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Marché nationale : Des syndicats d’enseignants exigent la matérialisation de tous les accords

Le Soleil- Les syndicats dits représentatifs de l’enseignement appelés G7 ont tenu, hier, une marche. Ils continuent de demander le strict respect des accords signés avec l’Etat, un système de rémunération plus juste, la revalorisation du régime indemnitaire, etc.

Des centaines d’enseignants ont répondu à l’appel des syndicats les plus représentatifs du Sénégal appelés G7 (Saems, Cusems, Sels, Sels Authentique, Uden, Snelas/Fc). Vêtus de T-shirt rouges sur lesquels on peut lire : « Nous exigeons le respect des engagements », ou arborant des brassards rouges, les enseignants et leurs élèves se sont regroupés à la Place de la Nation ex-Obélisque, attendant le départ de la marche dont le point d’arrivée est le rond point de la Rts.

Le véhicule de sonorisation, chargé de l’animation pour la cause, a répandu des tubes sur l’éducation et la nécessité pour l’Etat de respecter ses engagements. La foule devient de plus en plus compacte sur l’esplanade de la Place de la Nation. Après l’arrivée des différents secrétaires généraux des syndicats et des invités comme le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc), de Seydi Ababacar Ndiaye, ancien secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), la foule pouvait s’engager sur les allées du Centenaire pour une marche animée, sifflet ou flûte à la bouche.

Dans les différents messages inscrits sur les pancartes des manifestants, il est demandé le « Strict respect des accords avec les syndicats », « Un système de rémunération juste et équitable », « La revalorisation du régime indemnitaire des enseignants », « La revalorisation de la fonction enseignante », etc.

Une fois à la hauteur du rond point de la Rts, les différents responsables syndicaux ont fait leur déclaration tout en se félicitant de la forte mobilisation. Le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, après avoir harangué la foule, a plaidé pour l’unité syndicale, seule gage de la réussite de leur combat. Il a indiqué qu’il faut que l’Etat respecte ses engagements. « Les élèves, ce sont nos enfants, nos neveux. Il faut se mobiliser et être déterminé contre la tentative de diabolisation et de menace. Nous allons résister et nous parviendrons à amener le gouvernement à satisfaire nos revendications », a laissé entendre M. Ndoye selon qui, en perspective de la prochaine présidentielle, tous les candidats devront proposer un programme sur l’école mais aussi une solution de sortie de crise de l’école.

Ecouter les enseignants
Allant dans le même sens, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), Sawrou Sène, a souligné que cette manifestation démontre à suffisance la détermination des enseignants d’arrêter le dilatoire des autorités qui « refusent de matérialiser les accords signés depuis 2014 ».

Par rapport au point relatif à l’indemnité de logement, il a affirmé que le président de la République détient, depuis 2015, « les résultats de l’étude sur le système de rémunération de la Fonction publique qui relève des disparités criardes en défaveur des enseignants » ; ce que ces derniers exigent de corriger. « Il faut améliorer l’indemnité de logement des enseignants sinon la mobilisation va se poursuivre », a prévenu M. Sène tout en appelant les autorités à écouter les enseignants pour prétendre au développement. « Sans des enseignants formés et motivés, nous n’aurons pas un bon système éducatif encore moins l’émergence. Ce combat est pour tout le Sénégal », a ajouté le Sg du Saems.

Même avis chez le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Souleymane Diallo, qui a demandé au chef de l’Etat de suivre son peuple. Abdoulaye Faty, du Sel Authentique, et Amadou Diaouné, de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq)  ont défendu la même thèse en demandant aux autorités d’accélérer aussi le traitement des dossiers déposés par les enseignants au ministère de la Fonction publique.
Après cette marche de Dakar, tenue une semaine après celle de Thiès, les syndicalistes ont indiqué que le plan d’actions va se poursuivre avec d’autres marches à l’intérieur du pays.

O. KANDE

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