Macky séduit à Madagascar et trébuche sur Castro

Le discours de Macky Sall face à ses pairs de la Francophonie dont le 16ème Sommet se tient à Antananarivo, est d’une dimension historique à inscrire dans le patrimoine mondial. C’est l’un des plus beaux, courageux et profonds discours qu’il n’a jamais tenu. Il a même, avec une fine diplomatie, abordé avec courage, les dossiers qui fâchent.

Les valeurs de la démocratie, de la justice pénale internationale et des enjeux du développement avec un style et une tonalité rares, ont été au cœur de son propos. Il a imposé l’image d’un Sénégal fertile en idées et en vision. Il a surtout renforcé en virtuose son historicité dans la Francophonie, conçue par Léopold Sédar Senghor en asyndète avec  Amadou Diori et Habib Bourguiba !

Il a séduit simplement en tenant en haleine un auditoire qui, in fine, a salué son discours de traceur de destin par une ovation fort nourrie.

Mais et mais ! Après son historique discours salué à l’applaudimètre, il a trébuché avec la mort de Fidel Castro dont il loue l’action. Or, cet homme violent appelé Lider Maximo, a régné pendant ….. 50 ans sur le Cuba, avec des dérives totalitaires au nom de la révolution dite populaire, constamment dénoncée pour son absolutisme. Meneur de lutte armée, chef de guérilla, Fidel Castro a autant de lauriers que de mains ensanglantées.

Macky Sall ne s’inspirera jamais de lui, ni de sa méthode de gouvernance. Son hommage fut maladroit. Pour des civilités diplomatiques, il aurait été plus sage de se limiter à présenter les condoléances du peuple sénégalais au peuple cubain. En lui rendant hommage, il parle d’un leader qui « a incarné une politique de rupture ».

C’est diplomatiquement généreux. Mais Castro menait, non une politique de rupture, mais de blessure et de cassure. Macky Sall a loué un grand révolutionnaire, certes, mais qui a des mains rouges et dont le parcours est à la fois une épopée et un désastre.

Autant son discours face à un auditoire francophone qui pèse dans l’orientation du 21ème siècle a été grandiose, autant il a trébuché sur Fidel Castro, un leader dont la seule évocation du nom faisait trembler. Macky a combattu la dévolution monarchique du pouvoir, et Castro l’a pratiqué en démissionnant pour faire installer …son frère Raul Castro au pouvoir. Ce fut une erreur de le louer.

Domou rewmi

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One comment

  1. macky voulait onstaller Aliou Sall comme fidel avec raoul.