Manque de visibilité des actions présidentielles- Moussa Fall d’Aprodel charge la communication du palais

 Le leader du parti politique, l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel), Moussa Fall, s’est prononcé sur l’actualité hier et les attaques de l’opposition contre le bilan du président Sall.  L’allié de l’Apr impute la responsabilité aux communicants du palais selon lui, communiquent mal et ne mouillent suffisamment pas le maillot.

A en croire le coordinateur de l’Aprodel, «le président de la République n’a pas de bons communicateurs, il a plutôt des journalistes. Ces derniers occupent tous les postes stratégiques  au niveau de la présidence de la République. Le véritable problème du président  Macky Sall, il n’y a pas un véritable débateur pour défendre son bilan, qui est socialement positif». Pour Moussa Fall, il urge aujourd’hui de changer ce système de communication.

« Si aujourd’hui, le président de la République avait de bons débateurs, prêts à mouiller le maillot comme il faut à travers des tournées de sensibilisation départementales et communales, l’opposition n’aurait pas son mot à dire et on gagnerait beaucoup plus sur le terrain », a-t-il solutionné.

Le leader de l’Aprodel reconnait que ce  manque de visions de l’entourage du président Sall cause d’énormes difficultés au régime.

« C’est à cause de ces défaillances dans la communication gouvernementale, que l’opposition gagne du terrain et se permet de nous charger et nous lancer des pierres à tout moment.  Cette opposition donne l’impression aux Sénégalais que le président Macky Sall ne  pas travaille, alors que ce n’est pas vrai », a-t-il révélé

« Benno BokkYaakaar n’existe qu’à Dakar »

A l’horizon des prochaines joutes électorales, Moussa Fall décrie la léthargie qui mine le camp présidentiel et propose des stratégies politiques : « il faut mettre sur pied une nouvelle coalition, parce que pour moi Benno Book Yaakaar sa mission est terminée. Cette nouvelle sera le levier sur lequel il pourra battre campagne et occuper le terrain avant 2017. Mais si toutefois, il décide de continuer avec Benno  Book Yaakaar, il faudra installer dans  toutes les régions des  directoires de campagne pour que les coordinateurs commencent le travail de sensibilisation auprès de la population », a-t-il théorisé. Parce que pour lui « BBY n’existe qu’à Dakar où les leaders se rencontrent très rarement et dans les régions, il y a rien du tout. Il faut une coalition forte autour du président Sall. D’ailleurs, il se défend seul, ce n’est pas normal. Sur la bataille médiatique, il doit  y avoir une forte présence de la coalition présidentielle. La précampagne c’est maintenant ou jamais ».

Toujours sur les maux qui minent le camp présidentiel, Moussa Fall ajoutera que : « Par cette occasion, je demande aux responsables de l’Apr de s’ouvrir envers leurs alliés. Ils ont intérêt à s’ouvrir envers nous, parce que l’Aprn’est composée que denovices  en politique et le président est entouré par des personnes qui n’ont aucune expérience en politique et ne comprennent pas les enjeux de ce deuxième mandat ».

«Les députés ne parlent que lorsque leurs intérêts sont menacés»

Sur la crise qui secoue le Pds et l’Assemblée nationale, l’enfant de Kaolack balance des pierres dans le jardin des députés. « Ce qui se passe à l’Assemblée nationale c’est de la diversion. Les députés du Sénégal se croient en un peuple séparé. On ne peut pas comprendre à chaque fois, qu’un député fait une sortie médiatique, c’est pour défendre une question relative au fonctionnement de l’hémicycle, jamais sur les préoccupations des Sénégalais », a-t-il déploré.  Dans le même sillage, il  dénonce la médiatisation à outrance de cette crise entre Diagne Fada et Aida Mbodji.

«  Les Sénégalais en ont assez de leurs spectacles. L’Assemblée nationale ne joue aucun rôle pour secourir les populations. Ces députes ne sont préoccupés que par la survie de leur formation politique ou de leur clan. Pis, ces députés ne font aucune tournée pour s’enquérir des problèmes de la population. Ils ne parlent que lorsque leurs intérêts sont en jeux. L’Assemblée nationale ne joue plus le rôle de représentant du peuple », déplore le leader de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel), Moussa Fall.

Ibrahima Khalil DIEME

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