Accueil / SOCIETE / Un maçon risque 10 ans de prison pour avoir demandé à une fille de 8 ans de le sucer et…

Un maçon risque 10 ans de prison pour avoir demandé à une fille de 8 ans de le sucer et…

Elève en classe de CE1, la jeune fille âgée seulement de 8 ans a narré les faits de tentative de viol dont elle serait victime. Au banc des accusés, il y a un maçon qu, risque 10 ans de prison ferme si le tribunal en rendant sa décision, le 7 novembre prochain, suit le parquetier dans son réquisitoire.

Maçon de son état, Mamadou Paye a encore comparu devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Condamné dans le passé pour des faits de viol, il a été présenté, ce mercredi, aux juges pour des faits de tentative de viol sur une mineure âgée de 8 ans et pédophilie. Et si en rendant sa décision le tribunal suit le parquetier dans son réquisitoire, le mis en cause risque de passer 10 années derrière les barreaux. Selon la victime, son bourreau fréquente tous les jours leur domicile. C’est ainsi qu’il a tenté à deux reprises d’entretenir des relations sexuelles avec elle. « La première fois, il m’avait trouvé sur la terrasse. Après avoir ôté mon pantalon et mon slip, il a frotté son sexe sur le mien. La deuxième fois, il m’avait entraîné sous les escaliers. Ainsi a-t-il sorti son sexe avant de me demander de le sucer. Ce que j’ai fait sans ambages. Après cette fellation, il a enlevé mon slip avant de tenter d’introduire à nouveau son sexe dans le mien », a dit la fille à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar les larmes aux yeux. Poursuivant, elle ajoute que : « c’est en ce moment que mon oncle F. Mbaye nous a surpris. Choqué, mon oncle est monté pour le dire à ma mère. Sur ce, je suis allée me réfugier dans notre école de peur d’être tabassée ». Entendu à son tour par les juges, le mis en cause a battu en brèche les déclarations de la fille même si, narre le maçon, il connaît la fille et fréquente souvent leur domicile. « Cette fille que vous me présentez comme étant ma victime habite non loin de chez moi. C’est vrai que je fréquente souvent leur maison, mais je me limitais simplement à discuter avec elle. Je n’ai jamais eu une mauvaise intention à son égard. Et le jour où son oncle nous a trouvés sous les escaliers, on était en train seulement de discuter », s’est dédouané le prévenu.

A la barre du tribunal des flagrants délits, le père de la victime a renseigné que « celui qui les a dénoncés n’est personne d’autre que mon petit frère. Il ne s’entend pas avec ma femme, raison pour laquelle il s’est rétracté à la barre. Le jour des faits, c’est lui qui est allé dénoncer le prévenu à mon épouse. Très en colère, celle-ci l’a conduit immédiatement à la police. C’est à son retour qu’elle m’a réveillé vers les coups de midi pour m’informer ». Le papa de poursuivre : « au début je voulais même régler les choses en famille, vu les liens de parenté qui existent entre nous. Mais lorsque j’ai vu ma fille fuguer avant de revenir à la maison en pleurs, j’ai pris les choses au sérieux ». Sur une question de savoir s’il réclamait des dommages et intérêts à la famille, le papa de la fille a répondu par la négative. Pour sa part, le maître des poursuites reste convaincu que le prévenu est coupable des faits qui lui sont reprochés. « Je ne pense pas que la mère de la victime soit animée par une intention d’enfoncer le prévenu. C’est plutôt l’oncle F. Mbaye qui ne veut pas assumer sa responsabilité. N’eût été son intervention, le prévenu allait abuser de sa victime. Il l’avait reconnu à l’enquête préliminaire », a martelé le maître des poursuites qui a requis 10 ans d’emprisonnement ferme. De son côté, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe. Selon la robe noire, la maman de la fille a une dent contre le mis en cause. Raison pour laquelle elle a monté cette histoire de toute pièce. « Il n’a opéré aucun acte matériel qu’on pourrait qualifier de commencement d’exécution. Le témoin oculaire des faits, à savoir l’oncle, a dit qu’il l’a trouvé en train de s’amuser avec la fille. Et le certificat médical a révélé que son hymen est intact », a relevé l’avocat qui a demandé la relaxe. Toutefois, le tribunal s’est accordé un délai pour rendre sa décision le 7 novembre prochain.

 

Cheikh Moussa SARR

À voir aussi

BHS : Le parrain de la mafia est le chef d’agence de Matam

Selon  Libération, le parrain de la mafia du détournement de 100 millions à la Banque …

Des magistrats se familiarisent aux règles du droit international humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Centre de Formation judiciaire (CFJ) du …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *