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MARCHE PREVUE LE 21 DECEMBRE PROCHAIN  Second assaut de l’opposition contre « le Macky »

L’opposition réunie au sein du Front de défense de la République Manko wattu Senegaal, ne va plus tenir un meeting comme initialement prévu. Elle compte organiser une marche ce 21 décembre à 15 heures, dont l’itinéraire va être précisé ultérieurement. Et pour ce faire, une série de caravanes est prévue à Dakar et à l’intérieur du pays.

Un remake de ce qui a été prévu le 14 octobre dernier et qui a buté sur une répression des forces de l’ordre, avec des blessés légers dans les rangs de l’opposition et même des arrestations.

En effet, malgré le fait que la marche ait été autorisée, les organisateurs et le Préfet ne se sont pas accordés sur l’itinéraire, étant entendu que l’autorité administrative tient à faire respecter l’arrêté Ousmane Ngom qui interdit toute marche dans certaines zones de Dakar-Plateau.

Il s’en est suivi ce que le Président Macky Sall, réagissant aux troubles quelques jours après, a qualifié de « malentendu » et de « quiproquo ».

Cependant, dans les rangs de l’opposition, il s’agit ni plus ni moins que d’une « dictature rampante » qu’il faut combattre.

C’est dans ce climat de malentendu que la coalition Manko wattu senegaal entend partir à l’assaut du « Macky » une seconde fois. L’opposition entend ainsi, tester sa capacité de mobilisation et la promptitude de l’Etat à réagir face à ses initiatives.

Elle veut surtout éviter de donner l’impression de s’être un tant soit peu dégonflée. Elle souhaite montrer qu’elle est debout, déterminée et surtout prête à affronter le régime en place.

Car, s’il a joué à l’apaisement après les échauffourées, le président Sall a tout de même mis garde son opposition en ses termes : « Nous sommes un pays démocratique ou la liberté d’expression est assurée, mais l’anarchie n’a pas sa place ici ».

Face à cette détermination des autorités, il est important de se demander si l’opposition va, cette fois-ci, se conformer à l’arrêté Ousmane Ngom ou va-t-elle passer outre, au risque de devoir faire face aux forces de l’ordre ?

Une interrogation d’autant plus pertinente que Sonko, le leader de Pasteef, n’était pas en phase avec ses alliés, lui qui disait que l’important n’est pas l’itinéraire, mais plutôt le message.

En tout cas, nous savons qu’une majorité des leaders de l’opposition avait estimé que cet arrêté n’était plus d’actualité et que son évocation obéissait à une volonté de leur refuser la marche.

Le Président de la République avait pourtant proposé la solution suivante : « Il faut juste à l’avenir que les organisateurs s’accordent avec les autorités concernées pour éviter de telles situations».

Mais on peut se demander comment « s’accorder » si l’autorité administrative entend faire respecter un arrêté qui fait office de loi et l’opposition à passer outre ?

Si une des parties ne se décide pas à faire des concessions, ce sera le statu quo avec son cortège d’incertitudes sur le plan sécuritaire pour notre pays.

Car, au moment où la menace terroriste reste actuelle, que notre pays entre dans une nouvelle phase d’insécurité avec des meurtres ou assassinats chaque jour constatés, il serait maladroit de constater que ceux qui dirigent le pays et ceux qui y aspirent sont des va-t’en-guerre toujours prêts à en découdre.

Les Sénégalais en ont tellement marre de la violence que les différents camps politiques doivent y réfléchir à deux fois avant de s’engager dans des conflits pour des raisons politiciennes.

A l’état actuel des choses, seul un dialogue constructif sur les différentes questions qui divisent pouvoir et opposition serait acceptable par des citoyens encore secoués par des actes d’assassinat dont ils ne comprennent pas encore les motivations profondes

Assane SAMB

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