23 avril, 2014
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Mauvais comportement des conducteurs- Quand la route devient le théâtre d’actes d’indiscipline

Mauvais comportement des conducteurs- Quand la route devient le théâtre d’actes d’indiscipline

Le code de la route a été mis sur pied pour réglementer l’utilisation de cette voie publique aménagée pour la circulation, entre autres, des voitures et motos. Mais, à Dakar, les populations condamnent le mauvais comportement de certains conducteurs, notamment, de scooters, taxis et autres cars rapides. Reportage.

Ces dernières années, la capitale sénégalaise a beaucoup changé, avec la construction des autoroutes, échangeurs, entre autres axes routiers. Mais, la leçon sur le code de la route ne semble pas toujours être bien apprise par un bon nombre des usagers de la chaussée. A emprunter les routes de Dakar, on peut journellement constater la transgression dudit code par des chauffeurs, plutôt chauffards. Ce, en ne respectant pas les feux tricolores, les passages piétons, les endroits aménagés pour les arrêts ou stationnements, bref le règlement de la route.

Sanctionner les fautifs

Pourtant, ce code a été mis sur pied pour réglementer l’utilisation de cette voix publique qu’est la route. Mais, il faut dire que le bon comportement est d’abord humain, avant d’être cultivé. Et le code de la route s’apprend dans une classe d’auto-école où le moniteur parlera à ses élèves outre de son utilité, des risques encourus à ne pas le respecter. Et l’Etat du Sénégal doit s’engager à son tour, à sensibiliser les usagers sur l’utilisation de la route, mettre le doigt là où sa compétence doit se traduire, c’est-à-dire sanctionner le mauvais comportement de certains chauffeurs. Mais, osons le dire, tout ce qui nous empêche d’avoir une capitale où les conducteurs respectent le code de la route, ce sont les 1.000 et 2.000 francs Cfa donnés aux agents, lorsqu’on n’est pas en règle. Pourtant, ces agents sont chargés de veiller à l’application de ce code. Toutefois, avec la nomination d’Anna Sémou Faye à la tête de la police et d’Aminata Touré à la tête du nouveau gouvernement, les Sénégalais gardent espoir sur le rétablissement de l’ordre public.

Scooters et taxis indexés

Le constat est général et montre que les jeunes chauffeurs paraissent plus disposés à enfreindre le code de la route. Il s’agit, notamment, du non respect des feux, du tracé d’excès de vitesse et de dépassement des conducteurs lents du mauvais côté. «En ville, ce sont surtout les conducteurs de scooters qui ont l’habitude de dépasser, du mauvais côté, les véhicules lents. Parfois, ils roulent même sur les trottoirs. Cela montre leur indiscipline et leur ignorance du code de la route», regrette Abdou Salam Ndiaye. Concernant les taxis et les véhicules de transport en commun, on a plus besoin d’aller jusqu’aux arrêts pour les attendre. Parce qu’ils s’arrêtent n’importe où parfois même sur la route. «Je ne peux pas concevoir qu’un taxi ou un bus s’arrête sur la route pour prendre un client, laissant derrière lui une longue file de voitures. Je déplore cette situation et je souhaite que les conducteurs changent de comportement», fulmine Aliou Mané, chauffeur de son état. Toutefois, avec le soutien de tous les acteurs, ce secteur doit être réorganisé. Sinon, les séries d’accidents continueront de hanter la conscience des populations.

Cheikh Moussa SARR