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Mame Birame Diouf souhaite l’élaboration d’une  »loi sur le mécénat » pour le secteur du livre

Le ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, Mame Birame Diouf, a plaidé lundi à Dakar pour l’élaboration d’une  »loi sur le mécénat qui devra s’inspirer des législations les plus généreuses dans ce domaine afin de jeter les bases d’une mutation qualitative pour une nouvelle approche du développement du secteur du livre en particulier et de la culture en général ».

Source: Aps
Ce voeu est  »bien loin d’une volonté de désengagement de l’Etat » a-t-il précisé au siège du Conseil national du patronat que son ministère a choisi pour la célébration de la Journée mondiale du livre.

Il a expliqué ce choix par la volonté de démarrer cette  »nouvelle forme de collaboration ».

M. Diouf a rappelé le  »grand projet » de création du parc culturel, il s’agit pour le ministre d’un  »appel au patronat sénégalais pour l’établissement d’un partenariat dynamique destiné à accompagner le développement de nouveaux projets culturels ».

Pour Mame Birame Diouf, en prenant l’initiative d’organiser une telle rencontre au siège du patronat pour marquer le démarrage des activités de cette journée, le département de la Culture a voulu montrer que la promotion du livre et la protection des droits d’auteur sont des  »questions transversales qui doivent interpeller toutes les composantes de notre société ».

 »A priori, les enjeux et les avantages d’une telle démarche ne sont pas toujours perçus avec évidence au niveau de nos pays où l’on constate souvent que les deux mondes de la culture et de l’économie s’ignorent » a-t-il souligné.

Le ministre estime que c’est par la  »concertation et la sensibilisation permanentes » qu’on parviendra, par exemple, à faire comprendre aux entreprises sénégalaises que  »le combat pour la diversité des expressions culturelles constitue un avantage comparatif dans la compétition économique internationale ».

En outre, le mécénat culturel, au-delà de sa fonction désintéressé d’appui au développement des arts et des lettres, est un  »facteur d’excellence et de compétitivité » puisqu’il permet, selon Mame Birame Diouf de  »développer une stratégie de communication plus originale et mieux adaptée à l’identité de l’entreprise ».

 »Les chefs d’entreprises doivent aussi comprendre qu’en établissant un partenariat avec les artistes, les écrivains, les musiciens, les opérateurs culturels, les comédiens, ils renforcent leurs stratégies de croissance et de qualité par l’intégration directe ou indirecte dans leurs procédures de travail des valeurs de la création d’entreprise » a expliqué M. Diouf.

Répondant à l’appel du pied du ministre de la Culture, Me Amadou Moustapha Ndiaye, membre du bureau exécutif du CNP et président de la Chambre des notaires, a soutenu que l’organisation patronale ‘’s’engage à soutenir la politique publique du livre et de la lecture ».

Selon le représentant du CNP, il ne peut y avoir de développement des industries culturelles, du livre notamment, sans un  »dispositif adéquat de protection morale et patrimoniale, sans respect des droits moraux et des droits patrimoniaux ».

Il a ainsi sollicité de la part de l’Etat une  »franchise fiscale pour ces auteurs au centre de la créativité et de l’innovation », une politique d’aménagement culturel du territoire pour les libraires, un partenariat public privé pour le renforcement des capacités des bibliothécaires, un accès pour tous à la culture et la démocratisation des savoirs.

Le CNP a promis de sensibiliser le  »citoyen chef d’entreprise » à créer des espaces de lecture dans les entreprises.

La cérémonie de lancement des activités de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été aussi mis à profit par le ministère de la Culture pour offrir à l’organisation patronale un lot de 602 livres en vue de la mise en place d’une  »bibliothèque du secteur privé ».

La manifestation a enregistré la présence du représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, du représentant de la Fondation Léopold Sedar Senghor, des acteurs du monde du livre (écrivains, éditeurs, etc) et de plusieurs chefs d’entreprises.


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