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Manque criard de professeurs Les élèves de Dakar sabotent les compositions dans la banlieue

L’Etat, à travers son plan de couper l’herbe sous les pieds des enseignants, va devoir revoir sa copie. Hier, à Guédiawaye, la plupart des Cem n’ont pas composé. Et pour cause…

La grève continue de plus belle dans le secteur de l’éducation et de la formation. A côté des plans d’action des syndicats d’enseignants qui en sont à leur deuxième phase de lutte, les élèves du département de Dakar ont rejoint en masse la contestation. Ils dénoncent le manque criard de professeurs en philosophie et dans les séries scientifiques. Alors que certains élèves avaient la plume à la main, d’autres le stylo à la bouche pour cogiter sur les sujets, une groupe d’élèves a envahi tous les Cem dans une parfaite synchronisation. Sans débordement, ils ont d’abord sorti leurs camarades de la commune des Parcelles assainies, puis ceux des Cem Unité 5, Ogo Diop, Ndiarka Diagne et Banque islamique, et enfin les élèves du lycée de Pikine. Le désarroi pouvait se lire sur le visage de ces centaines d’élèves en classe d’examen. Que de nuits blanches perdues à réviser, que cela soit en classe de troisième qu’en Terminale.

Dans le respect du calendrier avancé par le Ministère de l’Education nationale, ce qui est une première, les compositions du premier semestre ont débuté depuis le 05 janvier. Seulement, au regard de ce qui a découlé de l’assemblée générale des élèves, la contestation n’est pas prête de s’estomper et risque d’entrainer de nouvelles perturbations aujourd’hui au lycée Seydina Issa Rohou Laye ex-Lpa. Devant ce cycle permanent des grèves combinées, l’Etat a le dos au mur. Le Grand nouveau cadre qui regroupe les six syndicats les plus représentatifs a boycotté les compositions et prépare une marche ce jeudi à Thiès. Malgré les appels répétés du Chef de l’Etat pour une concertation globale, il semble que du côté des Ministères concernés par la question, on traine un peu les pieds. Cette crise de l’école risque d’empirer avec ces élèves qui, cinq mois après le début de l’année scolaire, tardent encore à avoir des professeurs en nombre suffisant. Et cela à quatre mois des premiers examens scolaires…

Pape Amadou Gaye

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