POLITIQUE

MAODO MALICK MBAYE A PROPOS DU MANDAT DU PRÉSIDENT : « Ceux qui souhaitent que le Président se dédise, ne lui veulent pas du bien »

  • Date: 20 juillet 2015

 Certaines organisations de la Société civile reprochent au gouvernement d’avoir confié l’exécution du PUDC au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de se passer de l’administration sénégalaise. Quelle lecture en faites-vous ?

La Société civile est en train de faire un mauvais procès au gouvernement sur cette question précise, qui, à mon sens, ne mérite pas cette amplification qu’on connait. Dans notre pays, il y a des urgences partout : les agriculteurs qui ont besoin de pistes de production pour écouler leurs produits, des hôpitaux et des Centres de santé loin de correspondre au ratio exigé par l’Organisation mondiale de la santé, des abris de fortune qui font lieu d’école. Et je vous épargne cette longue liste de manquements intolérables aux yeux du Président. Le fait d’avoir parcouru des milliers de villages avant son élection à la présidence de la République est certainement une des explications de la sensibilité du Président sur cette question. On ne peut lui reprocher d’aller vite pour satisfaire la demande des populations. S’y ajoute la disparité entre certains terroirs. Figurez-vous un département comme Médina Yoro Foulah compte 1 médecin pour 140 000 habitants et sans un centimètre de goudron, comme si ces populations sont des sénégalais de seconde zone.  L’essentiel pour moi, c’est d’avoir un tableau de bord clair, des indicateurs de résultats et une efficacité dans le timing. Le Pnud a fait ses preuves parce que ses relations avec le Sénégal ne datent pas d’hier. Beaucoup d’infrastructures réalisées dans notre pays portent la marque de cette institution des Nations Unies.Tous les Sénégalais sont d’accord pour reconnaître que notre administration doit se moderniser. Je ne mets pas en cause la qualité des ressources humaines de notre pays. Les travailleurs sont hors de cause. C’est plus un problème de lourdeur administrative héritée de notre Etat jacobin.

Justement, la modernisation de l’Etat et de l’administration est l’une des principales raisons de la réforme de l’administration à travers l’acte III de la décentralisation. Et les résultats se font toujours attendre…

Attendez !  On ne peut pas obtenir les résultats tout de suite. La réforme de la décentralisation est un long processus qui intègre les questions institutionnelles, les questions financières et les questions liées à l’aménagement du territoire. Vous savez, la décentralisation, c’est un grand chantier. C’est même un chantier permanent qui demande du temps, puisque les premières années sont toujours compliquées du fait des réticences de groupes organisés. Il faut reconnaître au Président de la République une volonté politique très forte de faire de nos terroirs des leviers de développement. Qu’il invite le gouvernement, les élus et les populations à une évaluation à mi-parcours est en soi une volonté à mettre à son crédit, puisque c’est la première fois dans notre pays qu’un président appelle à une évaluation à mi-parcours un an après une réforme. Le ministre est en train de travailler avec l’ensemble des élus pour dénicher les écueils et faire des propositions. Nous-mêmes, Association Nationale des Elus départementaux (ANED)  sommes en train de travailler sur un livre blanc avec 100 propositions.

L’imam de la Grande Mosquée a invité le président à ne pas réduire son mandat de 7 à 5 ans. Quel est votre appréciation sur cette question ?

C’est une question qui concerne l’ensemble des Sénégalais et donc chacun peut avoir une appréciation. Je considère que l’imam a dégagé une position personnelle. Il estime que 5 ans, c’est très court pour terminer les chantiers. Je trouve le raisonnement logique. Mais ma position personnelle sur cette question est que le président doit faire 5 ans pour mettre tout le monde à l’aise. Pour moi ceux qui tentent de pousser le Président à ne pas respecter son engagement ne lui veulent pas du bien, mais heureusement que le Président  Sall est connu de tous les sénégalais comme un homme lucide et  rigoureux, à cheval sur les questions éthiques et morales.
C’est une des raisons pour lesquelles ils l’ont préféré à tous les autres candidats. Je conseille à ceux qui souhaitent la réélection du Président à la prochaine élection présidentielle, de ne pas l’engager dans des conflits personnels avec la société sénégalaise. Maintenant si au bout du compte, nous nous rendons que légalement ce n’est pas possible, alors là  à l’impossible nul n’est tenu. Mais demander tout de go à un chef d’Etat de se dédire c’est inacceptable!  Je pense qu’avec un bon partage de son bilan avec les sénégalais et l’appui de bons relais sociaux, notre candidat  obtiendra assurément en 2017, un 2ème mandat sans 2ème tour…

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