Confidences

MALICK GACKOU, LEADER DU GRAND PARTI « Tout va mal à Saint-Louis »

  • Date: 18 janvier 2016

 Pendant 48 heures, Malick Gackou, le patron du Grand parti (Gp) a sillonné toutes les artères de la ville de Saint-Louis avant de terminer sa procession par un grand rassemblement au Centre Didier Marie. Un meeting aux allures de campagne électorale en marge duquel il a bien voulu répondre à nos questions.

Entretien  

Vous êtes à Saint-Louis depuis quelques jours. Quel est le sens de cette tournée ?

Je suis venu à Saint-Louis dans le cadre d’une opération de vente des cartes de notre parti. Comme vous le savez, depuis la vente des cartes dans la ville, nos représentants ont réussi à placer 8000 cartes. Ce qui est très important. Nous sommes à Saint-Louis pour rencontrer les militants et discuter sur des idées novatrices pour sortir Saint-Louis des ténèbres. Nous avons rencontré tous les militants du Grand parti (Gp). Et, nous avons bien entendu leur message.  Nous avons fait le tour de tous les quartiers de la ville de Saint-Louis.

Vous avez rencontré les Saint-Louisens et sillonné quelques quartiers. Comment vous avez trouvé la ville ?

Je suis très content de rencontrer les Saint-Louisiens. J’ai vu un engagement impressionnant des Saint-Louisens.  Ils nous ont accueillis et dans tous les quartiers, c’est le même constat car, je sens que les Saint-Louisens m’aiment beaucoup. L’accueil est un signe d’admiration et de soutien. Je venais toujours dans la ville de Saint-Louis. Lorsque j’étais élève, je venais à Saint-Louis, en étant étudiant, je venais à Saint-Louis. Et toutes les fonctions que j’ai eues par la suite, je venais dans la vieille ville. En tant que ministre, je ne peux pas compter le nombre de fois que je suis venu ici. Aujourd’hui, je suis le patron du Grand parti (Gp),  je vais continuer à venir dans la ville.

Dernièrement, vous avez réhabilité la morgue des cimentiers de Thiéme et Thiaka Ndiaye. Est-ce qu’on peut dire, aujourd’hui, que Malick Gackou cherche une base solide à Saint-Louis ?

Les gens pensent que c’est seulement dans le football, dans la musique ou dans la lutte que j’accompagne les Sénégalais. J’ai  beaucoup investi dans le volet social. Heureusement que moi, je n’ai pas l’habitude de donner et par la suite en parler. J’ai réhabilité la morgue et je n’ai jamais pensé faire cela pour une action politique.  Je l’ai fait dans le volet social. C’est ça mon intention parce que je ne peux pas comprendre une ville comme Saint-Louis, un quartier comme la Langue de barbarie qui polarise plus de 80.000 âmes, et qui souffre d’un manque criard d’une morgue digne de son nom. La ville de Saint-Louis, c’est  une ville que j’adopte et je suis fier d’y investir pour son rayonnement.

Et sur les autres volets ?

Vous tous vous avez vu ce qu’est aujourd’hui la ville de Saint-Louis. C’est une ville qui manque de beaucoup de choses. À l’entrée de la ville, c’est une situation très difficile. L’éducation est en retard et l’emploi des jeunes est presque inexistant. Saint-Louis devait être, aujourd’hui, la Venise de l’Afrique et malheureusement, tel n’est pas le cas. La ville doit être dotée d’un port digne de ce nom. Un port qui puisse jouer un rôle considérable dans le développement économique du pays. La question de l’environnement est plus que dégradante. Le quartier de Santhiaba et Goxumbathie sont menacés par les eaux. Doune Baba Dièye n’est plus que de nom. La brèche avance à grand pas. J’ai constaté que la ville est oubliée. Elle doit être l’une des priorités de l’État avec un programme bien ficelé. Le tourisme est plus que moribond. À Paris, chaque année, il y a 75 millions de touristes et que la ville de Saint-Louis a tous les atouts pour arriver à ce niveau. Elle accueille moins de 40 mille touristes par an. Ce qui est inadmissible. Ce qui manque, c’est l’engagement politique, et le respect pour les Saint-Louisiens. C’est comme si la ville de Saint-Louis est oubliée. Rien qu’avec le tourisme, on peut développer la ville. C’est le cœur de la capitale du fleuve Sénégal. L’agrobusiness doit être développé dans la ville. Saint-Louis  a les trois mamelles de développement qui existent et il faut les exploiter. Il s’agit du tourisme, de la pêche et de l’agriculture. La dernière chose à exploiter, c’est l’aéroport de Saint-Louis. Aujourd’hui, l’aéroport de Diass devrait être implanté à Saint-Louis.

 L’affaire Lamine Diack continue de faire du bruit. Oumar Sarr, le Secrétaire général adjoint du Pds est en prison. Quel est aujourd’hui le sentiment de l’homme politique que vous êtes ?

Lamine Diack  est un père pour nous, il le restera quelles que soient les difficultés auxquelles il est confronté. Nous lui manifestons toujours notre sympathie et notre solidarité de fils et de compatriote. Le Peuple sénégalais et surtout le chef de l’État devraient l’accompagner dans cette épreuve. S’agissant de la mise sous mandat de dépôt d’Oumar Sarr, je pense que sa  place n’est pas en prison. Oumar Sarr est un député et Secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds).  Et à ces titres, il s’est prononcé sur quelques sujets que ce soit en conformité avec les règles et les valeurs de la République. Je lance un appel solennel à l’endroit de l’État pour la libération  d’Oumar Sarr et qu’on arrête les pressions sur les leaders d’opinion et les hommes politiques.

Ousseynou DIOP

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