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Mamadou Kassé Directeur de la Sn Hlm, sur le procès de Khalifa Sall : « Etre candidat à une élection ne veut dire qu’on est dans l’impunité »

Directeur de la Sn Hlm et membre de la mouvance présidentielle, Mamadou Kassé était, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il a abordé plusieurs sujets d’actualité dont l’insécurité au sud du pays, le procès Khalifa Sall, les logements sociaux. Morceaux choisis.

Insécurité au sud du pays

En tant que citoyen sénégalais ayant été témoin de 6 ans d’accalmie qui, je le rappelle, est la conséquence d’une volonté politique de l’Etat de ramener la paix en Casamance, je crois que c’est ce qu’il faut saluer d’abord et ne pas minimiser ce qui s’est passé. Mais également, être dans la droite ligne de ce que le Président disait. C’est-à-dire que rien ne l’empêchera de poursuivre les actions qui étaient menées par le gouvernement pour ramener la paix en Casamance. Et également, donner à la Casamance toute la place qu’elle mérite dans notre dispositif. Parce qu’économiquement, symboliquement, cette région représente quelque chose. Par conséquent, je peux dire aujourd’hui c’est le temps de la nation, c’est-à-dire tous les Sénégalais épris de justice, imbus de patriotisme en tous cas font bloc avec le gouvernement pour poursuivre le processus.

L’attitude de l’Etat face à cette situation

Il faut dire que l’appel du chef de l’Etat, lors de son adresse à la nation, a rencontré l’assentiment de l’ensemble des forces vives de la nation. Tout le monde a salué cet appel et tout le monde va jouer sa partition pour la poursuite des efforts de paix. Donc, je m’en limite à déplorer cette situation et à m’aligner sur la ligne déterminée par le gouvernement. Il y a des mesures qui sont prises. L’armée a reçu son mot d’ordre et ils sont en train de faire les enquêtes nécessaires. Je suis persuadé qu’avec le professionnalisme de notre armée, militaires et gendarmes compris, et également de toutes les forces de sécurité mobilisées, je crois que la lumière sera faite sur cette question. D’aucuns pensent la solution militaire pourrait régler cette affaire, Cependant je ne suis pas spécialiste des questions militaires. Mais ce que je sais, c’est la volonté du Président de ramener la paix.

Procès Khalifa Sall

Ce n’est pas parce qu’un homme politique se retrouve devant la justice que nous sommes en face d’un procès politique. Un procès politique, quand je l’entends, bien c’est un procès politisé. On est loin de ce cas-là et il faut tout de même analyser le fond et il ne nous appartient pas de le faire. Ce qu’il nous appartient de faire est de faire confiance à la justice et de faire confiance aux magistrats. Faire confiance à leur esprit d’analyse, à leur patriotisme et à leur indépendance. C’est justement ce que l’opposition bat en brèche en disant que de toute façon, dans le cas de Khalifa Sall, c’est un adversaire politique qu’on essaye de neutraliser. Moi, ce n’est pas ma lecture et ma lecture est qui est-ce qui a amené ces faits ? Parce que je ne peux pas comprendre qu’avec tous les éléments que comporte la présomption d’innocence, que toute la règle de droit qui est établie, qu’on puisse accuser quelqu’un qui n’a rien fait. Donc, à la base, il y a quelque chose. Il faut qu’on comprenne qu’être candidat à quelque chose ne veut dire qu’on est dans l’impunité. Si j’entends bien la demande de l’opposition, c’est d’être dans le non droit ou bien de tailler une parcelle d’impunité à des personnes qui sont censées demain être les décideurs de ce pays. Ce n’est pas admissible. Donc, étant une affaire pendante devant la justice, moi je m’en remets à mon esprit républicain. Je me conforte dans ma position républicaine en me disant que de toute façon, je fais confiance à nos compatriotes, les juges, pour qu’ils nous éclairent sur cette situation. Maintenant, dans un procès, il y a des questions de forme et des questions de fond. On est actuellement sur la forme et j’espère qu’on abordera le fond pour édifier les Sénégalais.

La caisse d’avance

Ces histoires de caisse d’avance, je n’en ai pas entendu parler. Je suis conseiller municipal à la mairie de Tambacounda et je n’ai pas connaissance qu’on ait voté une caisse d’avance pour le maire. Je sais qu’il y a une rubrique destinée à l’appui aux nécessiteux et il y a des règles qui corroborent le fonctionnement desdits fonds. Par ailleurs, le maire est un ordonnateur de dépense, tant que c’est voté par le conseil municipal pour une rubrique bien déterminée. Maintenant il suffit de respecter les procédures. Quand on va au fond de ce que l’on appelle caisse d’avance, apparemment il y a un détournement d’objectif.

15.000 logements sociaux par année

Il faut savoir que le chiffre 15.000 logements par an sur dix ans est un chiffre global du Pse. C’est-à-dire qu’il n’appartient à la Sn Hlm, toute seule, de produire ce nombre. C’est parti d’un constat, c’est-à-dire qu’il y avait un gap en unité d’habitation et pour combler ce gap, le Pse avait fixé des objectifs. Nous avons élaboré nous-mêmes un plan stratégique de développement qui se basait sur ces objectifs à court, moyen et long terme, pour voir qu’est-ce que nous pourrions nous-mêmes produire ici, à la Sn Hlm, dans le contexte dans lequel nous vivons parce que c’est la raréfaction du foncier dans la région de Dakar. C’est aujourd’hui l’évolution des revenus ou la cherté des matériaux de construction qui font qu’on est en train de vivre un nouveau questionnement de l’habitat social dans notre dispositif. Mais sur les 15.000 logements, notre programme d’unité d’habitation, c’est-à-dire composé de parcelles à Diamniadio sud où sur les 4.400 unités d’habitation qui sont prévues, nous sommes déjà en train d’attribuer 1.180. Deuxièmement, nous avons notre programme de 1.000 logements sur Ndiakhirat et nous sommes en train d’engager pour 2018 la première tranche de 300 logements. Je pense que nous devrions réceptionner au moins 200 logements en fin d’année. Il y a le programme de Fatick que nous devons normalement réceptionner en avril. Il y a aussi le programme sur Ziguinchor où on a attribué la moitié. Il y a un autre programme à Saint louis et tous les programmes d’immeuble dans Dakar. Nous sommes donc dans la bonne cadence pour atteindre cet objectif.

Cheikh Moussa SARR

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