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Macky Sall, l’étoffe d’un humaniste et la carrure d’un bâtisseur (Par Amadou Moustapha SARR)

Point n’est besoin de logométrie pour mesurer la profondeur et la haute facture intellectuelle du message du Président de la République à l’occasion du nouvel an. Mélange de plusieurs sentiments à la fois d’emphase et de pudeur expressive, la richesse du texte n’a d’égal que le sentiment de sincérité qui s’y dégage pour invoquer et susciter chez les citoyens la patience de laisser murir les fruits de nos efforts soutenus auxquels il a engagé son gouvernement pour qu’il soit à l’écoute des populations et qui devra surtout rester « dans le temps utile ; le temps du travail ; le temps de l’action et du résultat » . Cette invite au culte du travail n’est d’ailleurs pas nouveau et montre, encore une fois, ce désir ardent de consolider les résultats satisfaisants que présente notre économie à travers le Pse avec un taux de croissance de 6,8 % , soit l’une des meilleures performances de la sous-région. Aussi, sans aucune exagération, encore moins d’autoglorification, arborant le triomphe modeste, car comme le dit si bien J. J. Rousseau : « Les grands hommes ne s’abusent point sur leur supériorité ; ils la voient, la sentent, et n’en sont pas moins modestes », le Président Macky Sall veut surtout marquer son époque et laisser aux générations futures, en particulier à cette jeunesse à laquelle il a consacré l’essentiel de son message, un avenir radieux qui se réalisera sans doute, malgré les sceptiques et autres pessimistes. Le propre des pragmatiques, c’est de ne pas exceller dans le verbiage facile et inutile puisque « la nature a donné aux grands hommes de faire et laissé aux autres de juger » (Luc de Clapiers). En 1732, lorsque le Comédien et académicien Philippe Nericault disait que la critique est aisée et l’art difficile, il ne pensait pas si bien dire, car nous sommes décidément dans un pays particulier, qui est le Sénégal, et où l’opposition du « ôte-toi de là que je m’y mette » fait preuve d’un manque de foi manifeste face à toutes les nombreuses et belles réalisations sous le magistère du Président Macky Sall qui, malgré tout, prend toujours de la hauteur et n’a de cesse d’inviter les acteurs politiques et les franges dissidentes de la Nation à la table du dialogue et à la consolidation de la paix. Quel beau geste d’ouverture et de disponibilité que seuls des hommes évaluant la pleine mesure de l’évanescence de leur être sur terre peuvent offrir de façon si désintéressée et symbolisé d’ailleurs par cette belle expression puisée dans le message du Président de la République : « Quant à nous, éphémères voyageurs dans le temps, nous parcourons tout juste le bout de chemin qui nous réunit sous l’ombre apaisante de cet arbre». Et il ajoute : « Nul n’est assez fort pour prétendre s’y établir tout seul. Et nul n’est trop faible pour y être privé de sa place ». Voilà, à mon sens, un modèle d’humanisme africaniste puisé dans le tréfonds de cette fibre culturelle, enrichie par les valeurs islamiques que nous ont inculquées nos vénérés saints et qui continueront certainement de veiller sur nous (nous nous inclinons pieusement sur la mémoire des illustres khalifes généraux qui nous ont quittés durant cette année 2017 qui fut particulièrement douloureuse pour tous les musulmans du Sénégal).

Encore une fois, un discours de nouvel an n’est décidément pas un discours programme, car cette charge revient naturellement au gouvernement qui, dans le cadre de la politique définie par le Chef de l’Etat, expose au Législatif les orientations générales. Mais, se prêtant toujours à cet exercice si solennel, il ne peut manquer de choisir quelques points saillants touchant particulièrement des secteurs stratégiques comme celui de la jeunesse.

Ainsi, en invoquant ce destin commun auquel aspire tout le monde, il choisit, comme il le dit si bien dans son message, d’axer la politique économique du pays sur cette frange de la population qui incarne cet avenir, force vitale inspirant notre marche vers le Sénégal de nos rêves. A ce stade de notre développement et au rythme avec lequel il imprime ses réalisations qui n’épargnent aucune couche sociale et aucune contrée du pays, nous pouvons être sûr que l’émergence à l’horizon 2035 sera atteint au grand bonheur des populations.

Oui, le Sénégal est résolument tourné vers le changement et le progrès économique et social avec les réalisations du Pudc et du Puma qui matérialisent ce modèle de développement inclusif faisant la fierté de notre pays. La consolidation du programme des Bourses de sécurité familiale qui permettra d’enrôler 400.000 familles dans le filet social doit être saluée par tous parce que c’est notre manière de symboliser le culte du partage et de la solidarité qui sont des qualités consubstantielles à notre culture islamo-africaine. Dans le cadre des investissements structurants qui vont offrir au Sénégal des infrastructures de nouvelle génération (Ter, Ila Touba, Aibd, Pôle urbain de Diamniadio, etc. ), nous devons saluer la vision du Président Macky Sall qui place, aujourd’hui, le Sénégal au rang des pays en pole position dans notre sous-région ; ce qui fait incontestablement de lui le Président le plus bâtisseur des indépendances à nos jours. Bien sûr, les autres diront toujours le contraire, car comme l’affirme Miguel de Cervantès, « la jalousie ne permet jamais de voir les choses telles qu’elles sont. Les jaloux voient à travers un miroir déformant qui grossit les détails insignifiants, transforme les nains en géants et les soupçons en vérité ».

Compassion, grandeur d’âme, humanisme, appel au travail et au dialogue sont autant de sentiments auxquels nous convient le Président Macky Sall. Quelle belle noblesse d’esprit qui ne saurait entretenir cette relation si harmonieuse avec toutes les sensibilités religieuses, toutes obédiences confondues, sans parti pris, tout en respectant cette équidistance temporelle, garante de notre laïcité constitutionnelle !

Décidément, l’exception sénégalaise restera la marque déposée, toujours raffermie et améliorée par le style singulier d’un homme d’Etat de la dimension de Macky Sall. D’ailleurs, un de ses prédécesseurs, le Président Abdou Diouf, lors de sa visite à Tivaouane, auprès du Khalife des Tidianes, disait du Président Macky Sall : « C’est un bon Président ». Quel bel hommage sincère.

Permettez, enfin, au risque d’être dithyrambique, de terminer ce texte sur cette belle citation de l’Ecrivain Ralph Waldo Emerson : « Les grands hommes, les génies, les saints n’ont fait de grandes choses que parce qu’ils étaient inspirés par un idéal. On a besoin d’accrocher sa charrue aux étoiles. ».

Par Amadou Moustapha SARR
Médiateur pédagogique
Directeur du Cpar de Tivaouane.
amet6326@gmail.com

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