30 septembre, 2014
Accueil » POLITIQUE » MARIEME BADIANE de l’ APR « Wade n’est pas un voleur…»
MARIEME BADIANE de l’ APR « Wade n’est pas un voleur…»

MARIEME BADIANE de l’ APR « Wade n’est pas un voleur…»

Dans un entretien accordé à Rewmi quotidien, l’apériste revient sur certaines questions liées à l’actualité.

Sortie Me Amadou Sall et affaire Me Wade

Nous, femmes de l’Apr, avons fait une sortie, avant l’université républicaine, tout simplement, convaincues de remettre le pays à l’endroit, en rappelant à certains que le Président de la république est une institution. Nous saluons la convocation de Me Amadou Sall, espérant que le droit sera dit. Le Président Macky Sall n’a jamais insulté une institution et a toujours instruit ses militants au calme. Je défie quiconque pouvant sortir un enregistrement où Macky Sall attaquait le Président Wade. L’homme est profondément Républicain et n’a jamais traité Wade de voleur. Vous ne l’entendrez jamais patauger dans ces accusations infondées. Des choses ont certes disparu du Palais et je pense que Wade n’avait pas le temps d’arracher des tapis ou des tableaux, je le mets au dessus de cela.

Motion de censure

C’est une victoire, dans ce sens que cette motion était basée sur du faux et visait à destituer le premier ministre. On sait la qualité, le sens de l’honneur et du travail qu’incarne Abdoul Mbaye. Nous sommes en démocratie, la pensée est libre et l’écrit aussi, les libéraux ont le droit de ne pas être d’accord, c’est inscrit dans la constitution, tout le monde s’exprime mais, que cela se fasse dans la règle du droit. Maintenant, je pense qu’il faut arrêter, le Premier ministre ne démissionnera, il s’est défendu sur cette affaire Habré, disant que de l’argent blanchi ne passe pas à la banque centrale.

« Audits sélectifs ?»

Il ne s’agit pas de cela, ces audits sont de Wade. Notre intention est que les choses soit claires et que l’on retourne les deniers publics au peuple qui a souffert le martyr, pendant que d’autres étaient en festin. Voila le sens de ces audits. Wade avait ciblé ces audits et ils n’ont jamais démenti ce qui avait été dit dans les publications de Latif Coulibaly, par exemple.

Pléthore de ministres

Le Gouvernement comptait 25 ministres avec portefeuille. Le Président doit s’entourer de toutes les garanties, vérifier et conforter son argumentaire, par rapport à tout problème. Aussi, doive-t-on moins parler de ministres que de conseillers qui font un travail remarquable et sans qui, il n’y aurait pas d’actions ni réajustement, vu que c’est à la lumière des éléments qu’ils fournissent que le Président trouver l’équilibre de ses actes.

BBY vers « l’implosion » en 2014

Nous ne ferons pas de procès d’intention aux alliés de « Benno Bokk Yakaar », nous attendrons qu’ils agissent et nous en prendrons acte. Nous magnifions, en tout cas, leur accompagnement au deuxième tour de la présidentielle. Maintenant, quant à leurs actes futurs, nous verrons, selon leurs déclarations, quelle stratégie définir. Leur départ ne diminuerait, en aucun cas, nos chances, lors de la présidentielle, nous étions deuxième, avec plus de 25%, au premier tour, alors que nous fêtions nos 4 ans d’existence. Nous applaudissons, sans trop de nombrilisme, cette performance.

Mamadou DIOUF

REWMI QUOTIDIEN