Confidences

MAMADOU KÉÏTA, INSPECTEUR DU TRÉSOR, EX-SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SYNDICAT UNIQUE DES TRAVAILLEURS DU TRÉSOR (SUTT) : «Des efforts restent à faire pour l’amélioration de nos conditions de travail»

  • Date: 25 novembre 2016

Après avoir passé le témoin à Madiakhaté Niang, à la tête du Syndicat unique des travailleurs du Trésor (Sutt), Mamadou Kéïta revient dans cet entretien, sur son bilan, ses combats et ses relations avec le ministre de l’Économie, Amadou Bâ. Le secrétaire général honoraire du Sutt a aussi évoqué le niveau d’amélioration de leurs conditions de travail depuis l’avènement de Macky Sall, même s’il reconnaît que des efforts importants restent à faire.

Entretien réalisé par Cheikh NDONG

Vous êtes le secrétaire général sortant du Sutt, quel bilan tirez-vous de votre mandat ?

Un bilan très positif, dans la mesure où les problèmes soulevés à l’époque sont pratiquement tous réglés, et le climat social au niveau du Trésor a retrouvé toute sa sérénité, avec une bonne entente entre la Direction générale, le Sutt et les autres organisations sociales du Trésor.

Quels sont les chantiers ou les projets que vous n’avez pas eu le temps de réaliser durant votre mandat ?

Tous les points contenus dans notre mémorandum ont été satisfaits, à l’exception de certaines, et pour lesquelles la réflexion est déjà lancée. Je veux parler de la réforme de la responsabilité des comptables publics dans le sens de son allègement ; de la revalorisation de la fonction de caissiers ; de la revalorisation des indemnités de responsabilité des receveurs municipaux ; de la sécurisation des postes de comptable, notamment par la dotation en crédits suffisants nous permettant de travailler avec des sociétés de gardiennage, à l’image des banques de la place. À défaut, on peut suggérer que des forces de sécurité républicaines soient en faction permanente devant tous les postes comptables.

Quels sont les problèmes les plus récurrents rencontrés par les travailleurs du Trésor ?

Les problèmes étaient plutôt liés à l’environnement de travail et la gestion des carrières. Mais il faut reconnaître que beaucoup d’efforts ont été faits dans le sens d’une amélioration, bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

Qu’est-ce qui a concrètement changé dans vos conditions de travail depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir ?

Le changement majeur, avec l’avènement du nouveau régime, est la signature du contrat de performances qui a conduit le Trésor dans un processus permanent de modernisation. Ceci se traduit pour l’État, par un accompagnement dans les réformes entreprises ; une mobilisation suffisante des ressources par l’allocation budgétaire nécessaire à la mise en œuvre du contrat. Mais aussi, une facilitation de l’exécution des dépenses. Le Trésor s’engage en contrepartie à améliorer la qualité comptable, à améliorer la qualité des prestations de service public, à promouvoir les nouveaux métiers, à moderniser la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, et à améliorer la gestion des ressources humaines.

Quelles étaient vos relations avec votre ministre de tutelle, Amadou Bâ, en tant que secrétaire général du Sutt ?

On entretenait de bonnes relations avec le ministre de l’Économie, des finances et du plan. À chaque fois qu’on voulait le rencontrer, il nous ouvrait ses portes. S’il n’était pas disponible, il nous mettait en rapport avec son Directeur de cabinet qui lui rendait compte. Il a toujours tenu ses engagements et a été même à l’initiative de la validation du Plan de développement stratégique de l’Administration du Trésor, qui a conduit à la signature du contrat de performances. Concernant la mobilisation des ressources pour la réalisation du contrat de performances, il nous est aussi d’un apport considérable.

On parle aujourd’hui de Pse, quel doit être l’apport des Inspecteurs du Trésor pour l’atteinte des objectifs de ce plan ?

Nous avons un rôle fondamental à jouer pour l’atteinte des objectifs du Pse, en ce sens que le Trésor est un maillon important dans la chaîne d’exécution des dépenses, dans le processus de mobilisation des ressources, mais aussi, dans le processus de gestion de la dette. La Direction générale a même entrepris la certification Iso dans les deux derniers volets cités. Ceci, pour montrer notre spécialisation et notre professionnalisme dans l’exécution de ces missions.

Pensez-vous que vous avez suffisamment été impliqués dans l’élaboration des politiques publiques ?

Notre rôle est d’être toujours loyal vis-à-vis des autorités politiques qui définissent les politiques publiques. Bien entendu, dans le processus d’élaboration, les hauts fonctionnaires sont souvent associés pour aider à la prise de décision. Quant à l’exécution correcte, toutes les administrations ont leur rôle à jouer.

Êtes-vous satisfait du niveau d’exécution du Pse, surtout en termes de mobilisation des ressources ?

Je n’ai pas suffisamment d’informations relatives aux indicateurs de performances ni du niveau de la réalisation du Pse en termes de mobilisation de ressources. Mais ce que je peux vous dire, sans risque de me tromper, est que les dépenses relatives à la réalisation des objectifs du PSE sont exécutées correctement.

Quels conseils donneriez-vous à votre successeur pour le renforcement des acquis ?

Le nouveau Sg Madiakhaté Niang est un homme pondéré et très averti des enjeux de l’heure. Nul doute qu’il maintiendra le flambeau pour toujours tirer l’Administration du Trésor vers le haut. En tout cas, je lui ai fortement conseillé de toujours privilégier le dialogue et l’ouverture.

Question d’actualité : avec la multiplication des crimes gratuits, êtes-vous pour le retour de la peine de mort ?

C’est une question d’actualité qui mérite d’être posée avec beaucoup de lucidité. Il faut simplement remarquer que le niveau de criminalité, ces derniers temps, devient inquiétant ; d’où l’urgence pour les autorités en charge de cette question, de prendre des mesures idoines.

La Tribune

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