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Marche nationale des Syndicats d’enseignants du Sénégal : L’alignement des indemnités de logement, la revendication phare

Le Soleil- Les syndicats d’enseignants se sont fortement mobilisés hier à Thiès. Ils réclament le respect des accords signés avec le gouvernement dont le plus essentiel, en ce moment, est celui relatif à l’alignement de leurs indemnités de logement avec celles des autres agents de la Fonction publique de même niveau.

Il y a de cela un demi-siècle, les cheminots avaient paralysé, depuis Thiès, le trajet Dakar-Bamako. Hier, les enseignants du Sénégal ont aussi choisi la capitale du rail pour faire une marche de protestation. Leur revendication phare est la matérialisation de l’accord sur l’alignement de leurs indemnités de logement à celles des autres agents de la Fonction publique de même niveau. Pour le secrétaire général du Cadre unitaire syndicale des enseignants du moyen-secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, c’est « une revendication essentielle qui pose un problème d’équité et de justice sociale ».

De la gouvernance à la Promenade des Thièssois, les enseignants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut aussi lire : « Paiement de tous les rappels », « Augmentation substantielle des indemnités de correction », « Délivrance des actes en souffrance au ministère de la Fonction publique », etc. « Cette marche montre, encore une fois, la détermination des enseignants à faire aboutir leurs revendications », a dit le secrétaire général du Cusems. Sur la question des indemnités de logement, Abdoulaye Ndoye a souligné que « la proposition faite par le gouvernement montre qu’il n’a pas d’ambition pour l’école sénégalaise ». Poursuivant, il a indiqué qu’ils veulent dire « au président de la République, Macky Sall, qu’on ne peut pas avoir un pays émergent si on a des enseignants démotivés, démoralisés et disqualifiés ainsi qu’un système éducatif en lambeau ». Selon lui, pour l’intérêt général et pour l’intérêt supérieur de la nation, mais aussi pour permettre aux élèves de retourner dans les salles de classe et aux enseignants de rependre les enseignements, le gouvernement doit comprendre que la question la plus cruciale, aujourd’hui, est celle de l’école. « Que le gouvernement respecte les accords signés comme la délivrance des actes en souffrance au ministère de la Fonction publique, la formation diplômante de tous les professeurs titulaires de diplômes spéciaux, la livraison des parcelles promises aux enseignants, le paiement de tous les rappels d’intégration, de validation et d’avancement, etc. Nous disons aussi au président Macky Sall que, s’il veut sauver l’école, il peut le faire maintenant », a averti le syndicaliste. Pour le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saems), Sawrou Sène, la marche de Thiès marque le début d’un processus qui consiste à faire respecter au gouvernement du Sénégal les engagements pris devant les enseignants. « Nous ne sommes plus à une époque où les enseignants se contentent d’exercer un métier dont on dit que c’est un sacerdoce. Le sacerdoce ne nourrit pas son homme. Le gouvernement est obligé de rétablir un système de rémunération équitable dans la Fonction publique », a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

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