeu qu’il représente. De tous les chefs d’État qui se sont succédé à la tête du Sénégal, il est le seul qui n’a bénéficié d’aucun état de grâce. Pour relever ce défi, il pose d’abord illico presto des actes concluants pour les personnes vulnérables. Cela a donné naissance aux Bourses de sécurité sociale (Bss), la très sociale Couverture maladie universelle (Cmu) et même des cartes d’égalité des chances pour les handicapés. Le soutien aux familles qu’il a apporté est surtout cette opportunité unique qui offre l’hospitalisation et la vaccination gratuite pour les enfants de zéro à cinq ans, une première en Afrique et dans la sous-région.

La politique sociale s’est élargie par une courageuse réduction de la TVA sur les produits de première nécessité, permettant conséquemment une baisse du prix des denrées. Cet acte ovationné par les associations consuméristes, est devenu un important gain social pour les ménages. Et au-delà même de la baisse des prix des denrées alimentaires, le Président Macky Sall fait voter le 05 janvier 2014 aux députés et à l’unanimité un projet de loi sur la baisse des loyers, permettant un accès au logement à des mensualités soutenables.

En quatre années de gouvernance et malgré les pressions et contraintes politiques et sociales, y parvenir est bien une prouesse. Cette prouesse est également lisible dans les pilotis immobiliers et routiers.

La politique infrastructurelle

Pour avoir remplacé Abdoulaye Wade qui a érigé çà et là de grandes édifices et construit des infrastructures routières, Macky Sall ne pouvait que , dans le sillage de la continuité de l’État et par rapport à son programme, s’engager à faire plus et mieux que son prédécesseur qui a bénéficié de deux mandats successifs. Le gigantesque et moderne Centre de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio qu’il a fait sortir de terre est un pôle non seulement national, mais aussi ouest-africain de rencontres internationales de grande envergure.
Dans les mois qui viennent, avec les projets élaborés et les opportunités qu’offre cette zone géographique, une nouvelle ville moderne et dynamique va se faire jour, donnant au Sénégal un visage nouveau. Déjà, du projet immobilier de 40.000 logements et du lancement des travaux de la deuxième université de Dakar naîtra une annexe de la Capitale ouverte sur le monde et conforme aux exigences environnementales et aux réalités du monde contemporain.

À Dakar, même la future Cité de l’Emergence, la fonctionnalité de la nouvelle gare ferroviaire aux Baux Maraichers, l’Autoroute Ila Touba, la réfection de la grande route Fatick-Kaolack, les travaux d’expansion de l’Université Gaston Bergerb (Ugb) de Saint-Louis, indiquent bien que Macky Sall s’est intelligemment donné le profil de bâtisseur tout en consentant des sacrifices.

Les sacrifices consentis

Avec les Bailleurs de Fonds et les Partenaires au développement des conditionnalités et une soumission à l’économie de marché, Macky Sall est resté inextricable à sa vision d’une politique financière dont la finalité ne réside point dans l’économie elle-même, mais dans sa destination sociale. Sa volonté de faire plus et mieux que lui fait consentir des sacrifices. L’immensité de ses ambitions d’homme d’État et d’homme politique est telle que même le chef de la Banque mondiale (Bm) lui suggère de revoir celles-ci à la baisse. Mais Macky Sall reste inflexible. Les revendications sociales de la classe ouvrière et la situation de crises récurrentes dans le système éducatif dans un contexte si délicat l’amène à se voir obligé de consentir des sacrifices dont la finalité est la satisfaction de la demande sociale.

C’est la raison de la politique de l’emploi et de la promotion du secteur ouvrier, du partenariat avec les Entreprises et de la politique agricole et minière. La politique sociale de Macky Sall fait ainsi à la fois les acteurs sociaux et entrepreneuriaux de la vie économique et du partage et de la solidarité entre les générations. C’est certainement pour cette raison que le PSE vise l’horizon 2035.

Ainsi, jusqu’en ce mois de Mai 2016, les Sénégalais demeurent partagés entre l’impatience de voir Macky Sall accélérer davantage les galops de la nouvelle alternance et l’optimisme que rien ne sera comme avant nourrissant encore un grand espoir.

Pape Ndiaye

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