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Maguette Diop renvoie Khalifa et Cie en audience spéciale

Depuis son arrestation le 7 mars dernier, Khalifa Sall est apparu en public pour la première fois, hier, au palais de justice de Dakar. Tout de blanc vêtu, avec de fines lunettes argentées, le député-maire était entouré de sa large d’équipe d’avocats. Il était à la fois souriant, mais aussi par moment très soucieux. Le procès a été renvoyé en audience spéciale pour le 3 janvier prochain. Retour sur les temps de ces 30 minutes d’audience.

Les nommés Khalifa Ababacar Sall, Mbaye Touré, Amadou Moctar Diop, Ibrahima Yatma Diao, Ibrahima Touré, Mamadou Oumar Bocoum, Fatou Traoré et Yaya Bodian, ont comparu, hier, devant le tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs, escroquerie, détournement de deniers publics, faux et usage de faux dans un document administratif, complicité. Aussitôt évoqué par le juge Maguette Diop, le procès a été renvoyé jusqu’au 3 janvier prochain en audience spéciale. Le Président du tribunal estime que toutes les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de l’audience. Sans perdre de temps, les défenseurs de Khalifa Sall ont saisi le Président pour faire une remarque sur la procédure. Il s’agit de « l’irrégularité de la saisine du tribunal ». A en croire les avocats de la défense, c’est par voie de presse qu’ils ont été informés du jour du procès alors que le parquet devait respecter l’article 174 du Code de procédure. Selon eux, cet article stipule que quand il y a un renvoi pour juger une affaire, les avocats doivent être informés par le procureur. « Faux », a lancé le maître des poursuites, selon qui toutes les parties ont été informées. Aussitôt après cette précision, Me El Hadji Diouf a voulu prendre la parole pour apporter une réplique au parquetier. Il sera vite arrêté par le Président du tribunal, sous prétexte qu’il n’avait pas la parole. C’est sur ces entrefaites que l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Félix Diome, est monté au créneau pour apporter des précisions sur la constitution dans ce dossier de Me. Diouf.

Me El Hadji Diouf, la constitution de la polémique

« Si vous jugez donner la parole au bouillant avocat, nous avons des remarques à faire sur sa constitution. Si vous renvoyez l’audience, nous ferons nos remarques la prochaine fois », a-t-il déclaré. « Je demande que ma constitution soit acceptée tout de suite, sinon je vais porter plainte contre le tribunal », a lancé Me El Hadji. Certainement, sa constitution fera l’objet de discussion le 3 janvier prochain, jour du procès. Auparavant, la parole est à la défense. Elle renseigne qu’elle a une liste de personnes à faire comparaitre en guise de témoins. Et que cette liste sera soumise au tribunal lors de la prochaine audience. « Si la défense veut convoquer des témoins, qu’elle la fasse sur le champ. Mais, elle ne devrait pas attendre la date du 3 janvier pour demander un autre renvoi », a martelé le maître des poursuites. « Nous convoquerons nos témoins quand tout le dossier sera régulé », a encore dit Me El Hadji Diouf. La réponse du parquetier ne s’est pas fait attendre. « Vous ne respectez pas le tribunal. Vous faites la police de l’audience depuis le débat des débats. Taisez-vous », a-t-il dit. « Je n’ai aucun respect pour vous. Vous n’avez pas la police de l’audience. Ma constitution sera acceptée par la force, vous perdez votre temps. Vous voulez imposer votre diktat, mais ça ne passera pas », a soutenu Me El Hadji Diouf. Il a fallu l’intervention du Président du tribunal pour calmer tout le monde. Il promet de prendre toutes les dispositions pour que ce dossier soit en état.

Cheikh Moussa SARR

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