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MAME MBAYE NIANG, MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI… « 4 milliards F Cfa ne peuvent pas être décaissés, faute de projets bancables »

  • Date: 15 janvier 2016

Quatre milliards de nos francs, c’est le montant qui dort toujours dans les tiroirs, faute de décaissement.
La majorité des jeunes ne peuvent pas monter un projet bancable pour pouvoir bénéficier des financements de l’État qui leur sont destinés. Conséquence : 4 milliards F Cfa dorment dans les caisses, faute de décaissement. La révélation a été faite, hier, par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des valeurs civiques, Mame Mbaye Niang, à l’ouverture de l’atelier training sur l’employabilité et les techniques de recherche d’emploi, en prélude de la 15ème édition du Forum du 1er emploi organisé par le Meds. « Beaucoup de projets sont rejetés ou classés sans suite parce que non bancables », regrette-t-il, et pour cause. La plupart ne répondent pas aux critères de recevabilité et d’éligibilité.
Aussi, le ministre a tenu à lever toute ambiguïté autour du financement des projets. « L’attribution des fonds se fait désormais dans la transparence la plus totale. Elle ne se fait plus sur la base de la proximité avec une quelconque personnalité politique ou d’appartenance à un groupe. C’est révolu ça. C’est fini », rassure-t-il. « Le clientélisme politique n’a plus sa place dans l’octroi des financements qui sont destinés à tous les jeunes Sénégalais, compte non tenu de leur appartenance politique », ressasse-t-il. Avant de renchérir : « Il n’y a pas de jeune qui a déposé un projet bancable et qui n’aurait pas un financement. Le seul problème qu’on rencontre souvent par rapport aux projets des jeunes, c’est qu’ils ne sont pas bancables », insiste Mame Mbaye Niang. Il a par ailleurs rappelé aux jeunes en quête de leur premier sésame que le président de la République a pris l’option de tout changer en mettant sur place plusieurs réformes pour une meilleure qualification des ressources humaines et une meilleure utilisation des ressources financières. Toutefois, face au chômage persistant, Mame Mbaye Niang a exhorté les jeunes à développer chez-eux l’auto-entreprenariat. Il leur fera savoir que la Fonction publique et le secteur privé ne peuvent pas recruter tous les diplômés.

La partition du Meds

Le ministre Mame Mbaye Niang n’a pas manqué de saluer le travail du Meds qui, dit-il, est une source de générosité avant d’étre patriotique. Saisissant la balle au rebond, le président du Meds, Mbagnick Diop, fera savoir que l’ambition de son organisation patronale est d’apporter une contribution citoyenne à la politique d’emploi menée dans notre pays et à la lutte contre le chômage qui interpelle tous les acteurs de l’économie nationale. Mais dans le contexte actuel, dira le président Mbagnick Diop, la responsabilité de l’État est double. « Il doit d’une part régenter la vie économique et mortifier la libre initiative des individus et d’autre part soutenir l’activité des entreprises en créant des conditions qui permettent d’offrir des emplois en la stimulant », souligne-t-il. Selon lui, la politique d’emploi est un véritable challenge pour tout État. Heureusement, le Meds s’y met avec une volonté politique réelle, une vision claire et une ambition avérée, dit-il, non sans souligner que le secteur privé doit pleinement bénéficier de l’appui des autorités étatiques.

Mouhamadou BA

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