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MAGAL DE POROKHANE :La ‘ mère du Mouridisme’ célébrée aujourd’hui

Porokhane! La seule évocation de ce site, situé à environ 12 km de Nioro (dans le Saloum) rappelle le nom de Mame Diarra Bousso, celle qui a porté dans ses bras , Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. La communauté mouride célèbre aujourd’hui le Magal de Porokhane pour rendre hommage à celle que l’on peut appeler la  » mère du Mouridisme ».

Source le Matin
Porokhane! La seule évocation de ce site, situé à environ 12 km de Nioro (dans le Saloum) rappelle le nom de Mame Diarra Bousso, celle qui a porté dans ses bras , Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. La communauté mouride célèbre aujourd’hui le Magal de Porokhane pour rendre hommage à celle que l’on peut appeler la  » mère du Mouridisme ».

S’il ya une localité comparable à Touba sur le plan des lieux de culte et de l’affluence, c’est bien Porokhane où repose la vénérée Mame Diarra Bousso. Porokhane, cette contrée bénie a le rare privilège de faire partie des foyers ardents du Mouridisme. C’est dans ce village sacré que l’histoire conserve encore ses mystères liés à l’enfance et à la jeunesse de Khadimou Rassoul.

Qui était Mame Diarra Bousso ? De son vrai nom Diarra Toulah, Mariama Bousso, elle est née en 1832 dans le village de Mboussobé au Djolof. Elle est fille de Mame Asta Walo Mbacké et de Mouhamadou Bousso. Un jour nous raconte-t-on, Diarra Bousso se rendant à une cérémonie, son fils Cheikh Ahmadou Bamba qu’elle portait sur le dos, lui demanda avec insistance de le laisser dans la clairière de Porokhane et de ne point goûter aux mets qui y seraient servis. Ce qu’elle fit. À son retour de la manifestation, elle retrouva le phénoménal enfant. Une de ces scènes miraculeuses dont témoignent ces vers de Cheikh Ahmadou Bamba :  » je remercie Mame Diarra Bousso pour avoir gardé secret mes actions hors du commun durant ma jeunesse ». Discrète, Mame Diarra Bousso était l’exemple vivant de la fidélité et du dévouement inconditionnel de l’époux.

Un jour, selon des témoignages , Mame Diarra Bousso avait reçu de son mari l’ordre de l’attendre près de sa chambre. Dans ses occupations, Mame Mor Anta Saly l’oublia. Une grande pluie tomba toute la nuit. C’est à l’aube que Mame Mor Anta Saly s’est rendu compte que son épouse a passé la nuit dehors sous la pluie. Comment en est -on arrivé là ? Sokhna Diarra Bousso ne voulait pas trangresser l’ordre que lui avait donné son mari. Bel exemple de vertu. Les nombreuses femmes qui se rendent à Porokhane saisiront certainement cette opportunité pour se recueillir devant le mausolée de Mame Diarra Bousso.

Le puits de Porokhane dont la mémoire collective y vivifie les hauts faits de la mère de Serigne Touba est le passage obligé de tous les fidèles. Mame Diarra Bousso qui fut l’archétype achevé du dévouement inconditionnel à l’époux n’aura vécu que 33 ans. Elle fut rappelée à Dieu en 1865 à Porokhane après trois jours de maladie. Les fidèles convergent depuis hier dans cette localité pour se souvenir de la « mère du Mouridisme ». Les autorités pour leur part ont pris toutes les dispositions pour faire de ce rendez– vous religieux un événement réussi.

À ce titre, 250 gendarmes et 300 éléments du Groupement Mobile d’Intervention (Gmi) ont été mobilisés pour la circonstance. Les responsables de la Sénélec et de la Sonatel ont assuré lors du Crd de jeudi dernier que l’artillerie lourde sera mise en branle pour un bon fonctionnement de leurs services. Serigne Bassirou Mbacké, l’organisateur principal de ce magal a exhorté les talibés à faire de dévotion à la mémoire de celle que la communauté sublime ses vertus.


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