SOCIETE

Mali: flambée de violence à Gao

  • Date: 13 juillet 2016

A Gao, dans le nord du Mali, la mairie avait interdit une manifestation qui a tout de même eu lieu ce mardi matin, le 12 juillet. Une mobilisation de jeunes à l’appel de plusieurs organisations de la société civile, contre l’installation des autorités intérimaires issues des accords d’Alger qui doit commencer ce mois-ci. Ils demandent aussi leur intégration dans l’armée. Un rassemblement qui a mal tourné.

Ce mardi 12 juillet vers midi, on entendait encore des tirs dans les rues de la ville, selon les habitants. Quatre des sept quartiers de Gao seraient touchés par les violences.

Plusieurs centaines de jeunes sont sortis dans les rues ce mardi matin malgré l’interdiction de la mairie qui a évoqué l’état d’urgence. Les forces de l’ordre ont donc été envoyées pour sécuriser les rues. Il y a eu d’abord des jets de pierres auxquels ont répondu des gaz lacrymogènes. Puis, selon des témoins, la police a commencé à tirer à balles réelles, au moins en l’air.

Le service des urgences de l’hôpital de Gao a confirmé deux décès, et 17 blessés, dont deux en état grave, en marge de la manifestation. Selon le chef de service, les jeunes blessés continuent d’affluer vers l’hôpital, et le bilan devrait s’alourdir.

Les accords d’Alger pointés du doigt

D’après le président du conseil communal des jeunes de Gao, un des organisateurs, les manifestants demandent leur réinsertion socio-professionnelle. Ils veulent surtout pouvoir être intégrés dans l’armée et s’opposent également à l’installation dans la région des autorités intérimaires, issues des accords d’Alger. Des autorités non représentatives de la population de Gao, selon lui.

Toujours selon cet organisateur, des manifestants faisaient, dans l’après-midi de ce mardi, un sit-in près du gouvernorat. Le gouverneur de Gao parle d’une situation encore confuse et appelle la population au calme.

rfi

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15