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MACOUMBA DIOUF, DIRECTEUR DE L’HORTICULTURE « Pourquoi l’horticulture est devenue l’or vert du Sénégal »

Directeur de l’horticulture, Macoumba Diouf a, lors d’un entretien accordé à Rewmi Quotidien, abordé les sujets d’actualité. En trois questions, il est revenu sur le sous-secteur de l’horticulture, la tenue de la prochaine présidentielle et la question de la double nationalité.

Le sous-secteur de l’horticulture

« Le Plan Sénégal Émergent (Pse), devenu le référentiel en matière de politique économique et sociale de notre pays, place l’agriculture de manière générale au cœur de ses priorités. Du fait que l’agriculture est le sous-secteur par excellence porteur de croissance mais aussi et surtout porteur de développement inclusif ou de richesses partagées par un plus grand nombre de Sénégalais. Le Pse donne une place de choix à l’horticulture en ciblant quatre filières. Il s’agit du riz, de l’arachide, de l’oignon et les fruits et légumes de contre-saison destinés à l’export. Pour la dernière filière, un objectif de 157.500 tonnes d’exportation est ciblé pour 2017 ; on en est actuellement à 90.635 tonnes. Sur quatre filières de notre agriculture dont deux horticoles, cela veut dire si on compare en terme de superficie l’agriculture pluviale par rapport à l’horticulture, cette filière a la part belle dans ce pays en termes d’objectifs fixés par le gouvernement. Nos autorités accordent un intérêt particulier à ce secteur parce que l’horticulture est devenue l’or vert du Sénégal. L’horticulture est devenue le secteur le plus dynamique et le plus performant de l’agriculture sénégalaise. De 2012 à nos jours, les productions ont augmenté de manière particulièrement satisfaisante même si une tendance haussière a été enregistrée avant. La production est passée de 905.000 tonnes à 1.133.430 tonnes en 2015. C’est une augmentation qui tourne aux environs de 5 à 10 % tous les ans et de manière constante. L’autre indice est que les exportations sont passées de près de 67.000 tonnes en 2012 à 90.635 tonnes en 2015. C’est une augmentation qui tourne entre 15 et 20 %. Donc, ce secteur ne peut que mieux se comporter. Et ce n’est pas fini parce que ce sont des rentrées de devises. Ce n’est pas moins de 50 milliards annuel pour ces exportations. Ce n’est pas également moins de 75 à 85 milliards F Cfa d’économie de devises qui devraient partir. Presque 100 milliards d’économie annuelle qui vient seulement de trois secteurs notamment l’oignon, la carotte et la pomme de terre. L’horticulture, c’est l’avenir de la culture sénégalaise et le potentiel est loin d’être exploité. Car, ce secteur peut mieux faire. »

La question de la double nationalité

« Cette question est particulièrement importante. Je ne peux pas l’admettre et je commence par dire que j’en ai qu’une et je n’ai jamais eu deux et j’en aurais jamais plus qu’une c’est-à-dire celle sénégalaise. Je suis vraiment frustré, blessé d’apprendre dans la presse que des autorités d’un certain rang dans ce pays ont eu ou ont encore une double nationale. Parce que quelle part, il y a eu un problème. Au niveau de l’application de la loi y compris celle sur la nationalité. Cette loi a des dispositions très  claires. D’autre part, il y a aussi problème de considération de respect de ces responsables vis-à-vis des Sénégalais. Pour moi, ce n’est pas acceptable qu’on puisse avoir la double nationalité et occuper certaines responsabilités par rapport auxquelles les textes de ce pays sont très clairs. De mon point de vue, cette question est tellement importante qu’elle ne devrait pas faire l’objet d’un débat politique dans la presse et après on tourne la page. Le président de la République et son gouvernement devraient saisir cette occasion pour non seulement tirer au clair cette affaire mais aussi réviser ou procéder à la retouche s’il y a lieu. Ils doivent veiller à l’application rigoureuse des dispositions en vigueur. Ce, pour éviter que cela ne se reproduise à nouveau. »

Cheikh Moussa Sarr

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