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MARCHE DU 14 OCTOBRE Violence policière contre des personnalités politiques

  • Date: 17 octobre 2016

Le Sénégal est un pays où la violence policière est une réalité. De l’étudiant Balla Gaye à Mamadou Diop, des citoyens ne cessent de mourir en raison de violences politiques que légitime l’aphorisme exutoire de « force reste à la loi ». Et cette violence s’est manifestée le 14 Octobre lors de la marche refusée à l’opposition. Cette fois-ci, elle a été orientée vers des personnalités de l’opposition dont certains ont même eu à incarner, durant des années, des Institutions de la République. Et ces images qui font le tour de la toile n’honorent pas la démocratie sénégalaise.

Les observateurs s’attendaient à cette violence policière du 14 octobre. Le Sénégal en est habitué. Mais cette fois-ci, elle est surtout orientée vers des leaders de l’opposition  par des actes malhabiles qui pouvaient bien aboutir à des désastres. Car au Sénégal, la police tue ! Et pour cause !

En mai 2012, Ousseynou Seck a trouvé la mort. La responsabilité de la police de Grand-Yoff a été impliquée. En juillet 2016, le jeune Matar Ndiaye a été tué par Cheikh Diop, policier de Dieuppeul. A Matam, Aboubacry BA est mort et la police impliquée. A Karang, Mamadou Bakhoum est mort à la suite de bavures policières. Dominique Lopy a trouvé la mort à cause de supplices policiers. Alioune Badara Diop a vécu ce drame qui a mis fin à sa vie. Une certaine Aïda Camara a trouvé la mort dans les locaux du Commissariat central de Dakar. Lors de manifestations à Ouakam, Margot Samb, Ousmane Ndiaye,  Boubou Ndoye et Malick Samb ont trouvé la mort.

 Ce regard du rétroviseur renseigne que la Police sénégalaise est habituée à des bavures meurtrières. Quand une telle police commet des bavures qui portent atteinte à la vie, l’envoyer dans une manifestation politique et démocratique et lui instruire des répliques violentes, suggère une volonté de faire mal physiquement à l’adversaire. Une Police qui peut, dans ses Locaux, poser des actes de bavures qui aboutissent à mort de personne, peut dans une manifestation faire pire. Lors de la Marche du 14 Octobre, dans la dispersion des masses, il y a eu des actes de violence qui pouvaient avoir des conséquences désastreuses.

Bourdes ou actes prémédités ?

Des contrevérités ont été divulguées lors de la marche du 14 octobre et après. Le stade Demba Diop n’a vu nulle part l’ombre de Déthié Fall et de Malick Gackou. Et les boutiquiers dont les cantines encerclent le stade ainsi que le voisinage, ne comprennent pas cette fausse nouvelle encore que la distance est étonnamment grande entre ce stade et la RTS.

Les leaders de l’Opposition dont le Pr. Pape Diop, ont été victimes d’actes agressifs devant la BCEAO. Cette Institution est loin de la RTS,  autrement  des limites imposées par l’autorité préfectorale. C’est  dans les limites tracées que des grenades lacrymogènes ont été jetées en quantité à son encontre. Une consœur d’une télévision privée, Maïmouna Ndour Faye, serait sur les lieux. Cela peut, à tort ou à raison, être identifié à un acte volontaire et prémédité, car les grenades ont continué à crépiter même quand des personnes s’efforçaient à éloigner Pape Diop qui avait déjà les yeux atteints.

Le jet de grenades lacrymogènes est tout à faire normal. Mais un Commissaire à la retraite explique qu’il n’intervient que s’il y a débordement ou forcing de barrage. Ce qui n’a point été le cas. Cette bavure policière est grave car elle peut amener à considérer que des leaders ont été bien ciblés pour porter atteinte à leur intégrité physique. Pour un membre de la Société civile présent à la BCEAO, « Pape Diop a été volontairement agressé car calme, debout devant une foule silencieuse, c’est à ses pieds qu’il recevait des grenades lacrymogènes ». Ce qui est indubitable, c’est que la Police s’est montrée violente contre des manifestants freinés à la ligne limite qu’ils n’ont pas osé franchir, des manifestants qui n’avaient entre leurs mains que des bouteilles d’eau !

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