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MALADIES INFECTIEUSES- Des chercheurs se forment à la bio-informatique

Une soixantaine de chercheurs sénégalais ont ainsi bouclé, depuis vendredi, une formation de 5 jours pour se préparer à la création de nouvelles techniques de diagnostic et d’outils de surveillance des pathologies infectieuses.

Les maladies infectieuses posent un problème d’envergure mondiale. Elles tuent chaque année 17 millions de personnes dont 95% vivent dans les pays en développement et sont pour moitié victimes du paludisme, du VIH et de la tuberculose. Quarante millions de personnes dans le monde sont infectées par le VIH et, du fait de la mondialisation des échanges et des voyages, les maladies infectieuses ne peuvent plus être considérées comme des problèmes purement locaux. Au-delà des risques de propagation hors des pays touchés, les maladies infectieuses peuvent mettre en danger le développement économique et la sécurité du monde en général. Ces questions, qui intéressent toute des chercheurs sénégalais, ont fait l’objet d’un cours de bio-informatique appliquée à la génétique. Une première à l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar. Une soixantaine de chercheurs sénégalais ont ainsi bouclé, depuis vendredi, une formation de 5 jours pour se préparer à la création de nouvelles techniques de diagnostic et d’outils de surveillance des pathologies infectieuses. Financée par la Banque mondiale, cette formation selon le professeur de parasitologie Daouda Ndiaye, par ailleurs directeur du Centre africain d’excellence sur la génomique des maladies infectieuses (ACEGID), vise à former les bénéficiaires à l’utilisation des nouvelles techniques génétiques, au diagnostic des pathologies et à la surveillance de la chimiorésistance liée au paludisme et à d’autres maladies infectieuses. Ce n’est pas tout. D’après le Pr Ndiaye,  « cette formation était aussi une occasion unique pour préparer des scientifiques africains à la création de nouvelles techniques de diagnostic et d’outils de surveillance des pathologies infectieuses ». Le professeur Amadou Diouf, doyen de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD, a invité les chercheurs bénéficiaires de la formation à beaucoup voyager pour parfaire leur formation. « Il faut regarder ailleurs qu’au Sénégal. Quand on sort, on apprend beaucoup de choses », leur a-t-il lancé.

M BA

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