Confidences

MARÉMA FALL, ARTISTE CHANTEUSE « L’homme qu’il me faut »

  • Date: 15 janvier 2016

 En rendant visite à la rédaction Rewmi Quotidien, mercredi (avant-hier), Maréma Fall a pu tester sa popularité dans les rues de Sacré-Cœur. Enfants, parents, jeunes filles et jeunes garçons, gardiens de l’immeuble abritant votre canard préféré, tous ont voulu une photo ou un Selfie avec l’auteur du single « Femme

d’Affaires ». Maréma, qui a débuté sa carrière en 2005, veut imposer sa popularité et ses beats au sommet des hits.

Maréma Fall n’est pas sortie de son style déjà tracé dans ses deux singles « My Friends » et « Femme d’Affaires », deux morceaux qui l’ont révélée au monde et au public et à qui elle a voulu dire « Initie » pour l’avoir soutenue. En termes plus clairs, la lauréate Prix découvertes Rfi 2014 vient de mettre sur les bacs son premier album international intitulé « Initie » (Merci en Bambara). Elle nous confiera que c’est un Opus de treize titres rythmé par un style « World music » mais ancré dans la culture mandingue. « C’est un style acoustique ouvert à diverses sonorités africaines et occidentales », nous dira soft la chanteuse Maréma Fall. L’album « Initie », sorti depuis le 18 décembre dernier, aborde des thèmes liés à la vie et des causes liées à l’enfance dans « Khalela », « un hymne à l’éducation et aux droits des enfants ». L’album relate également « Talatey Nder », en référence à ces femmes du Walo, « guerrières et conquérantes ». Maréma Fall les donne en exemple. Dans ce sillage, elle parle dans « Africa », de son continent comme une Afrique en renaissance, une Afrique en marche. Elle chante « Dimbeuleunte », l’entraide dans « Femme d’Affaires », « Frontière », « Bour », « Deugeula », « Meun Na dem », « Bayo Baye » sont autant de morceaux distillés dans l’album. Maréma Fall qui chante parfois en Wolof, Bambara, Anglais et Français, nous confesse qu’elle s’est inspirée de son vécu en composant la plupart de ses chansons.

« Je reste  authentique dans ce que je fais »

À la question de savoir pourquoi elle n’a pas choisi le « Mbalaax », Marème nous rétorque sans ambages : « C’est parce que le mbalaax ne s’exporte pas ». « Si la musique Mbalaax est bien écoutée au Sénégal, par contre tel n’est pas le cas à l’étranger », renchérit-elle.  Ce n’est pas tout. De père Mauritanien, Maréma a grandi dans un univers qui a influencé son choix  musical. Avec les rythmes jazz, soul, hip-hop et sonorités sénégalaises traditionnelles. « Je ne fais pas du “Mbalaax tintamarre” », se défend-elle même si elle ne renie pas ce genre musical typiquement sénégalais. « Je pense qu’il peut y avoir une autre façon de faire du Mbalaax », dira-t-elle avant de prendre exemple sur Youssou Ndour, Cheikh Lô, Baba Maal, Coumba Gawlo Seck… Ainsi, pense-t-elle, « qu’il faut revoir les choses et il y a d’autres sonorités qu’on peut exploiter, notamment avec la diversité ethnique et culturelle ». Cataloguant sa musique, elle précisera qu’elle a sa « musique ». « Ma musique, c’est celle que je pratique. Je reste authentique dans ce que je fais ». Mais elle tient tout de même à apporter une touche sénégalaise à son style. « Ma musique n’a pas de frontières et n’a aucune limite ; elle touche tous les rythmes allant du folk à la musique traditionnelle ». Aussi, déplore-t-elle qu’il y a trop de « bruit » dans le « Mbalaax ». D’où l’intérêt de réduire ce genre musical à des instruments qui ne font seulement que du bruit. Alors qu’elle est issue de la génération du hip-hop, elle a préféré choisir une autre voie en s’inspirant des musiques traditionnelles du Sénégal agrémentées d’une touche contemporaine. Dans une démarche d’ouverture au monde,  elle chante en diverses langues sur des thématiques de la vie quotidienne, nous révèle-t-il.

Le portrait robot de son homme

Jeune femme au look prodigieux, une « femme-femme » comme disait feu le poète Léopold Sédar Senghor, il lui a été très difficile, pour reprendre ses propos, de choisir son nom d’artiste. De son authentique nom  Marième Fall, elle est l’homonyme de son idole Mame Mariama Sèye qui l’a influencée à  choisir ce pseudo » musical, Maréma. Mais son choix n’est pas seulement porté sur son nom et sa carrière, mais aussi sur son « homme » idéal. Toujours célibataire, un cœur certes à prendre mais Maréma dresse le portrait robot de son homme  qu’il lui faut pour vivre heureuse.  « Mon homme doit être quelqu’un de simple, ordinaire qui a beaucoup de respect envers la femme et surtout  à sa mère ». À la gouverne de ses prétendants, Maréma ne se marie pas pour le pire. « Je me marie pour le meilleur et pour le meilleur. Je ne négocie  pas avec les hommes sur ce point. Si l’on me fatigue “rek” je me casse ». À bon amoureux salut !

Khady Thiam Coly

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