Accueil / POLITIQUE / MAMADOU DIOP DECROIX SUR LA CRISE SCOLAIRE « Si le gouvernement va dans le sens de vouloir réprimer les enseignants, il le regrettera »
Mamadou Diop Decroix

MAMADOU DIOP DECROIX SUR LA CRISE SCOLAIRE « Si le gouvernement va dans le sens de vouloir réprimer les enseignants, il le regrettera »

Dans un communiqué publié, vendredi dernier, le Gouvernement menace de radier éventuellement les enseignants réquisitionnés et qui ont « refusé de se conformer » à la mesure. Invité de l’émission « Grand Oral », samedi dernier, sur la 97.5 (Rewmi FM), Mamadou Diop Decroix est revenu sur la question. Coordonnateur du Cadre de concertation de l’opposition et du Front patriotique pour la défense de la République, il déclare que « si le Gouvernement va dans le sens de vouloir réprimer les enseignants, il le regrettera. »

Crise scolaire

« C’est la situation globale du pays qui est ainsi. Les enseignants sont à la pointe du combat. S’ils sont vaincus, ce sont d’autres qui vont passer à la marmite. Mais, je crois que c’est peine perdue. Vous ne pouvez pas avoir tort et utiliser la force. Dans cette crise, le pouvoir a tort du début jusqu’à la fin. Tout le monde le sait parce que vous signez des accords avec quelqu’un et vous dites ce que vous demandez est réaliste, ce que vous demandez est réalisable et vous signez et vous ne le faites pas. Les lois donnent droit aux enseignants de se battre. Ils se battent et vous vous voulez les réprimer. C’est le Gouvernement qui dit que c’est trop alors qu’ils ont donné 13 milliards  à Bictogo au lieu de régler les problèmes des enseignants. Si le Gouvernement va dans le sens de vouloir réprimer les enseignants, il le regrettera. La solution, elle est simple. Ce que vous avez dit, vous le faites. Ou alors vous les appelez pour leur dire ce que j’avais dit je ne peux pas et essayons de discuter sur d’autres bases. Cependant, nous comptons prêter main forte aux enseignants. Nous avons rencontré le Cusems et le Grand cadre. Nous avons discuté et ils nous ont fait un peu le point de la situation. Et, nous nous tenons à leurs cotés, c’est clair. »

Organisation des élections

« J’ai annoncé le livre blanc qui est très volumineux. On a tracé le référendum depuis le décret qui le convoque jusqu’à la proclamation des résultats, les dysfonctionnements, etc. On va donner ça à l’imprimeur pour qu’il puisse en faire une synthèse. J’ai entendu les gens du pouvoir dire que ce qu’on dit, il n’y a pas de preuves. Vous verrez dans ce livre blanc tous les problèmes qu’on a eu à rencontrer. Nous avons demandé une autorité indépendante pour organiser les élections parce que le monde n’est plus au mode ancien. C’est-à-dire, vous dites que c’est ça que je veux et c’est ça que je fais. Parmi les manquements, j’ai le rapport du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) qui dit que la presse vote “Oui”. C’est-à-dire, depuis le début jusqu’à la proclamation des résultats, rien a été normal. Si le Code électoral n’a pas dit grand chose sur le référendum, c’est quand même une élection, c’est un scrutin. En ce moment, nous devons respecter l’esprit de la loi à partir des dispositions du Code. Ensuite, ils achètent la presse avec les publi-reportages, les temps d’antenne,… Il y a également les affiches qu’ils ont mis sur toutes les artères. Ils étaient obligés de les enlever parce qu’il y avait des fautes. Toutefois, à travers ce livre blanc, on va faire de la communication parce qu’il faut que les Sénégalais sachent qu’on ne rencontre pas des histoires. »

Probable libération de Karim Wade

« D’abord, l’initiative du président de la République, il faut l’apprécier dans quel contexte. Le Président Sall avait dit, en 2010, aux Usa, « si je suis élu, je m’attacherais à régler les problèmes des Sénégalais mais aussi à régler des comptes avec le Pds clairement ». Dès son installation, il s’est mis à la tâche et depuis 4 ans, le Pds a été traqué, poursuivi, harcelé. Ses leaders arrêtés, emprisonnés et certains interdits de sortir du territoire, etc. Le Pds et l’opposition se sont beaucoup battus et les organisations internationales s’en sont mêlées. Le Groupe de travail des Nations-Unies a dit que Karim Wade est en détention arbitraire. La Cour de justice de la Cedeao a dit que « ce vous faites est une violation des conventions que vous avez signé ». Chaque fois, ils ont insulté le Groupe de travail, la Cour de justice de la Cedeao, etc. Quand nous sommes allés au référendum, les résultats ont parlé et le Président Sall a bien lu ces résultats. »

Cheikh Moussa SARR

À voir aussi

Bamba Fall, Maire de la Médina : « Khalifa Sall ne sera jamais sacrifié »

Bamba Fall, maire de la Médina, un des plus fidèles défenseur de Khalifa Sall s’est …

Soutien du Conseil de Paris à Khalifa L’Apr dénonce une ingérence

Agacement au sein de l’etablishment APR après la sortie du Conseil de Paris, apportant son …