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MAMADOU ABDOULAYE NDIAYE, SG DU (SAES)/SECTION THIES REAGIT A LA SORTIE DU MINISTRE MARY TEUW- «L’ETAT VEUT NOUS METTRE EN MAL AVEC LES SENEGALAIS»

  • Date: 1 avril 2016

«Le ministre de l’Enseignement supérieur veut nous amener à refuser la table des négociations, à  s’énerver, à bouder et mettre en mal les enseignants avec les Sénégalais. Mais il faudrait surtout  que ceux qui ont signé au nom de l’Etat prennent aussi leurs responsabilités puisqu’il y a la sacralité de la signature de l’Etat. »

C’est ce qu’a déclaré hier, sur les ondes de Sud Fm, le secrétaire général du syndicat autonome des enseignants du Sénégal (Saes), section université de Thiès, Mamadou Abdoulaye Ndiaye. Il réagissait ainsi à la sortie de Mary Tew Niane qui a parlé des mesures financières prises par l’Etat du Sénégal pour la levée des blocages des enseignements dans les universités du Sénégal. Sur les 300 milliards dont parle le ministre et qui seraient injectés dans le secteur de l’enseignement supérieur, le responsable du Saes/section Thiès affirme «qu’en réalité les 300 milliards annoncés par l’Etat, c’est une agrégation de projets à réaliser dans les universités, de projets déjà réalisés et des projets en cours de réalisation ».

Et d’ajouter, «nul doute que cet amalgame est entretenu par l’Etat pour  nous mettre en mal avec les Sénégalais ». Il soutient aussi que « l’objectif n’est pas d’amener à l’apaisement mais plutôt d’attiser les distensions qui consistent à faire des grèves si nécessaire, alors que, nous n’en voulons pas». M. Ndiaye a fait savoir sur les ondes de Sud Fm,  qu’il avait déposé un préavis le 6 Janvier et c’est seulement le 29 mars 2016 que le gouvernement a répondu. Toutefois, il se dit surpris de voir le gouvernement, le lendemain, c’est-à-dire le 30 mars, faire une conférence de presse et donner un document avec force détails. Ce qui l’amène à dire que «le ministre aurait pu se limiter aux points de revendications ».

Par contre,  M. Ndiaye a avancé qu’il en ressort, dans la sortie du ministre de l’enseignement supérieur, des conséquences positives concernant les 4 points. Pour la réforme des titres,  le syndicaliste a déclaré : « le gouvernement dit que la loi a été votée et promulguée mais qu’elle sera appliquée que si le (Saes) s’engage à arrêter les grèves et à rattraper les cours. Mais cette réforme des titres est dans l’intérêt du gouvernement puisque les enseignants étaient en violation avec la loi de 81 ».

Le gouvernement dit qu’il est en train de faire la revue du fonds national de retraite (Fnr), mais, dira M. Ndiaye, « nous demandons juste aux enseignants de cotiser plus, pour pouvoir bénéficier d’une meilleure retraite et de demander au gouvernement d’arrêter dans l’immédiat  les ponctions faites dans les retraites des enseignants du supérieur». Pour ce qui est du logement, l’Etat avait décidé en Juin 1994 d’arrêter les logements conventionnés : « Les enseignants du supérieur avaient quitté les logements conventionnés parce que nous avions eu droit  à un logement et ceux qui étaient de la hiérarchie A ont eu entre 250.000 F Cfa  et 400.000 F Cfa, ceux qui sont de la hiérarchie spéciale ont eu entre 700.000 F Cfa et 1.000.000 F Cfa et nous qui sommes au sommet de la hiérarchie A spéciale, l’Etat nous propose 50.000 F Cfa» a-t-il déclaré.

Et d’avancer sur le dernier point de leur revendication à savoir la prise en charge médicale, « nous en rencontrons des difficultés au niveau interne également, c’est-à-dire des évacuations, mais l’Etat dit que l’argent est disponible et que nous pouvons être bénéficiaires des évacuations par le biais du ministre de la fonction publique ».

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