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MANDAT PRÉSIDENTIEL Ousmane Ngom à la rescousse de Macky

L’ancien ministre de l’Intérieur sous Wade est monté au créneau pour prendre la défense  du président Macky Sall.  « Dans un État de droit, le premier à devoir se soumettre à la loi c’est le président de la République », a souligné Ousmane Ngom.

 La loi est dure mais c’est la loi (dura lex sed lex). De l’avis d’Ousmane Ngom, le  Conseil constitutionnel ayant dit que le président de la République ne peut pas toucher au mandat en cours, celui-ci est obligé de se soumettre à cette décision. « Il (Ndlr : Macky) n’a pas un autre recours », a indiqué l’avocat politicien dans un communiqué parvenu à nos soins. « Si le Sénégal est un État de droit, c’est-à-dire un État qui a décidé de se soumettre volontairement à la Loi, le premier à devoir le faire c’est le président de la République », a-t-il ajouté. Avant de renchérir : « En décidant de soumettre au Peuple un projet de révision constitutionnelle, conformément aux dispositions de l’Article 51 de la Constitution, la saisine du Conseil constitutionnel était incontournable. » Mieux ajoute-t-il, suivre sa décision était aussi incontournable conformément aux dispositions de l’Article 92, comme le Président l’a indiqué dans son message.  Ainsi, Me Ngom tient-il à rappeler ces dispositions de l’article 92 (alinéa 2) qui stipule que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. « Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles », fait-il remarquer. Non sans préciser que l’acte pris l’a été non pas par le Président du Conseil mais par le Conseil lui-même. « C’est donc le Droit qui a été dit par l’Institution habilitée à le faire », clarifie-t-il. « En conséquence, il s’agit incontestablement d’une décision comme cela est indiqué dans la lettre qui a été adressée au président de la République en date du 12 février 2016. » Me Ousmane Ngom soutient, à cet effet, que la première incarnation des pouvoirs publics c’est le président de la République. « Cette décision s’impose donc, en premier lieu, à lui. Et l’article 92 précise que cette décision n’est pas susceptible de recours. Elle s’impose à tous erga omnes. Il ne reste donc qu’à l’appliquer », dit-il, pour clore le débat.

Une réunion urgente des Assises nationales

Si Me Ousmane Ngom vole au secours du président de la République, le patron du Mouvement Tekki regrette la « capitulation » de Macky Sall devant le « gang des prédateurs » infiltrés dans BBY. Ainsi, Mamadou Lamine Diallo et Cie demandent-ils  une réunion urgente du Comité de pilotage des Assises nationales et appellent  à une mobilisation populaire et citoyenne contre le référendum du 20 mars, pour faire barrage à la dictature des prédateurs infiltrés dans l’Apr et BBY. Selon le député non inscrit, ce pseudo référendum ne sert à rien sauf à ouvrir la voie demain à un possible troisième mandat de Macky Sall.  Ce qui apparaît, à ses yeux, inacceptable.  Selon toujours Mamadou L. Diallo, Macky Sall et ses obligés ne peuvent pas se cacher derrière le Conseil constitutionnel, qui dit-il, est en déphasage avec la volonté du Peuple et les nécessités du développement économique et social de notre pays. Sous ce rapport, Tekki n’en demande pas moins sa refondation pour l’instauration d’une cour constitutionnelle. Pour cause, le chef de file de Tekki estime que les avis du Conseil constitutionnel deviennent subrepticement des décisions et la souveraineté populaire est confisquée.

Mouhamadou BA

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