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Maladies cardiovasculaires : la dépression serait un facteur de risque

Maladies cardiovasculaires : la dépression serait un facteur de risque

La dépression augmenterait le risque de maladies cardiaques. Il serait donc nécessaire de mettre en place une meilleure prise en charge de ce type de trouble mental.

Il existerait un lien entre la dépression et le risque de maladies cardio-vasculaires, selon les résultats d’une étude d’une équipe de chercheurs de l’Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris.

Les chercheurs de l’Inserm ont réalisé une étude avec les données médicales de l’enquête PPS3 (Paris prospective study III), qui suit depuis plusieurs années la santé cardiovasculaire d’une dizaine de milliers de volontaires sains. Les scientifiques ont évalué leur santé cardiovasculaire par une méthode proposée par l’American Heart Association qui s’appuie sur sept critères faciles à mesurer ou évaluer : trois indices biologiques (cholestérolémie, glycémie et pression artérielle) et quatre facteurs comportementaux (consommation de tabac, régime alimentaire, activité physique et indice de masse corporelle). Le but de leur recherche, analyser le lien entre dépression et maladies cardiovasculaires et l’hypothèse que les personnes présentant des symptômes dépressifs ont du mal à adopter des comportements bénéfiques pour leur santé cardiovasculaire.

Lutter contre la dépression pour améliorer la santé cardiovasculaire

Les résultats de de cette étude ont montré que parmi les volontaires à la santé cardiovasculaire médiocre, 10% montraient un niveau élevé de symptômes dépressifs (dont 5% étaient traités aux antidépresseurs). « Ces personnes dépressives ont 30% de chances en moins que les autres d’être en santé cardiovasculaire idéale, et que la différence porte essentiellement sur les facteurs de risques comportementaux », explique Jean-Philippe Empana, responsable d’une équipe Inserm* au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris.

« C’est un résultat intéressant car on peut lutter contre les symptômes dépressifs, et donc améliorer indirectement la santé cardiovasculaire d’une part non négligeable de la population ».

« Depuis quelques années a émergé le concept de prévention primordiale, une approche plus en amont qui vise à prévenir l’apparition de ces facteurs de risque » conclut Jean-Philippe Empana.

Auteur: Agathe Mayer – TopSante

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